Artiste juif :Simon Edelstein et les spectacles du monde

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artiste juif photographe Barcelone-Alexandra Madurai-central-073 Cover-Rex_Corso Simon Edelstein

Simon Edelstein et les spectacles du monde

Les récits photographiques et filmiques de Simon Edelstein règnent sur un monde déjà venu mais le redécouvre. L’image devient une puissance active, elle devient un acte éternel se produisant dans le temps. Les récits du Genevois trace en termes de durée ce qui est dessiné en termes d’espace.

Cover-Rex_Corso Simon Edelstein

Cover-Rex_Corso Simon Edelstein

De telles œuvres font voir le monde selon un angle particulier et assurent la permanence d’une telle vue. Il faut donc parler de l’enrobement narratif du monde dans le corps de telles images qui deviennent la continuité du vivant humain fécondé et pensant.

Même lorsqu’il capte des paysages l’être n’est jamais loin d’autant que l’image permet de « parler » dans toutes les langues.

Simon Edelstein en profite pour montrer beaucoup de peuples et de civilisation. Leurs prises, dans leur diversité, se donnent chaque fois comme valable pour tous les autres. Si bien que le jaillissement d’écume d’Aphrodite misérables qui sortent de l’océan sans la moindre propension érotique est l’équivalent des temps incompressibles chers à Hésiode à l’aube de notre civilisation. Chaque image devient la rosée du matin ou le crépuscule des temps.

Madurai-central-073 Cover-Rex_Corso Simon Edelstein

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Certes toutes ces versions semblent s’interrompre les unes les autres, mais cela les rend fertiles et signifiantes. Les interruptions nous parlent et les images mettent au besoin à mal le cycle des chants dits prophétiques et leurs apologies de la violence.

Il y a toujours le verso et le recto du monde. Le parcours devient double. Il suit l’éclosion des civilisations jusqu’à leur réduction à néant. A ce titre l’œuvre du Suisse reste exceptionnelle.

Sa narration mentale ne se produit jamais dans les vacillations d’un fantasme de monde mais dans l’approche d’une vérité. Le travail possède donc une singularité première : elle ne cherche pas l’exception mais des règles qui insidieusement régissent l’histoire des mondes. L’artiste en évoque des clés loin des narrations brutales, maquillées.

Preuve que si l’image est jugée parfois « inerte » des transformations narratives peuvent le charger d’une énergie insoupçonnée.

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