Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Interview de Kristin Scott Thomas pour "Elle s'appelait Sarah"

kst.jpg- Article sur le film

- Article sur le livre

En 2009, une journaliste américaine, installée en France depuis plus de quinze ans, écrit un article sur la Rafle du Vel d'Hiv. Au fil de ses recherches, elle se rendra compte d'une effroyable verité qui la concerne directement. Inspiré du livre à succés de Tatiana de Rosnay, Elle s'appelait Sarah parle aussi bien de courage, d'identité et de la transmission. Kristin Scott Thomas a répondu à nos questions.
 
L.B : Connaissiez-vous le best-seller de Tatiana de Rosnay, avant que Gilles Paquet Brenner ne vous contacte?

K.S.T : Ma fille, ainsi que beaucoup de mes amis, l'avait lu; par contre, pour ma part, je n'avais parcouru que certains passages. Je devais le prendre avec moi juste avant de partir aux Etats Unis, pour jouer Tchekhov au théâtre; mais l'on peut dire que ce dernier à usurper le roman (magnifique) de Tatiana de Rosnay.

L.B : "Elle s'appelait Sarah" possède deux thèmes puissants pour un seul film, la mémoire etellsap.jpg le secret. Qu'en avez-vous pensé, en lisant le scénario?

K.S.T : A la lecture du script, il faut dire que j'ai tout de suite été séduite, tant les propos étaient intéressants et passionnants Je trouve que l'œuvre de Paquet Brenner possède une force: d'abord, sur ce que l'on apprend, qui rend le film utile. Puis, Elle s'appelait Sarah fait référence au passé dans le présent (du film): c'est-à-dire que l'on voit les conséquences de nos actes des années 1942, 60 ans plus tard.

Mon personnage qui arrive d'Amérique qui a épousé un français découvrant au bout de vingt ans de mariage, que la famille de son mari n'est pas celle qu'elle croyait. Le film est rempli de ce genre de secrets: l'un des points essentiels du film. Il prend une partie de l'histoire terriblement marquante qui démontre les conséquences et répercussions de nos actes soixante ans plus tard.

L.B : Dans le film, il y a certains collègues journalistes qui ignorent ce qu'a été la Rafle du Vel d'Hiv. Connaissiez-vous cet épisode, plus jeune?

K.S.T : Quand je suis arrivée en France, je n'étais au courant de rien. Puis au fil des rencontres, je me suis intéressée très tôt; notamment, et surtout aux survivants et victimes de l'holocauste, aux beaucoup de gens qui ont été cachés pendant cette guerre. Mais je suis sure et certaine, qu'il y a énormément de gens de ma génération, en France, qui ne peuvent pas croire qu'il y avait des rafles, en plein Paris! Et que cela ait existé.

L.B : Hier "La Rafle" de Rose Bosch, aujourd'hui "Elle s'appelait Sarah", tant de films sur la rafle du Vel d'Hiv pour ne pas oublier…

K.ST : On commence tout juste à parler de ça. C'était en 1995, lorsque Chirac a fait son discours remarquable, sur la  reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans la déportation durant l''Occupation; je trouve un peu normal le fait de faire régulièrement sur l'Histoire; ce qui permet deux choses: l'une de ne jamais oublier et l'autre, de ne pas refaire. A la différence du film de Rose qui est un film qui raconte de "manière très réelle" les faits de juillet 1942, alors que dans Sarah, on fait état de ce qu'il s'est passé durant cette épisode avec les répercutions que l'on rencontre aujourd'hui. Ce que l'on fait à l'heure actuelle laissera des traces pendant plus de 50ans. Comme je disais plus haut...Retrouvez la suite en Audio et cliquez-ici

L.B : Dans le dossier de presse vous dîtes: "je connaissais évidemment des éléments de l'histoire de cette période car je me sens concernée par le sort des juifs pendants la Seconde Guerre Mondiale". C'est-à-dire?

K.S.T : On devrait tous être concerné par le sort des juifs;  Vous savez, je suis allée à Auschwitz, bien avant que je sois connue ici en France; et puis, j'ai toujours été terrifiée par cet horrible volet de l'Histoire; et le fait que l'on me propose un rôle tel que celui-ci fut pour moi tel un électrochoc, une sorte d'exorcisme. 

L.B : Sortons un peu du contexte du film si vous le voulez bien pour nous dire qui était votre belle mère?

K.S.T :  Elle a été très active dans le rétablissement de la mémoire sur cette tragédie. Ma belle mère a fait un film sur les enfants cachés; elle faisait partie de l'association qui mettait les plaques du Souvenir à l'entrée des écoles.

L.B : Le fait d'être mère, vous a aidé à renforcer cette idée?

