Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Soeur Emanuelle la sainteté abordable,

Ema.jpgArticle de Claudine Douillet

Avec son franc parler, sa lucidité sur la condition humaine, elle en a dérangé plus d'un. Femme de conviction avant tout. Elle a su donner un sens à la foi, elle disait que la chrétienneté (comme toute les religion) se manifestaient avant tout dans les actes.

Elle ne demandait pas l'aumône elle réclamait la justice. La révolte était son fer de lance. Elle incarnait  l'humanité en marche, faisant fi de l'égoïsme banalisé du monde"moderne", elle réclamait la part de ces enfants oubliés des bidonvilles du Caire, ou en Tunisie.

Femme de lettre, elle avait le sens de la répartie. Esprit vif et volontaire. Elle ne se laissait pasema2.jpg abattre, ne renonçant jamais jusqu'à que les portes cèdent. Une guerrière en habit de bonne soeur, rien ne l'arrétait parce qu'elle savait sa cause juste.

Les enfants étaient toute sa vie, elles les aimaient et reconnaissait certainement en eux, sa propre déchirure d'enfant de 6 ans voyant sous ses yeux son père se noyer .
Impuissance et indicible douleur furent son moteur pour aider et rendre le sourire aux enfants déshérités.

Ce n'était pas parce qu'elle était religieuse qu'elle s'occupait des autres, mais parce qu'elle aimait s'occuper des autres qu'elle avait donné un sens à la foi. Sa générosité , son énergie, se nourrissaient du sourire et de la joie de vivre de ces enfants.

Sa foi était forte, brillante,acharnée, sachant se battre pour la cause la plus noble celle des enfants. L'avenir de la terre. «On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il
s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l 'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira."» [ Soeur Emmanuelle ]

Claudine Douillet

Le 26 octobre 2008, Rassemblement pour GUILAT SHALIT

Paris - Parc de Bercy, jardin Itzhak Rabin -

Le Comité d'Action Guilad Shalit organise, le dimanche 26 octobre 2008 à 13h00, un rassemblement au square Itzhak Rabin dans le 12ème arrondissement. Pour ne pas oublier que, si nous sommes libres, Guilad Shalit est toujours en captivité, otage du Hamas dans la bande de Gaza depuis le 25 juin 2006, c'est-à-dire depuis 29 mois.

Le Comité d'Action Guilad Shalit, présidé par Françoise Albertini, fait partie de l’Association Internationale Agir pour la Libération des Otages, a pour objectif outre la libération de Guilad, de faire en sorte que ce jeune homme bénéficie de droits : le droit de savoir s’il est vivant, le droit d’être visité (par la Croix-Rouge par exemple), le droit de se soigner etc.

Parc de Bercy, jardin Itzhak Rabin
26 octobre 2008, 13h00
Rue Paul Belmondo

Soupçon d'agression antisémite à Vitry

Un homme de 40 et son fils de 18 ans ont été agressés par un groupe d'au moins cinq jeunes à Vitry-sur Seine, dans le Val-de-Marne. Les deux victimes défendaient deux adolescents de leur famille, poursuivis par la bande qui aurait professé, selon leurs dires, des insultes antisémites. Les deux victimes sont sorties de l'hôpital et cinq jeunes sont en garde à vue.

Cinq jeunes sont en garde à vue pour l'agression d'un père juif et de son fils. Cinq jeunes sont en garde à vue pour l'agression d'un père juif et de son fils.
Un homme de 40 ans et son fils de 18 ans ont été passés à tabac mercredi soir, par un groupe de jeunes, à Vitry-sur-Seine, dans le Val de Marne. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'agression pourrait avoir un caractère antisémite, les deux victimes étant de confession juive. Le père et son fils ont été frappés alors qu'ils venaient porter secours à deux de leurs neveux. Les deux frères, âgés de douze ans, se sont fait prendre à parti mercredi vers 19 heures, en sortant de leur entrainement de football, par un groupe de jeunes.

La bande, entre 10 et 15 individus, connaissait apparemment les deux adolescents et aurait professé des insultes antisémites à leur encontre. Poursuivis, les deux jeunes se sont alors réfugiés chez leur oncle, qui est ensuite sorti de la maison, accompagné de son fils de 18 ans, pour les défendre. Le groupe de jeunes aurait alors pris le dessus et passé à tabac les deux hommes.

