Illustrateur juif finlandais : Antti Kalevi et la distance ironique

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Antti Kalevi illustrateur juif et finlandais

Antti Kalevi et la distance ironique

Antti Kalevi propose par ses "illustrations" apparemment inoffensives un traité de l’art.
Face au sacré accordé aux images il propose une déviance en une série d’images dans l’image. Souvent le voyeur (sorte de Pinocchio) est présenté parallèlement au grandes oeuvres de l’art réinterprétées par le geste de l’artiste : la Joconde par exemple – dotée du même nez rouge que son voyeur.

En feinte d’osmose avec le grand art, Antti Kalevi lui accord de bons coups de pieds de l’âne. Néanmoins la volupté demeure au côté d’une ironie coruscante. Le Finlandais effrange les écoles en faisant tout entrer dans sa propre grille d’interprétation et son langage. Piétinant celui des grands maîtres celui qui devient l’âne de ses Buridan s’amuse tout en donnant de subtiles leçons d’interprétation. Dans la forge de ses dessins il s’élève face aux divers temps par son langage plastique qui secoue les léthargies pour nous proposer ses images d’ivresse où le léché reflue au profit d’autres ardeurs : celles d’exigences iconoclastes.

Le dessinateur est aussi féroce que vivifiant. L’histoire de l’art est en lambeaux mais de ceux-ci et sous formes de quasi graffitis se fondent en dérives propres faire chavirer les idées préconçues.
Les cordages sont dénoués dans ces face-à-face qui ouvrent le nacre de coquillages d’où jaillissent des flots inattendus. Ils dévorent ce que les "cavernes" artistiques ont parfois englouti. Vivifiant pour le moins.

Jean-Paul Gavard-Perret

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