K.S.T : Je me sens très concernée, parce que j'ai des enfants et que mon cauchemar serait celui de devoir les protéger d'un éventuel persécuteur qui stigmatiserait et persécuterait quiconque d'entre nous. Rien que d'y penser, c'est terrifiant! Le défi pour moi, était de ne pas me laisser emporter par ma propre émotion; je n'aime pas pleurer au cinéma, je trouve ça trop facile de verser des larmes, puisque ça illustre une scène ou une séquence qui dirait "regardez comme je suis malheureuse". En ce moment, je fais beaucoup de films où les femmes que j'interprète sont tristes, pourtant j'essaie de morfondre le moins possible. Mais lorsque l'on est maman, et que l'on lit ces plaques avec le nom de des enfants déportés sur l'entrée de certaines écoles, ça fait froid dans le dos! On devient tout de suite quelqu'un de plus humain.
 
Laurent Bartoleschi

Actif / Passif...

Aigle.jpgAujourd’hui, je vous propose une réflexion en observant deux personnes très différentes, Martine et Jean :

Martine prend tous les jours le train de 8h25, après avoir déposé Laurent chez la nounou à 8h10. Elle se place au milieu de quai 5 à 6 minutes avant l’arrivée du train et lorsque les portes s’ouvrent, elle monte au niveau supérieur du wagon, car elle sait qu’elle y trouvera une place. Son livre de poche est marqué à la bonne page, elle n’a plus qu’à lire pendant 30 minutes.

Elle n’a pas besoin de lever les yeux régulièrement, car elle s’arrête au terminus. La plupart du temps, elle est la dernière à descendre du train. Elle évite la cohue. Elle poursuit son chemin en « pilote automatique ». Elle franchit les portes du bureau à 8h56. Si à 9h00 elle n’est pas assise devant son ordinateur, ses collègues s’inquiètent : elle ne viendra peut-être pas aujourd’hui…

Jean, lui, ne sait pas s’il prendra le train de 8h25 ou le suivant, voire celui d’après... Tout dépend de l’heure du réveil, de l’actualité qu’il lit rapidement sur Internet, de Julie, qu’il accompagne à la crèche, et qui a parfois besoin de lui montrer la nouvelle coiffure de sa poupée. Une fois sur le quai, il marche, regarde les affiches, accélère, revient sur ses pas… Lorsque le train s’arrête, il peut se trouver en tête comme en queue. Il y entre, brasse du regard les places libres. S’il n’en trouve pas, il monte au niveau supérieur. Parfois, il préfère rester debout et observer les voyageurs... Arrivé au terminus, c’est lui qui ouvre la porte et il est souvent le premier sur l’escalator. Parfois, son chef de service entre dans son bureau à 9h30, et voyant qu’il n’est pas encore arrivé, il se dit qu’il repassera dans 10 minutes.

Jean et Martine sont tous les deux heureux. Il ne s’agit pas de juger leur mode de vie, mais de constater simplement qu’ils ont fait des choix. Jean redécouvre le monde chaque matin, alors que Martine a adopté un rituel. Voyons ce qu’il se pas à l’heure du déjeuner :

A 12h20, Jean se lève pour aller au self. Il prend systématiquement le plat de légumes, car il est végétarien. Le jeudi est une journée pizza, il prend donc une Marguerita. De toute façon ce n’est pas important, il n’aime que les plats que sa femme lui cuisine. Ce qu’il apprécie au self, c’est la compagnie de ses collègues du Marketing, car il voudrait rejoindre leur service.

Martine ne fait pas attention à l’heure du déjeuner. Elle termine ce qu’elle a à faire, parfois avant 12h00 parfois après 13h00. Elle ne sait jamais à l’avance ce qu’elle va manger. Elle aime se promener sur la rue piétonne et se faire la surprise. Sachant qu’elle peut aussi bien se surprendre avec un tajine qu’avec un sandwich… Si une recette lui plaît, elle essaye d’en deviner les ingrédients, afin de cuisiner le même plat à sa petite famille.

Jean a un comportement passif en ce qui concerne son déjeuner. Martine est très active. La tendance s’est inversée en quelques heures. Nous avons tous dans notre journée des moments où nous préférons être passifs, et d’autres, où nous avons tous les sens en éveil. Rien n’est dû au hasard, nous avons fait des choix précis.

Cette semaine, je vous propose d’observer vos moments actifs / passifs, sans essayer d’y changer quoi que ce soit. Observez simplement, et évaluez un pourcentage. Par exemple, 20% passif / 80% actif. Vous pouvez le faire lorsque vous vivez l’instant, ou alors en rêve éveillé en passant votre journée en revue.

Important : l'efficacité n'a rien à voir avec cette notation. On peut être actif sans rendement ou passif et très efficace. Ne jugez pas la passivité de façon péjorative et l'activité comme une performance, évaluez vos choix sans jugement.

