Artiste juive : Andelu et l’existence de la peinture

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Artiste juive peintre Andelu

Artiste juive : Andelu et l’existence de la peinture

1) La peinture et la vie ininterrompues en dépit de la Shoah. Que se passe-t-il dans l'état où l'union, la vie ensemble semble parfois au point mort ? Y a-t-il encore une vie en gestation ? Comment peut-on la qualifier ? C’est ce qu’Andelu explore

2) Lenteur et vitesse : une certaine écriture à côté des surfaces plutôt unies. Pourquoi les séparer ou pourquoi les unir ? L’artiste fair remonter son art, via le jazz, jusqu’au Mendelsohn des Romances sans paroles : Des sons tenus presque comme s'ils ne voulaient pas être lâchés tant la douceur retient.

D’autres sons très forts, exagérément forts par une intensité qui accapare, déborde. C’est là où la peinture d’Andelu « joue ».

3) De grands blocs de couleurs. La peinture est faite d'errances et de descriptions de la nature et de ce qui la tue (jusqu’aux éoliennes). Désir pur, sous-tendu dans la peinture, d'un âge d'or qui anime toujours l'acte de peindre dans des séries et qui disent par là l'incomplétude de chacun home debout mais de guingois ou à la renverse, tête-bêche.

4) Formes stylisées de corps juxtaposés ou opposés. Et pour pallier le manque, il y aurait entre eux comme une légende qui ne sera pas écrite. Des formes dont les traits se chevauchent jusqu'à quelquefois les annuler. Le tragique presque : il s’agit de détruire abolir par le souci de vérité de l’Histoire. Plus besoin de mots pour le rire. Et le montrer.

5)Insistance, délicatesse : celle-là servira un peu afin que l'image ait tous ses attributs. Afin que le verbe “ voler ” ait tout son sens. L’homme s’envole mais pas comme chez Chagall. Seule la peinture - dans ses spirales qui émergent peu à peu en signe de force - garde le savoir et l'emprise en son envol.

6) Attente, espérance, proches l'une de l'autre : Andelu en devient l'ordonnatrice. il faut la voir au moment préparatoire de sa création. Comprendre ainsi ses vertus d’artiste.

7) Statisme. Sur fond bleu des lignes pour fermer, retenir. Un peu plus loin une courbe. Indications, repères, points de naissance, telles sont les directions que garde en tête la créatrice.

8) Dynamisme. Compléter le trait par la couleur, est-ce lui donner vie Jusqu'où aller dans ces “ vérités ” pour aller du clos à l'ouvert et à une création continuelle ?

Chaque fois trouver de nouvelles précisions. S'il y a durée, c'est plus dans la continuité du ou des “ sujets ” avec des avancées de couleurs, de lignes. Andelu propose une ou plusieurs naissances qui contiennent forcément l’abandon et la complétude. Ce sont les rênes de l'attelage pour chaquee toile.

Jean-Paul Gavard-Perret

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