Souvent de grands films passent presqu'inaperçus en salles...

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The-killer-inside-me_fichefilm_imagesfilm.jpgSouvent de grands films passent presqu'inaperçus en salles. Dommage. Aussi, une sortie en DVD permet de donner une nouvelle chance à l'œuvre. En voici quelques titres à retrouver dans les bacs:
 
C'est dans une Amérique des années 50 sortie d'un roman noir de Jim Thomson, que  le nouveau film de Michael Winterbottom (un Cœur Invaincu) se situe. Attention, c'est un véritable coup de poing! Le héros de The Killer Inside Me (dispo. chez Warner Home Vidéo), jeune shérif adjoint, peut paraître le meilleur des gendres possibles, sérieux et courtois, il ne porte même pas d'arme sur lui, c'est dire. Evidemment, c'est un leurre car Lou, interprété par Casey Affleck (le frère de Ben), est surtout un tueur sadique, un psychopathe, dont nul ne devine le besoin de tuer. Le réalisateur ne nous épargne rien de cette violence; on est rapidement séduit par la radicalité de sa mise en scène. Amateurs de Jessica Alba et de Kate Hudson, attendez-vous à avoir un choc!

Si vous désirez un film beaucoup plus sage, plongez-vous aisément dans l'âge de raison (dispo. Agederaison.jpgchez France Télévision) de Yann Samuell (Jeux d'enfants) avec Sophie Marceau et Jonathan Zaccaï. Une jeune femme de 40ans, une working girl, dirigeante d'une grande entreprise, va être amenée à faire une rencontre qui va bouleverser son quotidien. Cette rencontre inattendue est celle d'un simple notaire de son village natale. Cet homme vient lui apporter une lettre qu'elle aurait écrite à l'âge de sept ans. Que contient-elle? Sans trop dévoiler les choses, elle sera vite rattraper par elle-même. Sophie Marceau est une fois de plus aussi sensuelle que sensible; on a même l'impression qu'il y a comme une part de vécu chez elle. L'une des questions majeures du film de Yann Samuell réside dans le fait de savoir s'il on est devenu celui ou celle que l'on rêvait d'être.
 
gmil.jpgAvec un titre interminable et un réalisateur au nom imprononçable, vous avez une chance de remporter la Palme d'Or. Je vous l'accorde aussi, il faut tout de même avoir un peu de talent. Chose qu'Apichatpong Weerasethakul (promis, on ne le répétera qu'une seule fois!) détient, puisque son film Oncle Boonmee, Celui qui se Souvient de ses Vies Antérieures (dispo. Chez Pyramide Vidéo) est sorti vainqueur du dernier festival de Cannes. Son film est d'une puissance expressive à l'inverse proportionnelle de son  budget. Reste avant tout un voyage mystique, hors du commun; une grâce qui vous accompagnera longtemps après la découverte de cette merveille de film.

C'est dans un climat de conflit israélo-palestinien que le réalisateur très remarqué en 2007 pour leoncleb.jpg Scaphandre et le Papillon, Julian Schnabel a fait le choix d'explorer le destin de quatre femmes, de quatre générations. Il y montre notamment le dévouement d'une en particulier, admirablement interprétée par Hiam Abbas (aperçue dans la Fiancée Syrienne et les Citronniers) qui veut simplement éduquer de jeunes Palestiniens sans famille et qui essaient de se tenir éloigné du conflit, dont la petite Miral. Ni pour ni contre, ni pro ni anti, en tout cas, l'émotion passe souvent et ces moments là sont alors particulièrement réussis. Miral (dispo. chez Pathé) n'est autre qu'un chant sur le chemin de l'écoute commune où chacun a sa part de parcours à faire.

Laurent Bartoleschi

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