Une "forte suspicion" d'agression antisémite

Le père et son fils ont été conduits à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre. Les deux hommes en sont ressortis assez vite et leur cas n'a pas nécessité une admission pour la nuit. Ils souffrent tout de même de graves contusions et l'un d'eux a eu l'arcade sourcilière fendue. Quant aux agresseurs présumés, cinq d'entre eux, âgés de 16 à 21 ans, ont été interpellés par la police sur les lieux et placés en garde à vue. Contactée par le JDD.fr, la préfecture continue "d'employer le conditionnel" dans cette affaire.

Selon le directeur de cabinet, Philippe Chopin, il y a toutefois de "forte suspicion" que l'agression ait un caractère antisémite d'après les déclarations des victimes. Cette forte probabilité doit encore être confirmée par l'enquête. Les cinq suspects sont toujours en garde à vue.

Israël : un jeu en ligne hacké

nexon.jpgUn hacker israélien âgé de 17 ans s’est introduit dans le logiciel en ligne de Nexon, le développeur sud-coréen du jeu de rôles en ligne très populaire MapleStory, et a redirigé des millions d’utilisateurs vers un serveur pirate sur lequel ils peuvent accéder à toutes les fonctionnalités du jeu gratuitement.

MapleStory, qui compte 50 millions d’utilisateurs enregistrés dans le monde, permet aux joueurs de voyager dans le « Maple World », luttant contre des monstres et développant leur personnage. L’accès au jeu est gratuit mais les utilisateurs doivent payer pour des « extras », notamment pour personnaliser l’apparence de leur personnage –coiffures, vêtements, accessoires– et pour l’équiper en munitions, armures et diverses potions magiques. Les revenus de Nexon dépendent ainsi uniquement de ces micropaiements effectués par le biais des cartes prépayées de 10 ou 25 dollars disponibles dans le commerce.

Le dispositif mis en place par le hacker israélien, qui permettait aux joueurs de contourner ce dispositif et d’accéder gratuitement à toutes les options payantes du jeu, a coûté à Nexon des pertes importantes, qui n’ont pas été précisées par l’entreprise.

L’enquête contre le jeune, issu d’une famille aisée de la région de Jérusalem, a commencé il y a plusieurs mois après le dépôt d’une plaine contre X auprès de la police israélienne par Nexon. La police israélienne n’a pas eu de mal à retrouver le coupable qui s’était vanté de l’opération dans plusieurs forums internet. Il a été relâché après avoir été interrogé. Pour toute explication, il a dit aux enquêteurs : « Je voulais prouver que je suis le meilleur. »

Le dernier chasseur de nazis

chasseur.jpgFils de rabbin, l'israélien Efraïm Zuroff dirige l'opération "Derniére chance". Une course de vitesse pour mettre la main sur Aribert Heim, le "Docteur la mort" du camp de Mathausen.

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Ephraïm Zuroff dispose de milliers de documents. Mais l'essentiel est dans sa tête.
Le temps qui passe est son pire ennemi. Le temps qui s'écoule et fait mourir de vieillesse, semaine après semaine, les hommes qu'il traque à travers le monde : des nazis qui se terrent ou, au contraire, vivent paisiblement sous leur véritable identité, persuadés que nul ne viendra fouiller leur passé. Après avoir contribué à retrouver plus de 1 000 criminels enfuis à la chute du IIIe Reich, Simon Wiesenthal est mort il y a deux ans. Quant à Serge et Beate Klarsfeld, à l'origine de l'arrestation de Klaus Barbie, ils ont cessé leurs recherches.

Reste Efraïm Zuroff, directeur du centre Simon-Wiesenthal de Jérusalem et dernier chasseur de nazis. De grande taille, ressemblant à l'acteur britannique Michael Caine, Zuroff apparait drôle, intransigeant, passionné. Un traqueur de sordides fantômes convaincu qu'il ne peut y avoir de pitié pour ces hommes: "Ces salopards doivent savoir que nous les rechercherons jusqu'à la fin de leur vie et que nous ferons tout pour les traîner devant un tribunal."

Durant l'automne 1941, Heim fut le médecin-chef du camp de concentration de Mauthausen où moururent près de 120.000 déportés. Il s'y livra à des expériences épouvantables, arrachant des organes sans anesthésie.