A la semaine prochaine,

Stéphane SOLOMON

Illustration : © Igor Kovalenko - Fotolia.com

New York, Portrait of a city de Reuel Golden (Taschen)

NYCportrait.jpgDe manière générale, l'Art a toujours montré une fascination toute particulière pour la ville de New York. Que ce soit la chanson, le cinéma bien sûr et surement la photographie, dont il est question, ici, avec l'exceptionnel ouvrage de Reuel Golden, New York, Portrait of a City (Taschen). La Big Apple n'a jamais en effet cessé de séduire bon nombre de photographes, où chacun de leur cliché y dégage sa propre émotion.

Ses gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de monde. Ce travail à la fois passionnant et passionné ressemblerait tel une fresque historique d'un New York connu pour certains, rare pour d'autres: ces documents précieux représentent un mythique témoignage de la vie urbaine aux Etats Unis du début du siècle dernier jusqu'à l'après 11 septembre 2001, inscrit dans notre mémoire collective. Cette ville demeure encore aujourd'hui le modèle parfait du brassage culturel. Construit à partir de l'œuvre de plus de 150 photographes célèbres du milieu du XIXème à nos jours, tels que Berenice Abbott, André Kertesz ou encore Larry Clark (dont une exposition lui est consacré actuellement à la Cinémathèque de Paris), New York, Portrait of a City (Taschen), témoigne d'une grande habilité technique. Passionnés de la Grosse Pomme, préparez vous vite à croquer ce livre sans modération!

Laurent Bartoleschi
Résponsable cinéma et culturel Alliancefr.com

Interview de Gadi Inbar, réalisateur de "Mike Brant, Laisse nous t'aimer"

mikebr.JPG35 ans après sa mort et pour la première fois en France, un spectacle musical lève le voile sur la véritable histoire de Mike Brant, ce chanteur populaire à la personnalité aussi charismatique que complexe qui a transformé sa vie en destin. Sur la scène du Théâtre Comedia, le public français aura la chance de découvrir la pièce musicale de Gadi Inbar "Mike Brant, Laisse nous t'aimer", ou l'histoire extraordinaire et malheureusement tragique du chanteur de Rien qu'une larme. Alliance a rencontré son auteur.

L.B: Qui êtes vous Monsieur Gadi Inbar, présentez vous?

G.I: Je vis depuis peu à Los Angeles où j'enseigne l'art dramatique et la mise en scène; mais je suis depuis plus de vingt ans, auteur et metteur en scène pour le théâtre en Israël: j'ai fais aussi bien des comédies musicales que des drames dans de grandes scènes du pays (notamment le Théatre Beer Sheva, le Beit Lessin à Tel Aviv).

L.B: Que serait devenu Mike Brant en 2010?

G.I: Mike Brant n'aurait eu aujourd'hui que 64 ans. Il avait un certain recul sur le métier, c'est pour cette raison qu'il aurait vécu dans les hauteurs d' Hollywood, à Los Angeles, où il serait devenu une star à part entière. Il aurait régulièrement donné de l'argent pour son pays d'Amour, Israël.  Mise à part la chanson, Mike avait une passion pour la comédie: jusqu'à l'âge de 17 ans, ilmike-phot.gif faisait habituellement des imitations au cours des soirées familiales (mariages, bar mitzvah,…). Mais, regardez dans les émissions de télévision française (telle que celle de Maritie &Gilbert Carpentier, NDLR), où il se prêtait au jeu, entre deux chansons, d'imitations de Louis Armstrong, par exemple. Cependant, il faut savoir que lorsqu'il résidait en Israël, Mike avait commencé certains longs métrages, mais malheureusement inachevés. Dommage!

L.B: On a comme une impression que les paroles de ses chansons sont un peu pessimistes…

G.I: D'abord interprète, il se met à composer lui-même, il se met à composer lui-même par la suite mais reste pourtant prisonnier d'un système qui l'oppresse. Il y a eu beaucoup de chansons d'amour, où en effet les paroles étaient pour la plupart mélancoliques. Inconsciemment, Mike portait sur ses épaules un lourd héritage, celui de la Shoah de ses parents. A la maison, il y régnait une atmosphère d'abattement (une des raisons du pourquoi l'Amour était très présente). Il ne représentait que la seconde "génération d'après" cette horrible épisode. Il faisait partie de ces jeunes qui rêvaient de gloire, de devenir le Elvis et/ou le Jim Morrison de demain, afin d'oublier ce passé pesant. C'était le cas de bon nombre d'israéliens de cette époque.

L.B: Quel rapport entretenait-il avec ses parents?

