EXPORT ISRAËL - LE SHOFAR BUSINESS

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shofar2r.jpgLe premier et plus ancien atelier de fabrication de Shofars d'Israël se trouve rue Nahalat Binyamin, à Tel-Aviv.
Par un chaud et humide après-midi d’août, un cri d’outre-tombe retentit soudain d’un immeuble de la rue Nahalat Binyamin, à Tel-Aviv. Sur le trottoir, les passants lèvent la tête. Le son résonne à nouveau, long et mélancolique, tantôt soupirant, tantôt criant, comme un avertissement sonore.

“Dans le temps, nous polissions les Shofarot à la main, mais aujourd’hui nous bénéficions de moyens modernes pour faire le travail.” Nous sommes devant le premier et plus ancien atelier de fabrication de Shofar du pays. Seul indice visuel de son identité : une grossière corne de bélier en fer, attachée à la grille du bâtiment. Depuis plus de 80 ans, c’est là que sont fabriqués et expédiés dans le monde entier des Shofarot de tous les styles et de toutes les tailles. La plupart des usines de Shofar sont des entreprises familiales. Motif : le mystère et la légende qui entourent la fabrication de l’objet si symbolique se transmettent uniquement de père en fils. L’usine de Nahalat Binyamin ne fait pas exception. Elle est possédée et dirigée par Avraham Ribak, une figure locale bien connue et respectée.

C’est de son cousin, le rabbin Yaacov Rossman, que Ribak a appris le savoir-faire du métier : ses cornes de bélier polies étaient célèbres au sein des shtetls de sa Pologne natale. Lorsque Rossman quitte la Pologne pour Eretz Yisraël en 1927, il rouvre un atelier de Shofar à Nahalat Binyamin à Tel Aviv, à proximité du nouveau quartier alors à la mode, Florentine. Il y vit depuis. Rossman est ainsi devenu le premier fabricant de cornes de bélier de la ville hébraïque. Sans enfant, il a décidé de transmettre son art et son usine à son jeune cousin de 21 ans, Avraham Ribak. “Et depuis, je fabrique des Shofarot”, ponctue celui-ci.

Aujourd’hui, à 70 ans, Ribak est toujours en charge de l’entreprise dans laquelle il a commencé à travailler il y a un demi-siècle. Il est aussi un homme d’affaires avisé, dont l’artisanat hors du commun se vend partout dans le monde.

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Un shofar est un type de trompette spéciale, faite de corne d’un animal casher (traditionnellement celle d’un bélier), utilisé dans plusieurs fêtes juives. Le Shofar est surtout entendu a Rosh Hashanah et a la fin du Yom Kippour. Le schofar (chofar ou encore shophar) est un instrument de musique à vent en usage dans le rituel israëlite depuis l’Antiquité. Il a notamment été utilisé par les Hébreux contre les murailles de Jéricho lors de la conquête du pays de Canaan, selon le livre de Josué.

Le chofar est utilisé lors des fêtes de Rosh Hashana et de Yom Kippour, et le jour de Yom Haatsmaout (indépendance de l’Etat d’Israël). Cet instrument est destiné à annoncer la fin du jeûne le jour du Yom Kippour, dans chaque synagogue au son d’une grande terou’a, suite de sons très courts saccadés formant fanfare longue et suivie selon le souffle ou la technique du sonneur. On le classe dans les cornes puisqu’il est fabriqué avec une corne de bélier, animal symbolique sacrifié par Abraham à la place de son fils Isaac.

Le schofar est une sorte de cornet fait d’une corne de bélier (et jamais d’une autre matière en rappelant la forme, ni d’une corne de taureau). Son extrémité étroite sert d’embouchure. Il a quatre types de sons distincts :

    * Tekia : son long.
    * Téroua : son court (3 téroua valent une tékia).
    * Shevarim : 9 sons saccadés.
    * Tékia guédola : son majeur, long et continu.

Source: http://fr.jpost.com/

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