Le 28 novembre dernier, Zuroff annonce depuis Buenos Aires le lancement du second volet de l'Opération "dernière chance". Déclenchée en 2002 à travers les pays baltes, la Hongrie, la Croatie, la Pologne, la Roumanie, l'Autriche et l'Allemagne, la première phase a permis d'identifier 488 suspects et d'obtenir l'ouverture de poursuites judiciaires contre 99 d'entre eux.

Sous la pression de Zuroff, les gouvernements du Canada et de l'Australie ont accepté d'imiter les Etats-Unis et l'Italie, pays modèles en matière de traque sur leur propre territoire d'anciens fidèles d'Hitler. Argentine, Brésil, Uruguay et Chili: plusieurs centaines de nazis réfugiés y vivraient toujours. Parmi eux, Aribert Heim, deuxième sur la liste des plus recherchés au monde, derrière Aloïs Brunner l'un des acteurs de la solution finale. Durant l'automne 1941, Heim fut le médecin-chef du camp de concentration de Mauthausen où moururent près de 120 000 déportés. Surnommé "Doktor Tod", "Docteur la mort", il s'y livra à des expériences épouvantables, arrachant des organes sans anesthésie, mélangeant des poisons mortels pour observer leur nocivité avant de les injecter dans le coeur de déportés.

Condamné à deux années de prison en 1945, puis devenu gynécologue à Baden Baden, Heim aurait dû être rejugé en 1962. La veille de son arrestation, il s'évapore dans la nature. Cinq ans plus tard, sa famille annonce son décès dû à un cancer. Mais en octobre dernier, un ex-colonel de l'armée israélienne raconte comment, à la tête d'un commando, il l'a exécuté sur une île au large de la Californie en 1982. "Pures foutaises!", lance Zuroff. La police allemande a récemment observé de multiples mouvements sur les comptes bancaires de l'ex-médecin. Ses enfants n'ont toujours pas hérité. S'appuyant sur un portrait-robot de Heim en vieillard réalisé par l'Allemagne, le centre Wiesenthal a diffusé un avis de recherche dans la presse et sur internet au Chili, où vit la fille de l'ancien tortionnaire. Une piste sérieuse est apparue rapidement: un vieil homme lui ressemblant trait pour trait, aperçu à plusieurs reprises avec la fille de Heim. "Tout correspondait parfaitement, explique Zuroff en brandissant rageusement une photo de Heim en uniforme de la Waffen-SS et le portrait-robot actuel. L'âge, la silhouette, la proximité avec cette femme, le fait qu'il habitait dans un lieu reculé... Mais nous nous sommes trompés: cet homme n'était pas Heim."

"J'éprouve un immense respect pour Serge et Beate Klarsfeld. Mais je ne supporte pas cette idée qu'après eux rien ne soit possible"

La traque a repris. Plus de trois cent témoignages sont parvenus ces derniers jours au centre Wiesenthal. La plupart fantaisistes, simplement inspirés par les 300 000 euros offerts pour la capture de Heim. Mais deux autres pistes sérieuses ont été déterrées: l'une concerne un Ukrainien, l'autre un Polonais. D'autres émergeront au fur et à mesure qu'avancera le long travail de dépouillement entrepris à Buenos Aires et à Jérusalem. Pas d'ordinateur dans le bureau surchauffé de Zuroff, une petite pièce blanche à l'unique fenêtre protégée par des barreaux. Les données sont stockées dans une autre salle "et surtout là" dit-il en pointant l'index contre son front.

Petit-fils d'émigrants venus de Lituanie et d'Ukraine, fils d'un rabbin proviseur d'un lycée juif et d'une employée d'université, Efraïm Zuroff, né à New York il y a 59 ans, a grandi à Brooklyn. Son père voulait le voir lui succéder. Il demande en riant: "Savez-vous qu'être le fils d'un rabbin est l'une des choses les plus pénibles qui soient au monde?" Il sera historien, spécialiste de la Shoah, aux Etats-Unis puis en Israël où il s'installe en 1970 avant de se marier à une Israélienne et d'avoir quatre enfants. "Etudier la Shoah en restant aux Etats-Unis, c'est comme acheter un billet pour assister à un match de basket-ball. Tandis qu'en Israël, vous êtes sur le parquet et vous disputez le match au lieu de le regarder."

