Israël : avec Tiyoul, Adam et Benjamin transforment la riposte aux fake news en jeu de société -vidéo-

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Deux Français de 27 ans ont créé Tiyoul, un jeu de société entièrement consacré à l'histoire d'Israël, avec plus de 1 000 questions, six figures emblématiques du peuple juif et une course finale vers Jérusalem. Né dans les vergers israéliens après le 7 octobre, le projet prépare une tournée en France avant de viser Los Angeles, New York et Miami.

Tiyoul, le jeu de société sur l'histoire d'Israël créé par deux Français de 27 ans : 1 000 questions, de Moïse à Omer Adam, et une course vers Jérusalem.

Par Claudine Douillet I le 27 septembre 2026

Deux amis, un choc : le 7 octobre

Adam Cohen est pharmacien. Benjamin Presberg, ingénieur formé à l'ESTP et à UCLA, ancien des Éclaireuses Éclaireurs Israélites de France, a fondé Grade Up, une entreprise de soutien scolaire. Ils se rencontrent en Israël en juillet 2023 et se lient aussitôt autour d'une passion commune : le tennis, Roland-Garros et Gaël Monfils.

Trois mois plus tard, le 7 octobre bouleverse tout. Dès décembre 2023, les deux amis s'envolent pour un volontariat agricole avec Taglit. Ils cueillent des oranges et des fraises, trient des vêtements pour les familles déplacées, préparent des colis pour les soldats.
« Ce voyage nous a profondément marqués », racontent-ils. Ils y retourneront à plusieurs reprises en 2024.

« Partagez la réalité » : la demande des soldats israéliens

Sur place, un constat les frappe. Des Israéliens de leur âge suspendent leur métier, leur famille, leur vie, pour partir au front défendre le seul État juif au monde. Quand Adam et Benjamin leur demandent comment aider, la réponse est unanime : « Vous qui voyez la réalité, partagez-la, faites la lumière sur ce qui se passe vraiment et pas sur ce que les gens voient sur les réseaux sociaux remplis de fake news. »

Lors des conférences géopolitiques organisées par Taglit, ils découvrent aussi leurs propres lacunes. Le sionisme, la création de l'État, le conflit israélo-palestinien :
« Même nous, qui étions attachés à Israël, avions encore beaucoup à apprendre. » Chez les jeunes et dans le grand public, le déficit leur paraît plus criant encore.

De retour en France, ils se plongent dans les livres. Face à la vague de fausses informations qui déferle sur les réseaux, ils veulent devenir « les plus calés possible » sur l'histoire d'Israël, prêts à débattre avec n'importe qui, « pour que la vérité puisse triompher ».

Deux Français de 27 ans ont créé Tiyoul, un jeu de société entièrement consacré à l'histoire d'Israël, avec plus de 1 000 questions, six figures emblématiques du peuple juif et une course finale vers Jérusalem. Né dans les vergers israéliens après le 7 octobre, le projet prépare une tournée en France avant de viser Los Angeles, New York et Miami. Tiyoul, le jeu de société sur l'histoire d'Israël créé par deux Français de 27 ans : 1 000 questions, de Moïse à Omer Adam, et une course vers Jérusalem. Par Claudine Douillet I le 27 septembre 2026 Deux amis, un choc : le 7 octobre

Deux Français de 27 ans ont créé Tiyoul, un jeu de société entièrement consacré à l'histoire d'Israël, avec plus de 1 000 questions, six figures emblématiques du peuple juif et une course finale vers Jérusalem. Né dans les vergers israéliens après le 7 octobre, le projet prépare une tournée en France avant de viser Los Angeles, New York et Miami.
Tiyoul, le jeu de société sur l'histoire d'Israël créé par deux Français de 27 ans : 1 000 questions, de Moïse à Omer Adam, et une course vers Jérusalem.
Par Claudine Douillet I le 27 septembre 2026
Deux amis, un choc : le 7 octobre

 

Tiyoul, un voyage dans l'histoire d'Israël

Plutôt qu'un livre ou un documentaire de plus, ils choisissent le jeu de société. « Une façon d'apprendre sans avoir l'impression d'étudier. » Le nom s'impose : Tiyoul, le voyage en hébreu.