G.I: Mike était constamment à la recherche de la gloire certes, mais surtout d'une reconnaissance vis-à-vis de ses parents. Montrer qu'il était capable de faire autre chose que de vendre de l'électroménager (comme son père le désirait)! Régulièrement en conflit avec ce dernier, il était tout le contraire avec sa mère. Elle ne lui parlait pratiquement jamais de son expérience de la Shoah et des tragédies auxquelles elle aurait (sur)vécues. Il lui aurait tout et n'importe quoi! Remarquez une chose, lorsque vous faites l'association des différents titres de ses tubes, on a l'impression qu'ils sont tout droit destiné à sa maman: "Elle a gardé ses yeux d'enfant" (bien sur), "Parce que je t'aime plus que moi", "She's my life", "Toi, Moi, Nous",… De vraies déclarations d'amours inconscientes, en somme. En tout cas, je peux vous dire que sa mère (que j'ai eu la chance de connaitre) était quelqu'un de très gentille et surtout discrète.

L.B: Première fois en France? Une tournée par la suite?

G.I: J'ai déjà fait plusieurs tournées, notamment aux Etats Unis, je dois dire que c'est une expérience à la fois étrange, intéressante et très excitante. J'aime ça. Concernant l'exportation du spectacle, on attend de voir les réactions du public au bout d'un mois ou deux, puis on décidera si oui ou non nous prendrons la route pour la Belgique et pourquoi pas plus loin si D'ieu veut!

Laurent Bartoleschi

Les pharmacies appelées à une «journée morte»

pharmacie.jpgArticle paru dans  "Le Figaro"

Inquiet pour l'avenir des officines, dont un nombre croissant met la clé sous la porte, un syndicat invite les 22.000 pharmacies de France à une action symbolique mardi.

Le mécontentement grandit de façon visible chez les pharmaciens, déjà en grève des gardes depuis deux mois et demi. Las de ne pas voir avancer leurs revendications concernant leurs difficultés financières croissantes auprès du gouvernement, deux syndicats rompent avec la retenue habituelle de la profession et organisent des actions de sensibilisation.

L'Union nationale des pharmacies de France, troisième syndicat de la profession, appelle ainsi ce mardi à une «journée morte». Pour cette action symbolique, les croix vertes seront éteintes et le personnel est invité à porter des blouses noires, afin d'attirer l'attention des patients sur la «mort programmée des officines de proximité», explique Frédéric Laurent, vice-président de l'organisation. Les patients pourront néanmoins continuer à acheter leurs médicaments. Le 11 octobre, ce sera le 2e syndicat de la profession, l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine, qui organisera à Paris une action coup de poing. «En dix ans d'existence, c'est la première fois que notre profession lance une manifestation», souligne Gilles Bonnefond, président délégué de l'USPO, déplorant que les négociations avec le gouvernement «traînent».

Les syndicats ont déjà été reçus par le ministère de la Santé le 15 septembre mais sont ressortis insatisfaits de cette rencontre. «Ils sont conscients que le réseau connaît de réelles difficultés, et aucune avancée n'a été faite sur les revendications principales», explique Frédéric Laurent, qui déplore par ailleurs que la prochaine réunion soit fixée au 25 octobre. «Le projet de loi de finance de la Sécurité sociale pour 2011 sera alors déjà à l'étude. Autant ne pas se déplacer».

Une à deux fermetures par semaine

Les difficultés financières des pharmaciens suscitent une inquiétude croissante au sein de la profession. Les syndicats estiment qu'une à deux officines ferment chaque semaine. L'an dernier, «111 pharmacies ont été placées en procédure de sauvegarde, en redressement judiciaire ou en liquidation, sur un réseau de 22.500 officines. C'est peu par rapport à d'autres types de commerces, mais c'est du jamais-vu dans notre profession.», confiait Philippe Gaertner, président de la FSPF (majoritaire), au Figaro en août.

Pour remédier à cette situation, les syndicats veulent modifier le système de marges dégressives, qui est resté inchangé ces dix dernières années : plus la boîte de médicaments est chère, plus la part accordée au pharmacien est faible. Or, les volumes vendus et les prix, eux, ont baissé. Toutefois, les organisations syndicales ne s'entendent pas sur la façon de réformer le système.

La FSPF et l'UNPF souhaitent réduire la dégressivité, tandis que l'USPO préférerait augmenter la marge des médicaments les moins chers et mettre un terme aux grands conditionnements, qui consiste à délivrer aux malades chroniques une boîte avec assez de médicaments pour trois mois au lieu de les faire revenir tous les mois. Cette deuxième solution aurait l'avantage d'éviter un certain gaspillage - les boîtes n'étant jamais complètement consommées et de vérifier le bon suivi du traitement par le patient, mais aurait l'inconvénient de faire payer à ce dernier plus souvent les 50 centimes de franchise par boîte.