Sa famille proche n'a pas souffert de la folie nazie. Il n'y a donc chez lui aucune volonté de vengeance personnelle, "ce qui fait justement sa force, analyse Aryeh Rubin, richissime industriel américain qui finance la traque. La douleur personnelle risquerait d'atténuer sa clairvoyance. Il n'en est rien. Son profil est parfait: les idées claires, cultivé, passionné... Comme lui, je ne veux pas de nazis se promenant tranquillement dans les rues. Qu'ils aient 85, 90 ou 100 ans, je m'en fous! J'aide Zuroff parce qu'il est le dernier à les pourchasser et qu'il se montre entièrement dévoué à cette cause."

En 1999, c'est grâce à son travail de fourmi aux trois visages, détective privé, diplomate et historien, que fut extradé de l'Argentine vers la Croatie Dinko Sakic, commandant du camp de Jasenovac, "l'Auschwitz des Balkans", avant d'être condamné à 20 années de prison. En 2005, Zuroff retrouve en Australie Karoly Zentai (86 ans aujourd'hui), assassin en 1944 de Peter Balazs, jeune juif hongrois qui ne portait pas l'étoile jaune. L'année dernière, il localise à Vienne Erna Wallisch (85 ans), "la diablesse", garde à Ravensbrück et Majdaneck. Puis Sandor Kepiro (78 ans), officier de la gendarmerie hongroise impliqué dans l'assassinat de milliers de personnes à Novi Sadr en 1942.

"On va dire quoi aux familles des victimes? Qu'il est trop tard? Qu'on va attendre que ces gens meurent de leur belle mort, tranquillement, dans leur lit, malgré ce qu'ils ont fait à six millions de personnes?"

Robert Rozett, qui dirige l'immense bibliothèque du musée Yad Vashem, consacré à l'extermination des juifs d'Europe, ajoute qu'"Efraïm mène cette mission capitale parce que l'idée de justice même lui est essentielle. Que des crimes demeurent impunis lui est insupportable. Et puis il se sent profondément juif, cette identité est très fortement ancrée en lui. Tout ce qui insulte, agresse les juifs, dans l'histoire comme dans le monde d'aujourd'hui, lui est intolérable." Zuroff n'a pourtant pas que des amis. "Certes, c'est un homme droit et très volontaire, estime Serge Klarsfeld. Mais quand le centre Wiesenthal tient des conférences de presse et passe des annonces dans la presse, mon épouse Béate et moi nous organisions des manifestations au sein même des dictatures et nous finissions en tôle. En outre, si l'idée me plaît que les criminels nazis vivent jusqu'à leur dernier souffle avec la crainte d'être jugés, je suis très sceptique quant aux chances de réussite de l'Opération dernière chance. Les principaux tortionnaires ont été soit rattrapés, soit sont morts. Ne restent que d'éventuels subalternes, contre lesquels on n'a pas forcément de preuves écrites formelles."

Colère de Zuroff qui serre les dents et fait, sous nos yeux, un bras d'honneur à Serge Klarsfeld: "Je savais à l'avance ce qu'il allait dire. J'éprouve un immense respect pour lui et Beate. Mais je ne supporte pas cette idée qu'après lui, plus rien ne soit possible. Ce côté [il parle alors en français] 'L'Etat, c'est moi! Le dernier chasseur de nazis, c'est moi!', est insupportable! On va dire quoi aux familles des victimes? Qu'il est trop tard? Qu'il n'y a plus rien, plus personne à chercher alors que c'est faux! On va attendre que ces gens meurent de leur belle mort, tranquillement, dans leur lit, malgré ce qu'ils ont fait à six millions de personnes?"

Posant sa tasse de thé brûlant, se levant d'un coup, il passe dans une pièce mitoyenne. Les allusions de Klarsfeld le blessent, lui qui souffre d'un manque de notoriété, surtout dans son propre pays. "Mais les choses sont comme elles sont: je suis né à New York, j'ai gardé mon accent américain, je vis en Cisjordanie, je suis plutôt de gauche. Ça ne plaît pas à tout le monde ici et je ne suis pas le chéri des médias." Puis, repensant aux remarques de Klarsfeld, il reprend: "Oui, c'est vrai, je ne suis jamais allé en prison. Pardon M. Klarsfeld! Mais j'ai tout de même eu droit à ça..." Les menaces de mort. Sa tête mise à prix en Croatie, 25 000 dollars (18 000 euros), "pas cher payé" plaisante-t-il. Les insultes, notamment en Autriche, "le paradis des nazis". Il montre enfin trois caricatures parues dans des journaux lituaniens et estoniens qu'il a punaisés à un mur. Les traits de son visage sont odieusement exagérés, rappelant inévitablement les images antisémites de l'Allemagne hitlérienne ou de la France pétainiste. L'une le représente en diable, de petites cornes noires émergeant de ses cheveux.

