Une heure et demie.
Une heure et demie, tel est le temps pris par les terroristes de l’EI pour massacrer des personnes dans une salle de concert à Paris avant que les forces de sécurité françaises aient établi un plan d'action et ne soient entrées.
89 personnes ont été tuées ce jour-là, et des dizaines ont été blessées.
Il y a un an, à 18:11:14 deux hommes armés sont entrés dans la synagogue de Har Nof, à Jérusalem et ont commencé à massacrer les fidèles. En moins de 5 minutes la voiture de patrouille est arrivée avec deux policiers pas spécialement préparés pour traiter des situations d'attentats terroristes ou de prise d’otage.
Ils n’ont pas réfléchi à deux fois, ni fait de plan. Ils sont entrés dans la synagogue avec courage et ont combattu les terroristes, ce qui a empêché un massacre et sauvé de nombreuses vies.
Lors de l’événement le sergent-major Zidane Seif du village druze Yanouh en Galilée, a perdu la vie, c’est un héros israélien.
Son courage a sauvé des vies, et a montré à tous que l'héroïsme existe vraiment dans la réalité.
Nous ne t’oublierons jamais Zidane, Repose en paix.
13 Novembre 2015,Paris,trois kamikazes, ont tiré dans la foule en plein concert, au Bataclan.Un centaine de morts, quelle a été la stratégie des forces de l'ordre ?
Il est certain que les drames du mois de janvier ont joué dans l’appréhension des attentats de ce 13 novembre. La menace terroriste pèse sur la France depuis de nombreuses années. Les policiers sont courageux, mais pourquoi avoir attendus plus de 2 heures avant d'intervenir et pénétrer dans le Bataclan, donnant l’assaut final ? Pensaient-ils parlementer, négocier avec ces terroristes ? Les médias,sont restés silencieux,aucune images,aucune informations sur cet
assaut. .
Pour Bernard Thellier, ex-négociateur du GIGN, les médias n’ont pas réitéré l’erreur qu’ils avaient commise lors des prises d’otage du 9 janvier. Cette fois, ils n’ont pas diffusé les assauts en direct à la télévision, et n’ont donc pas nuit à la sécurité des opérations.
D’autre part, un intermédiaire commence à parler en premier aux ravisseurs, c’est lui qui s’exprimera jusqu’à la fin. Nous sommes là pour lui donner des directives et l’épauler.
En cas d’absence de passage à l’acte de la part des terroristes, nous pouvons négocier pour les ramener à la raison. Cela nous permet, à nous aussi, d’essayer de les localiser et de préparer l’intervention, afin de lancer un assaut rapide. Mais il s’agit en réalité d’une pseudo-négociation car nous ne sommes pas dupes : nous gagnons aussi du temps, affirme Bernard Thellier.
Cependant,une négociation n’est pas toujours utile. Nous pouvons tenter de ramener des personnes à la raison, mais nous savons que c’est peine perdue quand il s’agit d’extrémistes n’ayant aucune revendication.Le temps peut jouer aussi en la faveur des terroristes. Avant l’assaut au Bataclan, les ravisseurs ont peut-être pu chercher des munitions ou poser des bombes. C’est pourquoi il ne faut pas trop attendre avant de passer à l’action.
Un kamikaze n’est pas identifiable immédiatement, même si nous pouvons le suspecter. S’il n’a pas de revendications, c’est un premier signe qui doit nous alarmer. Nous nous disons qu’il peut passer à l’acte n’importe quand. S’il a déjà tué, on ne fait pas de détail. Nous savons qu’il est déterminé et que plus rien ne l’arrêtera. Une fois qu’il y a des morts, on ne négocie plus avec eux, c’est une perte de temps. Dans ces cas-là, il faut donner l’assaut le plus rapidement possible.
C’est ce qui se serait passé au Bataclan, depuis plusieurs mois, une attaque majeure, était attendue dans un établissement commercial par exemple, qui aurait contenu plusieurs milliers de personnes. Mais les forces de l'ordre ne savait pas quand, convaincus que ça allait arriver avant la fin de l’année.
Daech communique, avertit. Or, quand ils affirment quelque chose, ils le font. "Si l’on sait écouter ces signaux d’alerte, on ne peut pas être surpris de ce qui se passe aujourd’hui. Nous n’avons pas encore tiré les leçons de janvier. La France ne doit pas tomber des nues : nous sommes en guerre", déclare Bernard Thellier,il ajoute: " Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est que le pire est à venir. Je suis persuadé que ces drames ne sont qu’un avant-goût de la suite."Mais Au Bataclan, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et le Raid a-t-elle fait appel à un intermédiaire ? Cela aurait en effet été une perte de temps.Néanmoins, l’opération a été longue. Il y a donc eu sans doute une tentative de prise de contact. Il est évident que Les forces de l’ordre n’ont pas pu rester deux heures devant la salle de concert sans parler.
Nathalie ZADOK