Les syndicats aimeraient également parvenir à un accord sur la rémunération envisagée d'autres tâches que la vente de médicaments - suivi de certaines maladies chroniques, conseils pour des cas «simples» ne nécessitant pas de consultation médicale - comme la loi HPST, votée en 2009, en offre la possibilité.

Séléction DVD de l'année

DVD4LB.jpgParmi les succès de l'année cinématographique, on a pu assister à un panel de premiers films. Et ils sont nombreux à avoir tout bon. A la fois forts, émouvants, sensibles, séduisants, ils témoignent d'une remarquable maitrise et ont su trouver le chemin du public. Voici une belle brochette de quelques uns de ces premiers films qui sortent ce mois ci en dvd. A commencer par le film Lebanon (CTV International), qui avait reçu à la même période l'an dernier le Lion d'Or à Venise. Lebanon traite de la guerre du Liban, certes, mais comme nous l'avait expliqué son réalisateur, Samuel Maoz lors de sa venue à Paris, ce pourrait être n'importe quelle guerre: la raison pour laquelle, le film demeure universel.

Car avant d'être un film de guerre, Lebanon est un parfait huis clos, éprouvant, étouffant, quelquefois insoutenable, étonnant cependant. Le tour de force du réalisateur israélien étant justement de transposer la guerre vue de l'intérieur d'un char; du coup, il est impensable de ne pas se mettre à  la place des soldats et ainsi, partager leurs cauchemars et bien sur les horreurs de la guerre dont ils en sont les premiers témoins. Tout au long du film, on se languit de cette scène d'ouverture qui représente un vaste champ de tournesols sous un soleil de plomb; profitez de cette séquence pour respirer un bon coup, avant de plonger en apnée dans ce tank.

Après un film purement masculin, pourquoi ne pas s'offrir un où il n'y a pratiquement que de DVD1.jpg(jeunes et jolies) filles, Tout ce qui Brille (Pathé Vidéo). Sur une bande son entre pop et hip hop, le premier film de Geraldine Nakache (en coréalisation avec Pierre Mimran), est un film qui file à toute allure. Ces filles là parlent cru, cachent mal leur pudeur et visitent le monde pas si glamour de la Nuit parisienne. L'histoire donc. Deux meilleures copines de Puteaux ("à dix minutes de Paris!"), Ely et Lila, rêvent d'un autre avenir, plus loin que l'horizon de leurs parents considéré trop rêche pour elles. Obstinées à l'exploration du monde nocturne, nos deux inséparables vont se frotter à deux filles chics et cabossées. Brillera bien qui brillera la dernière, on pourrait dire! En tout cas, le duo G. Nakache/L.Bekhti est aussi brillant et inoubliable que le trio de la Haine de M.Kassovitz.

DVD3LB.jpgRestons toujours en banlieue avec un film qui avait fait fureur lors de sa sortie, Tête de Turc (Warner Home Vidéo), le premier film de l'acteur Pascal Elbé. Pour sa première expérience cinématographique, il n'a pas visé la comédie, mais plutôt l'axe du thriller social.

Et pour le coup, c'est très réussi: il faut dire qu'il s'est offert un casting exceptionnel- Simon Abkarian, Roschdy Zem Ronit Elkabetz, pour ne citer qu'eux. Un médecin urgentiste (Elbé, lui-même) arrive dans une cité pour une intervention lorsqu’est lancé en sa direction un cocktail Molotov qui embrase sa voiture. Il tombe quelques jours dans un profond coma. Cet incident va faire chavirer les destins désormais liés de plusieurs personnages…Ce film choral à la "Collision" (de Paul Haggis), utilise les codes du vrai cinéphile en s'appuyant sur des sujets fétiches tels que la famille ou encore la tradition qui sont les valeurs les plus souvent employées dans les films de Scorsese ou encore récemment de James Gray (cf. interview de l'acteur/réalisateur). 

Tête de Turc est petit par sa durée (87 minutes), mais immense par sa force. Nottons que ce film a obtenu tout récemment le Prix de la mise en scène au dernier Festival des films du Monde. Enfin (pour finir), du côté américain, on trouve un bijou à la fois élégant et raffiné tel un défilé de mode du couturier, aujourd'hui réalisateur Tom Ford avec A single Man (Warner Home Vidéo).

Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son DVD2LB.jpgfutur, George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider qu'il y a peut-être une vie après Jim.

D'une grande beauté, A Single Man prouve non seulement que Tom Ford est un grand réalisateur avec son soin obsessionnel pour l'élégance, mais surtout que le film est rempli de profondeur et qu'il faut continuer à croire, même si certaines choses nous semblent insurmontables; vous trouverez toujours autre chose qui vous aidera à respirer de nouveau. En tout cas, preuves en sont que réaliser son premier film peut être quelque chose de délicat, le réussir est un réel aboutissement pour son metteur en scène. 