Israël: Des colons poignardés

Un Palestinien a poignardé plusieurs Israéliens jeudi dans la colonie juive de Gilo, non loin de Jérusalem, rapportent la police et les services de secours, qui n'ont toutefois pas la même version des faits. L'agresseur a blessé deux personnes avant d'être neutralisé, selon les forces de l'ordre et le service d'ambulance Magen David Adom. La police indique qu'il a été blessé alors que les ambulanciers annoncent sa mort. Selon les services de secours Zaka, un Israélien a été tué et l'agresseur arrêté.

Portraitsdes dix criminels nazis les plus recherchés dans le monde

Article paru dans "L'express"

Ivan Demjanjuk, 88 ans

D'origine ukrainienne, ce gardien de camp de concentration avait émigré aux Etats-Unis après la guerre. Accusé d'avoir torturé et tué des centaines de détenus à Treblinka (Pologne), il a été condamné à mort en 1988, en Israël, puis acquitté cinq ans plus tard, au bénéfice du doute. En 2001, de nouveaux documents ont démontré ses crimes, commis notamment aux camps de Sobibor et de Majdanek (Pologne). Déchu de la nationalité américaine, Demjanjuk est en attente d'extradition. Il pourrait être de nouveau jugé en Allemagne ou en Pologne.

Aribert Heim, 94 ans

Ce SS autrichien, médecin-chef du camp de concentration de Mauthausen en 1941, a assassiné des centaines de déportés. le "Doktor Tod" (Docteur la mort) pratiquait des expériences abominables sur ses victimes. Etabli comme gynécologue à Baden-Baden (Allemagne) après guerre, Heim a disparu en 1962, alors qu'il était sur le point d'être arrêté. Il pourrait se cacher en Argentine ou au Chili. En 2007, un ancien officier israélien a affirmé avoir participé à son exécution, en 1982. Mais plusieurs centaines de milliers d'euros sont toujours promis pour sa capture.

Sandor Kepiro, 94 ans

Ce Hongrois, qui fut capitaine de gendarmerie, est l'un des responsables du massacre de 1200 civils, juifs, Serbes et Roms, le 23 janvier 1942, à Novi Sad (Serbie). Condamné à deux reprises en Hongrie, en 1944 et 1946, il n'a jamais purgé sa peine. Réfugié en Argentine durant près de cinquante ans, il vit à nouveau à Budapest depuis 1996. Retrouvé par le Centre Simon-Wiesenthal, Kepiro est sous le coup d'une nouvelle enquête dans son pays. La Serbie demande son extradition.

Milijov Asner, 95 ans

Ancien officier de police croate sous le régime oustachi (pronazi), il est responsable de la déportation, entre 1941 et 1942, de centaines de Serbes, juifs, Tsiganes et communistes. Il s'est réfugié en Autriche, pays dont il a acquis la nationalité. La Croatie souhaite le juger. La justice autrichienne a refusé de le livrer, en raison de sa "sénilité". En juin, pendant l'Euro de foot, Milivoj Asner a été reconnu alors qu'il fêtait la victoire de l'équipe croate, dans les rues de Klagenfurt, la ville où il réside. Une nouvelle expertise sur son état de santé est prévue.

Soeren Kam, 87 ans

Cet officier SS danois a assassiné, en 1943, le patron d'un journal antinazi. Il est aussi accusé du vol d'un registre de population ayant permis l'arrestation et la déportation de 500 juifs danois vers le camp de Theresienstadt (actuelle République tchèque). Réfugié en Allemagne, Kam vit toujours à Kempten (Bavière). Le parquet de Munich refuse son extradition. La justice danoise a récemment ouvert une nouvelle enquête à son sujet.

