DVD : Les Citronniers

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citrons.jpgTroisième long métrage d'Eran Riklis (2008) avec Hiam Abbass, Ali Suliman et Rona Lipaz Michael.

Petit
village de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des
territoires occupés. C'est là que Salma vit au milieu de sa
citronneraie. Une existence paisible jusqu'au jour où sa plantation est
considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le
ministre israélien de la Défense.

Obsédés par les attentats, les
soldats du ministre juchés sur des miradors et une ribambelle d'agents
de sécurité, ordonnent à Salma de raser les arbres sous prétexte que
des terroristes pourraient s'y cacher. Malheureusement pour eux, Salma
est bien décidée à sauver ces citronniers. Quitte à aller devant à
aller devant la Cour Suprême ! C'est ainsi que cette femme
palestinienne, courageuse et combattante, va trouver une alliée
inattendue en la personne de Mira, l'épouse du ministre israélien.

Critique
Après
Frontières (1999), Vulcan Junction (2000) et La Fiancée syrienne
(2005), c'est avec bonheur qu'on retrouve le cinéaste israëlien Eran
Riklis. Aux côtés, ce coup-ci, d'une scénariste palestinienne, il nous
propose un film humaniste, une splendide métaphore du conflit
israélo-palestinien. Les deux femmes, Salma et Mira, représentent
chacune leur pays, côte-à-côte et en même temps si différentes et
ignorantes de la vie de l'autre ; un cloisonnement qui ne fait
qu'attiser l'incompréhension et la peur. Ce magnifique portait de
femmes est serve par deux actrices particulièrement touchantes et
empruntes de beaucoup de sensibilité.

Véritable petire merveille
donc, ce troisième opus d'Eran Riklis parvient à aborder le thème, ô
combien sensible, du conflit israélo-palestinien sans tomber dans les
clichés et le prosélytisme et réussit avec talent à aborder le sujet en
profondeur... mais avec légerté! Une fois de plus, le cinéma israélien
prouve là tout sa vitalité: l’imbroglio de frontières hérité des
guerres successives, la coexistence forcée de deux peuples antagonistes
sur un territoire relativement petit, le caractère ubuesque d’un
quotidien déterminé par l’occupation militaire, autant de réalité qui
ont inspiré à Eran Riklis, comme à d'autres réalisateurs de la région,
un même humour absurde et décalé. Un excellent moment de cinéma.

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