Les otages français enlevés au Niger seraient en vie

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niger.gifArticle paru dans "LeMonde"

L'information dévoilée dimanche par une source malienne a été confirmée quelques heures plus tard par l'Elysée : les sept otages, dont cinq Français, enlevés au Niger le 16 septembre par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) seraient en vie. "Nous avons toutes les raisons de penser que les otages sont en vie", a-t-on assuré à la présidence française.

François Fillon recevra mardi après-midi les présidents des groupes politiques de l'Assemblée nationale et du Sénat pour les "informer de l'état de la menace terroriste tant sur le territoire national qu'à l'étranger", a annoncé dimanche soir Matignon.

Cette rencontre devait avoir lieu cette semaine mais n'a pas pu être organisée en raison des journées parlementaires de plusieurs partis politiques, a précisé la même source. L'opposition avait réclamé d'être informée de la situation après l'enlèvement de cinq Français au Niger il y a dix jours et plusieurs avertissements par les autorités policières et politiques françaises de menaces d'attentats dans l'Hexagone.

"Les pourparlers ne sont pas engagés mais nous sommes ouverts à toute conversation. Nous sommes prêts à discuter avec les ravisseurs", a-t-on ajouté de même source. Les otages sont retenus dans la zone désertique du Timétrine, selon la même source Le Timétrine est une région de collines désertiques dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne.

OPTION DIPLOMATIQUE PRIVILÉGIÉE

Une autre source malienne a précisé : "Nous travaillons avec la France pour trouver une solution mais nous avons clairement affirmé à nos interlocuteurs que nous ne voulons pas de troupes françaises, américaines, en tout cas occidentales, sur notre sol." AQMI a mis en garde la France contre toute intervention militaire.

Employés de la compagnie Areva et Satom, les sept personnes (cinq Français, un Togolais et un Malgache) ont été enlevés à leur domicile dans la nuit du 15 au 16 septembre. Un enlèvement revendiqué quelques jours plus tard par Al-Qaida au Maghreb islamique, qui était également à l'origine de l'enlèvement et de la mort de l'humanitaire français Michel Germaneau.

La France, qui privilégie l'option diplomatique pour régler cette crise, a mobilisé ses canaux diplomatiques pour entrer en contact avec les ravisseurs, mais jusqu'ici, aucune "preuve de vie" formelle n'avait été fournie aux autorités. Le ministre de la défense, Hervé Morin, expliquait, samedi, qu'il y avait "toutes les raisons de penser" que les otages étaient toujours vivants.

L'enlèvement des employés d'Areva et Satom avait soulevé une polémique, l'opposition s'étant indignée du manque de sécurité des expatriés dans la région du Niger, où les enlèvements sont fréquents.

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