Afortville, Bobigny, les planques des terroristes

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Les enquêteurs ont pu localiser deux "planques" louée par l'un des terroristes impliqués dans les attentats de Paris .La première à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, dans la cité de l’Abreuvoir : appartement loué par l’un des terroristes Brahim Abdeslam, frère de Salah Abdeslam  , Brahim s'est fait explosé boulevard Voltaire.

Selon les enquêteurs, plusieurs membres des commandos impliqués dans les attentats y ont séjourné dans les jours qui ont précédé les attaques. C'est le GPS d'une voiture abandonnée qui les a conduits dans cet appartement de Bobigny.

Ce matin,la nouvelle tombe,une autre « planque » pour les terrorristes, cette fois-ci à Alforville, Salah Abdeslam a fait une réservation de deux chambres, 311 et 312 à l'Appart City sur booking.com, avec sa carte bancaire.
"Deux chambres ont été louées à partir du 12 novembre (soit la veille des attentats) et ce pour une semaine dans un appart-hôtel d'Alfortville", en proche banlieue parisienne, ont précisé les sources policières à l'AFP.

C’est le GPS d’une voiture Seat abandonnée par les suspects qui a permis de localiser l’endroit. Sur place, dès dimanche soir, les enquêteurs n’ont pas retrouvé d’armes mais des téléphones portables et des puces. Du matériel téléphonique qui est en cours d’exploitation.

L'hôtel n'est pas équipé de caméras de vidéosurveillance. La police judiciaire a relevé les traces ADN des occupants et a saisi le disque dur de l'ordinateur de la réception.

Dans les chambres que Le Point.fr a pu visiter, une vidéo où on trouve des restes de pizza dans son carton, des madeleines au chocolat entamées. Plus étonnant, un lot de seringues, un jeu d'aiguilles courtes et des fils d'intubation éparpillés au milieu de la table ronde du salon.

Les analyses confiées à la police technique et scientifique devraient déterminer si ces instruments médicaux ont permis de confectionner les ceintures explosives ou s'ils ont servi à des injections hypodermiques.

Les tueurs étaient-ils drogués ? Les analyses doivent dire si cela a servi à confectionner les ceintures explosives et/ou aux terroristes de se droguer.Un témoin présent vendredi soir devant le Bataclan avant l'attaque avait repéré le manège des kamikazes stationnés durant plusieurs heures devant la salle de concert : « Ils avaient des têtes de morts-vivants », a-t-il raconté.

Le terroriste le plus recherché de France n'est pas seulement soupçonné d'avoir tiré à la kalachnikov sur les victimes assises aux terrasses des cafés, Il est aussi le logisticien de l'expédition meurtrière qui a causé la mort d'au moins 129 personnes.

Chambre d'hôtel d'Alforville
Sources : Nathalie ZADOK

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