Artiste juive: Télescopages et transpirations de Jeanne Borensztajn

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Journal Extime, 2015, vidéo réalisée dans le cadre de « J’ai mal ! J’ai peur ! » organisé par la galerie Vivoequidem, Paris, février 2016.

Télescopages et transpirations de Jeanne Borensztajn

Journal Extime, 2015, vidéo réalisée dans le cadre de « J’ai mal ! J’ai peur ! » organisé par la galerie Vivoequidem, Paris, février 2016.

Journal Extime, 2015, vidéo réalisée dans le cadre de « J’ai mal ! J’ai peur ! » organisé par la galerie Vivoequidem, Paris, février 2016.

Journal Extime, 2015, vidéo réalisée dans le cadre de « J’ai mal ! J’ai peur ! » organisé par la galerie Vivoequidem, Paris, février 2016.

Jeanne Borensztajn cherche différents types de contact entre diverses images à partir du papier. Elles sont délavées, coupées, collées en divers jeux de transparences, de reflets, puis déplacées en des installations, photos, vidéos, dessins ou textes.

L’envers et l’endroit se rencontrent et font apparaître de nouvelles interfaces, marges, filtres, intervalles. Par exemple ses Télescopages sont des collages fortuits trouvés dans les pages du journal Libération.

Deux tranches de deux photos différentes se trouvent apostées en un montage intempestif. Les photographies de « Trans-parutions» sont créées en interposant une page de journal près d’une source lumineuse : recto et verso s’y superposent par transparence.

L’information est toujours transfigurée, déformée pour un nouveau message ou dialogue. L’artiste le crée aussi en « imageant » des dictons ́ proposés selon des installations composées d’éléments hybrides ou qui se répondent : à trois dessins dans des cadrans d’horloges murales (un artichaut, une clémentine, camembert) répondent, sur le sol, des vrais morceaux de telles denrées.

Pour l’installation Journal Extime un texte est à l’écran tel un journal écrit en blanc sur noir. Il peut se lire à diverse vitesse comme s’il s’agissait d’un prompteur. L’artiste le récite. Le texte est un mélange de donnée intimes ou collectives.

Une nouvelle fois l’interface est recherchée afin de créer un passage de frontière par une surface capable d’imprimer et d’exprimer. La vidéo de l’expérimentation permet à l’artiste d’exprimer ses angoisses face à la gravité du monde.

Le système est imparable : le trouble personnel que suscitent des catastrophes qui ont épargné l’artiste, lui rappelle qu’elle n’en est pas à l’abri. L’histoire et l’actualité rencontrent donc l’expérience intérieure de la créatrice.

Elle s’inscrit ainsi au cœur du monde à travers ses interrogations et angoisses. Une telle re-présentation l’aide à vivre et l’œuvre se veut un partage de ce qui tient d’une confrontation et d’une catharsis.
Jean-Paul Gavard-Perret

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