Artiste juive:Elsa Sahal et les symboliques génériques

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Sahal Elsa sculpteur juive

Elsa Sahal et les symboliques génériques
Exposition à la galerie Claudine Papillon du 29 Mai au 17 Juillet 2015

Plutôt que les grandes orgues des fleuves Elsa Sahal préfère les rumeurs des sources et des geysers où tout commence.
Cherchant l’essence des formes et multipliant leurs symboliques féminines et masculines dans un imaginaire d’érection et de repli, l’artiste fait de ses sculptures un univers vivant.

Il se refuse néanmoins à être une copie du réel. Animée de lucidité et de poésie, avançant en tâtonnant l’artiste lutte pour l’espoir contre les écrasements. Chaque sculpture interroge, interpelle. A chacun de se débrouiller, se dépêtrer dans leurs réseaux parcourus d'intensités diverses de mémoire, de pensée, de sensation, d'émotion, de rythme.
Surgissent la persistance du désir et la permanence de l'obstacle avec le poids de l'intellect et de l'expérience. Dans la liberté consciente de sa limite, de sa fragilité, dans le qui je suis, le si je suis, dans le je ne sais pas Elsa Sahal va au bout de l’image - jouant son jeu tout en refusant d’en suivre les règles apprises.

L'émotion demeure motrice : il ne s’agit pas de travailler dans l'ordre de la pensée mais en son au-delà : tenter de saisir sans comprendre. Ou presque. Dans le mouvement de vivre. Restent les remous, les convulsions, les « soubresauts » (Beckett) dans une tension qui néglige l’explication et la description pour la poésie pure : celle du corps réduit à ses fondements génériques.

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