Laurent Bartoleschi

Crohn : quand les intestins s'enflamment

Maladie-de-Crohn2_apercu.jpgArticle paru dans "LeFigaro"

Inflammation chronique du tube digestif, cette maladie gagne du terrain, mais reste pour l'essentiel encore mal comprise.

Apparue voici quelques décennies, elle investit un pays après l'autre, mais on en parle toujours aussi peu. La maladie de Crohn frappe pourtant, rien qu'en France, près de 100.000 personnes. Cette maladie inflammatoire chronique peut affecter n'importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l'anus. Avec la rectocolite hémorragique, un peu moins fréquente et limitée à l'intestin terminal, elle forme ce qu'on appelle les Mici, les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Une journée nationale d'information leur est consacrée le 9 octobre prochain, grâce à l'Association François Aupetit, qui regroupe patients et familles.

Décrite pour la première fois en 1932 par l'Américain Burrill Crohn, c'est une maladie surprenante, surgie de nulle part au début du XXe siècle, peu après la rectocolite hémorragique, elle aussi inconnue jusqu'alors. D'abord identifiée en Scandinavie et aux États-Unis, la maladie de Crohn se répand après la Seconde Guerre mondiale dans toute l'Europe de l'Ouest, et touche aujourd'hui l'Europe de l'Est, l'Afrique, l'Amérique du Sud et l'Asie. Elle frappe surtout les adultes jeunes entre 20 et 35 ans, mais peut survenir pratiquement à tout âge. Et dans 10 à 15% des cas se déclare chez l'enfant ou l'adolescent, une précocité facteur de gravité.

«Cette maladie inflammatoire provoque des ulcérations de la muqueuse digestive, qui peuvent se limiter à l'iléon, la fin de l'intestin grêle souvent touchée, ou affecter tout l'intestin, explique le Pr Jean-Frédéric Colombel, gastro-entérologue au CHU de Lille. Chronique, elle évolue par poussées entrecoupées de phases de rémission. Chaque poussée accroît les dommages causés à l'intestin, qui perd sa souplesse, ses capacités fonctionnelles, jusqu'à rendre parfois nécessaire l'intervention chirurgicale. Mais l'aggravation n'est pas inéluctable et 40% des cas restent assez bénins. Nous préférons toutefois traiter avec vigueur dès le diagnostic pour éviter l'apparition de dégâts irréversibles.»

Les symptômes de la maladie sont assez hétérogènes: «Elle peut se manifester par des douleurs abdominales, des diarrhées, une altération de l'état général, une fatigue, une perte de poids… accompagnées parfois de signes d'inflammation de la peau, des yeux ou des articulations. Ces dernières peuvent même être au premier plan. Dans 10 à 20% des cas, l'apparition d'abcès ou de fistules (1) dans la région péri-anale inaugure la maladie. Chez l'enfant, un retard de croissance est très évocateur.» Le diagnostic est confirmé par endoscopie-biopsie, les lésions précisées par scanner ou IRM.

Lorsqu'une personne est atteinte, le risque est multiplié par 10 à 40 pour ses frères et sœurs. «On trouve de 8 à 10% de formes familiales. La maladie est donc assez fortement génétique, mais ce sur-risque reste modeste car l'incidence dela maladie n'est que de 1 pour 1000», explique le Pr Jean-Pierre Hugot, gastro-pédiatre au CHU Robert-Debré (Paris) et directeur de recherche Inserm (U843). On lui doit la découverte en 2001 du premier - et principal - gène de susceptibilité à la maladie de Crohn, NOD2. «Depuis, des dizaines d'autres ont été découverts. Chacun a un effet très faible, multipliant le risque par 1,1 à 1,3. Le plus puissant, NOD2, ne multiplie ce risque que par 2 à 4. Leur identification n'a donc pas d'intérêt en pratique.» La génétique ne «pèse» au mieux que de 10 à 20% dans cette maladie où l'interaction des gènes et de l'environnement semble déterminante. Bien sûr, on pense à l'alimentation comme évolution majeure des dernières décennies, mais aucun lien n'a pu être établi. Le seul facteur favorisant certain de la maladie de Crohn reste le tabac.

Dysfonctionnement du système immunitaire intestinal, la maladie traduit une libération anormalement élevée de molécules inflammatoires, comme le TNF, qui altèrent la barrière muqueuse. Ce n'est pas une maladie auto-immune, mais une dysrégulation de la réponse immunitaire. Réponse à quoi? Les hypothèses suggèrent un déséquilibre impliquant la flore intestinale.