Heinrich Boere, 86 ans

Membre d'un escadron de la mort SS néerlandais, il a abattu trois résistants aux Pays-Bas en 1944. L'unité à laquelle il appartenait est soupçonnée d'avoir commis plusieurs dizaines de meurtres. Condamné à mort par contumace dans son pays en 1949 (peine commuée en prison à vie), il avait déjà fui en Allemagne, pays qui refuse de l'extrader. Boere a reconnu ses crimes. Il vit aujourd'hui dans une maison de retraite, à Eschweiler (Allemagne). Mais, en avril dernier, la justice allemande l'a, à son tour, inculpé pour meurtres.


Karoly Zentai, 87 ans

En 1944, cet officier hongrois "traqueur" de juifs a battu à mort Peter Balasz, un jeune homme qui ne portait pas l'étoile jaune. "Charles" Zentai vit aujourd'hui à Perth, en Australie, pays dont il a obtenu la nationalité. Il est réclamé par la justice hongroise depuis 2005. Selon ses avocats, son état de santé ne lui permet pas d'affronter un procès en Hongrie. La décision relève des autorités australiennes.

Mikhail Gorshkow, 85 ans

Ce collaborateur estonien de la Gestapo est accusé d'avoir participé au massacre de 3000 juifs du ghetto de Slutsk (actuelle Biélorussie), en février 1943. Réfugié aux Etats-Unis dans les années 1950, il a été déchu de la nationalité américaine en 2002. Gorshkow est redevenu citoyen estonien. Il est rentré dans son pays d'origine, où une enquête est ouverte à son sujet. Sans suite judiciaire jusqu'à présent.

Algimantas Dailide, 87 ans

Officier de la police politique lituanienne durant l'occupation allemande, il a participé à l'arrestation de juifs avant de les livrer aux nazis, en sachant qu'ils seraient exécutés. Il a été expulsé des Etats-Unis vers l'Allemagne en 2003, pour avoir menti sur son passé. En 2006, Dailide a été condamné à cinq ans de prison par la justice lituanienne. Mais il a été dispensé de peine, car "il ne représente plus une menace pour la société". Il vit à Kirchberg, en Allemagne.

Harry Mannil, 88 ans

Membre de la police politique estonienne pendant la guerre, il est accusé d'avoir arrêté des juifs et des militants communistes, qui furent livrés aux nazis et exécutés. Interdit de séjour aux Etats-Unis à partir de 1990, Mannil a fait fortune au Venezuela, où il résiderait depuis les années 1950. Collectionneur d'art, l'ancien collaborateur nazi est le mécène de fondations culturelles en Estonie et au Venezuela. La justice estonienne l'a blanchi des accusations de crime contre l'humanité.

L'Egypte promet de relancer ses efforts pour libérer Gilad Shalit

CHARM-EL-CHEIKH — Le président égyptien Hosni Moubarak s'est engagé jeudi à relancer les efforts du Caire en vue de négocier un échange de prisonniers avec le mouvement palestinien Hamas, après avoir rencontré son homologue israélien Shimon Peres à Charm el-Cheikh.

M. Peres, accueilli en grande pompe dans la station balnéaire égyptienne sur la mer Rouge, a affirmé que M. Moubarak avait promis d'intensifier les efforts pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit.

Le président égyptien "m'a promis d'accroître les efforts pour libérer Gilad Shalit, ce qui aurait un impact non seulement sur une famille mais aussi sur l'entière population de la région", a déclaré M. Peres lors d'une conférence de presse.

Ce militaire a été enlevé par trois groupes de combattants palestiniens, dont l'un relevant du mouvement islamiste Hamas, en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza.

"J'espère que les efforts en vue de provoquer sa libération seront intensifiés et donneront des résultats", a ajouté M. Peres.

L'Egypte joue depuis plusieurs mois un rôle majeur de médiation en vue d'un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël, l'Etat hébreu refusant tout contact direct avec ce mouvement radical qui lui conteste son droit à l'existence.

Le Hamas exige qu'Israël libère 1.400 prisonniers palestiniens, dont plusieurs centaines responsables d'attaques meurtrières contre des Israéliens, selon un haut responsable militaire israélien.

Israël et le Hamas ont accepté un cessez-le-feu négocié par l'Egypte et largement respecté par les deux parties depuis le 19 juin.

M. Moubarak a confirmé "les efforts de l'Egypte en vue de rapprocher les positions, ce qui mènerait à un accord pour la libération de Shalit et des prisonniers palestiniens".

M. Moubarak a nié que les négociations pour favoriser un échange de prisonniers aient échoué : "Nous n'avons pas échoué (...). Les Israéliens savent parfaitement ce que l'Egypte fait concernant Shalit".