Les cartes quiz couvrent quatre grandes périodes. Aux Origines explore l'époque biblique et celle des empires. Vers un État retrace le sionisme politique jusqu'en 1948. Israël depuis 48 va de l'Indépendance à nos jours. Cultures et Traditions balaie tout l'univers israélien, de la pkaïla à Omer Adam. Les cartes Défis, Estimation, Balagan et Mazal ajoutent humour, anecdotes et clins d'œil à la culture juive et israélienne.

De Moïse à Golda Meir, une course vers Jérusalem

Chaque joueur incarne une figure du peuple juif : Moïse, Theodor Herzl, David Ben Gourion, Golda Meir, Moshe Dayan ou Wonder Israël. Il parcourt la carte du pays, répond aux questions, relève les défis et accumule des pois chiches, la monnaie du jeu.

Le but : entrer le premier dans Jérusalem. Mais la victoire n'est pas acquise pour autant. Le vainqueur déclenche alors le « plan de partage du pois chiche », une ultime épreuve qui fixe le classement final. Un clin d'œil assumé à l'histoire, qui résume l'esprit du jeu : rire, débattre et repartir avec de vraies connaissances.

Un jeu pour les familles, les écoles et les non-Juifs

Tiyoul s'adresse aux familles, aux mouvements de jeunesse, aux écoles, aux associations étudiantes, aux bandes d'amis, mais aussi aux non-Juifs curieux de comprendre ce petit pays dont tout le monde parle. Des cartes enfants, plus accessibles, permettent à plusieurs générations de jouer autour de la même table.

Pour les deux créateurs, l'enjeu dépasse le divertissement. Côté juif, connaître cette histoire relève de la reconnaissance envers ceux qui ont bâti et défendent l'État d'Israël. Pour les autres, c'est la clé pour comprendre un pays trop souvent commenté par des gens qui le connaissent mal.

« Qui veut gagner des pois chiches ? » : l'association sur le terrain

En parallèle du jeu, Adam et Benjamin ont créé une association qui organise des événements interactifs. Leurs formats phares, « Qui veut gagner des pois chiches ? » et
« Questions pour un houmous », ont fait salle comble lors des soirées Reset aux Salons Hoche en janvier et au CEJ en juin. Ils ont aussi animé des sessions au Moadon pour le projet Oz, aux EEIF avant le départ en Israël des jeunes du programme PIF, et au lycée Georges Leven le jour de Yom Haatsmaout.

Leur pari : toucher un public qui ne se déplacerait jamais pour une conférence, aussi qualitative soit-elle. Chaque événement Tiyoul mise donc sur la participation totale de la salle.

Des jeunes qui veulent être « armés intellectuellement »

Sur le terrain, le constat se confirme. Les jeunes, y compris ceux issus d'écoles juives, connaissent peu l'histoire d'Israël. Mais ils ont soif d'apprendre. « Depuis le 7 octobre, beaucoup ressentent le besoin d'être davantage armés intellectuellement : comprendre l'histoire, connaître les faits, savoir répondre aux idées reçues », expliquent les fondateurs. « On apprend beaucoup mieux dans le jeu, l'échange et l'émotion que dans un format purement scolaire. »

Tournée en France, puis cap sur les États-Unis

L'ambition ne s'arrête pas là. Une tournée dans les principales villes de France est en préparation pour fédérer une véritable communauté Tiyoul. Une version anglaise suivra, avec une tournée américaine prévue l'an prochain à Los Angeles, New York et Miami.

Les créateurs de Tiyoul sont joignables par mail à tiyoul.lejeu@gmail.com et sur Instagram @tiyoul_jeu_de_societe. Plus d'informations sur tiyoul.fr.

 

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