Le traitement vise à réduire cette inflammation exacerbée. «En traitement d'attaque, les corticoïdes donnent de bons résultats, mais ne doivent pas être prescrits plus d'un mois ni en traitement d'entretien, souligne le Pr Laurent Peyrin-Biroulet, gastro-entérologue au CHU de Nancy. Un immunosuppresseur comme l'azathioprine ou le méthotrexate prend le relais, et dans les cas graves un traitement biologique par anticorps anti-TNF, l'infliximab, dont une récente étude française a montré l'intérêt pour prolonger les rémissions.» Les autres cibles biologiques explorées ces dernières années n'ont pas encore tenu leurs promesses, mais la chasse reste grande ouverte…

(1) Une fistule est une communication anormale entre deux organes ou entre un organe et la peau.

La dette

dette1.jpgHier soir le Festival de Deauville a présenté en dehors de la Sélection, mais (toujours) en première mondiale, le nouveau film du réalisateur John Madden (oscarisé pour Shakespeare in Love en 1998), la Dette. Longuement ovationné à la fin de la projection, le film pour preuve en est une véritable réussite. L'histoire de Rachel Singer, ancien agent du Mossad qui fut autrefois envoyée en mission secrète en Allemagne pour capturer un criminel de guerre nazi notoire – le Chirurgien de Birkenau – et permettre son jugement.

La mission israélienne se termina par la mort, en pleine nuit, du sinistre individu dans les rues de Berlin Est. C'est la version spécifiée dans l'ouvrage que consacre la fille de Rachel trente ans plus tard, donc officielle. Seulement voilà, un homme fait son apparition, prétendant être le médecin. Aussi, Rachel ne doit-elle pas retourner en Europe de l'Est afin d'y découvrir La vérité? Hantée par le lourd souvenir de la mission et celui de ses deux coéquipiers, elle n'a pas d'autre choix que de revivre le traumatisme de ces événements.

La Dette est un remake du film israélien Ha-Hov,  malheureusement méconnu en France, malgré une discrète diffusion sur Arte en juin dernier. De l'organisation du kidnapping, à la traque, d'un point de vue politique, narratif ou formel, la réalisation demeure être stupéfiante. La dette mêle à la perfection le suspense d'un thriller et la réflexion sur un sujet ultra sensible. Il faut dire que le réalisme de certaines scènes nous laisse pantois  La mise en scène combinée à un scénario palpitant, nous offre à la fois un thriller bien mené et au delà un véritable drame poignant. Le tout n'est pas dénué d'une certaine réflexion, et les acteurs Oscarisés eux aussi, d'Helen Mirren à Tom Wilkinson apportent de la crédibilité à leurs personnages. Il faudra pourtant patienter avant sa sortie nationale prévue pour fin décembre 2010!

Laurent Bartoleschi

Interview de Gad Elmaleh au Festival de Deauville pour le film

gaddeau1.JPGUne fois n'est pas coutume, le Festival du film Américain de Deauville a présenté hier en Première mondiale Moi, Moche et Méchant, par les créateurs de L'Age de Glace. L'évènement sur le tapis rouge du CID n'étaient pas les réalisateurs mais La voix de Gru, qui n'est autre que Gad Elmaleh! Il a fait un véritable tabac auprès de son public! Ce n'est pas la première fois pour lui qu'il prète sa voix pour un dessin animé; on se souvient de sa préstation vocale dans Bee Movie.
 

Laurent Bartoleschi : Bonjour Gad, c'est votre première fois à Deauville?

Gad Elmaleh :
En tant que cinéphile, la réponse est non; par contre, venir présenter un film, c'est bien la première fois; et je ne vous cache pas que ça fait vraiment quelque chose de se retrouver sur la scène du CID accompagnés des créateurs et de la productrice, devant tout ce gaddeeau2.JPGpublic. On se sent tout exciting comme diraient les Américains!

L.B : Votre personnage, Gru, est méchant; mais vous comment êtes vous?

G.E : Je ne crois pas qu'il soit réellement méchant ce personnage. C'est un misanthrope qui commet des actes finalement pas si graves que ça. A mon avis Gru, durant son enfance, aurait jeté des trucs par la fenêtre, comme des œufs par exemple (je donne cet exemple car moi-même je le faisais). Alors maintenant, faire ça, c'est être méchant? C'est relatif. En tout cas, moi j'ai pris beaucoup de plaisir aller dans cette direction, qui peut être ne me correspond pas mais quand bien même, j'ai pu trouver des ressources pour jouer sincèrement ces scènes qui ne sont pas de la méchanceté comme je vous l'ai dit, mais plutôt une forme de manipulation poétique. Et physiquement, D.ieu merci je suis éloigné du personnage. Enfin, j'espère.

Moi-moche-et-mechant.jpgL.B : Comment s'est déroulée la préparation du film? Comment vous êtes vous préparé?