Les deux dirigeants ont discuté du processus de paix israélo-palestinien, qui piétine notamment à la suite de la démission du Premier ministre israélien Ehud Olmert, soupçonné de corruption, et en raison des difficultés de Tzipi Livni - nouveau chef du parti centriste au pouvoir Kadima - pour former une coalition gouvernementale.

M. Moubarak a indiqué avoir abordé avec son homologue israélien le "soutien aux négociations de paix entre l'Autorité palestinienne et Israël, la stabilisation de la trêve à Gaza et la levée du siège contre les habitants de la bande de Gaza".

Mais il a critiqué la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie, affirmant que les constructions avaient "un impact négatif sur la construction de la confiance et l'avancée du processus de paix".

MM. Moubarak et Peres ont également discuté de l'initiative de paix arabe d'inspiration saoudienne, présentée en 2002 et relancée en 2007.

Le plan prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-est pour capitale et un règlement "équitable et agréé" de la question des réfugiés palestiniens.

"Nous acceptons l'initiative de paix arabe afin de ramener la paix dans toute la région", a affirmé M. Peres.

"Au cours du siècle dernier, il n'y a eu aucun moment où parvenir à la paix était plus possible que maintenant. Ce serait une erreur de le rater", a-t-il ajouté.

M. Olmert continue à diriger un gouvernement de transition.

Arrivée de Shimon Peres à Charm-el-Cheikh

Le président israélien Shimon Peres est arrivé jeudi à Charm-el-Cheikh où il doit discuter avec son homologue égyptien Hosni Moubarak des efforts de l'Egypte en vue d'un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël et du processus de paix au Proche-Orient.

M. Peres, qui a été accueilli en grande pompe dans la station balnéaire des rives de la mer Rouge, a déclaré à des journalistes avant son départ d'Israël, qu'il chercherait à obtenir l'aide du Caire pour contribuer à la libération du soldat israélien Gilad Shalit.

Ce militaire a été enlevé par trois groupes de combattants palestiniens, dont l'un relevant du mouvement islamiste Hamas, en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza.

"Nous avons besoin que l'Egypte soutienne la libération du soldat", a dit M. Peres. "Il est évident que pour l'Egypte, le dialogue avec les forces qui détiennent Gilad est beaucoup plus facile".

L'Egypte joue depuis plusieurs mois un rôle majeur de médiation en vue d'un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël, l'Etat hébreu refusant tout contact direct avec ce mouvement radical qui lui conteste son droit à l'existence.

Le Hamas exige qu'Israël libère 1.400 prisonniers palestiniens, dont plusieurs centaines responsables d'attaques meurtrières contre des Israéliens, selon un haut responsable militaire israélien qui a requis l'anonymat.

Israël et le Hamas ont accepté un cessez-le-feu négocié par l'Egypte et largement respecté par les deux parties depuis le 19 juin.

Ce cessez-le-feu devait toutefois être complété par un accord sur l'échange de prisonniers qui n'a pour l'heure pas abouti, le Hamas et Israël divergeant sur le nombre et les identités des Palestiniens libérables.

La semaine dernière, M. Peres, lauréat en 1994 du Prix Nobel de la paix, s'était félicité de la reprise des discussions sur l'élargissement de Gilad Shalit, tout en s'émouvant qu'il faille "négocier avec un groupe fou d'extrémistes".

Selon un collaborateur du président israélien, les deux chefs d'Etat doivent aussi discuter des relations bilatérales, l'Egypte ayant été le premier pays arabe à signer en 1979 un traité de paix avec Israël.

MM. Peres et Mubarak doivent enfin évoquer les pourparlers de paix israélo-palestiniens relancés en novembre 2007 à la Conférence internationale d'Annapolis (Etats-Unis), a encore indiqué le collaborateur de M. Peres.

Ces pourparlers piétinent depuis de nombreuses semaines, notamment à la suite de la démission du Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui est soupçonné de corruption, et en raison des difficultés que Mme Tzipi Livni --nouveau chef du parti centriste au pouvoir Kadima-- rencontre pour former une nouvelle coalition gouvernementale.

En Israël, les fonctions du chef de l'Etat sont essentiellement honorifiques et représentatives.

M. Olmert continue à diriger un gouvernement de transition.