G.E : La production m'a juste demandé de donner vie. Ce qu'il y a de bien dans l'animation, c'est que finalement la voix est indispensable et pourtant tout le boulot est déjà fait: lorsque l'on prête la voix à un personnage de dessin animé, on est dans une position "luxueuse". On arrive, on est indispensable pour donner vie et cependant on n'a pas fait grand-chose. La plus grande difficulté serait de donner vie au personnage certes mais surtout d'oublier qui se cache derrière lui. Si sur l'affiche, on voit que c'est moi, c'est très bien; si on y pense tout le film, c'est raté. On écoute le personnage et on le suit.

L.B : Ca y est, on peut dire que vous avez un pied dans le cinéma Américain?


G.E:
J'ai eu l'occasion de travailler l'année dernière sur le dernier film de Spielberg, Tintin. C'était pour moi en effet une aventure incroyable. Moi-même je ne le croyais pas jusqu'au jour du tournage, je m'attendais à une farce. Et quand je l'ai vu en face, j'étais pour le moins comme impressionné. C'était une belle expérience, d'être dirigé par le réalisateur d'E.T.

Maintenant, j'aimerais bien vous répondre franchement, mais vous savez, on a l'habitude que lorsqu'un petit français fait quelque chose aux Etats Unis, on lui dit " ça y est l'Amérique vous ouvre les bras? Non, c'est moi qui lève les bras et qui dit: oh les mecs, j'suis là!"

A la question, comment avez vous choisi la voix pour interprété Gru, Gad répond aux journalistes... Cliquez-ici pour écouter sa réponse 


Laurent Bartoleschi

Euro2012: pour Laurent Blanc, gagner est la priorité

L'équipe de France est, certes, entièrement à reconstruire mais Laurent Blanc n'en oublie pas une autre obligation: il faudra gagner vendredi contre la Biélorussie pour bien lancer la campagne de qualification à l'Euro 2012.
Arrivé sur le champ de ruines provoqué par la désastreuse Coupe du monde en Afrique du Sud, privé de certains joueurs sanctionnés pour ce fiasco, le nouveau sélectionneur a quasiment tout à rebâtir et pourtant, il n'a pas le temps.

"La qualité est là, les joueurs se connaissent mais ils n'ont pas joué ensemble. Les difficultés qu'on rencontre en ce moment, on savait depuis le mois de juin qu'elles seraient là mais on n'a pas le temps et il faut faire vite", a-t-il déclaré lundi à Clairefontaine, le lieu de rassemblement des Bleus.

"Ou les joueurs comprennent vite ou alors ça prendra du temps mais la compétition est dès vendredi et on va s'apercevoir qu'il va falloir aller chercher des points", a-t-il ajouté.

Après l'ambiance de plomb ayant accompagné les deux dernières années de mandat de Raymond Domenech, l'arrivée de Laurent Blanc, précédé d'une réputation flatteuse, a fait souffler un vent d'optimisme sur l'équipe de France.

Le nouveau sélectionneur a tenu à tempérer les espoirs en rappelant que si la France occupait la 21e place au classement Fifa, ce n'était pas le fruit du hasard ou de la malchance.

CONNAÎTRE LES HOMMES

"Si tu te dis que le classement ne reflète pas la réalité des choses et bien si, la réalité elle est là, on est 21e nation mondiale et c'est pour ça que je demande de l'humilité à tout le monde car tout le monde pense qu'on a deux matches faciles à jouer et la réalité me semble plus difficile", a-t-il souligné.

Après la Biélorussie, la France se rendra en Bosnie le 7 septembre.

Laurent Blanc a répété ce qu'il martèle depuis sa prise de fonctions: il n'y a plus de joueur suffisamment bon pour être incontournable en équipe de France. D'où l'importance accrue à ses yeux de bâtir un collectif solide.

"J'estime qu'on a des bons joueurs. Faut-il qu'ils démontrent aussi un état d'esprit collectif", a-t-il dit.

"Il y a des bons joueurs (et) le plus important est d'avoir une bonne équipe. C'est une différence très importante", a souligné Laurent Blanc.

"Et si dans cette bonne équipe émerge un grand joueur, ça fait la différence. En 1998, on avait de bons joueurs et un grand joueur, le tout avec un état d'esprit irréprochable", a poursuivi l'ancien champion du monde en allusion à Zinedine Zidane, qui passera la journée avec les Bleus mercredi.

Pendant cette grosse semaine à Clairefontaine, Laurent Blanc va donc tenter de percer la personnalité des joueurs qu'il a convoqués.

"Il y aura un échange sur le terrain avec un travail demandé mais quand on veut connaître les hommes, il faut échanger et dialoguer, ça prend du temps et encore faut-il que les gens soient accessibles", a-t-il dit.

"On va tout faire pour mieux les connaître mais je ne me fais guère d'illusions, il faudra du temps pour connaître les hommes", a-t-il prévenu.