New York préserve farouchement la mémoire du 11-Septembre

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             New York préserve farouchement la mémoire du 11-Septembre

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NEW YORK, le 11/09/07 - Les New-Yorkais se sont battus pour conserver intactes les cérémonies qui marqueront ce mardi le sixième anniversaire des attentats contre le World Trade Center.

Comme chaque année, les noms des 2.750 personnes tuées dans la destruction des tours jumelles seront lues un à un en présence du maire Michael Bloomberg et de son prédécesseur Rudolph Giuliani, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de l'an prochain.

La chaîne de télévision locale WABC a tenté de tourner en partie la page en ne diffusant pas la lecture des noms mais elle a dû renoncer devant les protestations des téléspectateurs.

Bloomberg lui-même a voulu déplacer le site de la cérémonie de Ground Zero, le site des "twin towers" qui est en travaux, mais il a dû finalement accepter d'y ouvrir un accès limité.

"Les attentats inhibent le discours politique", constate Doug Muzzio, professeur de sciences politiques au Baruch College. "Cela commence à diminuer mais tant qu'il y aura une guerre contre le terrorisme et une politique de terreur, le 11-Septembre en restera le symbole. Cela perdurera sans aucun doute jusqu'à la fin de ce cycle électoral."

Des associations de familles de victimes se sont opposées à ce que Giuliani s'exprime lors de la commémoration, en jugeant qu'il pourrait s'en servir à des fins électorales.

Mais l'ancien maire, qui a forgé une grande partie de son crédit à la tête des Républicains grâce à son action énergique après les attentats, parlera comme il le prévoyait, et ses conseillers ont assuré qu'il ne politiserait pas son discours.

Au total, 2.993 personnes ont péri dans les attaques du 11 septembre 2001 à New York, Washington et en Pennsylvanie.

"C'est le genre d'événement qui ne commence vraiment à susciter moins d'émotion que lorsque décèdent ceux qui étaient vivants le jour du drame", remarque Larry Sabato, spécialiste de politique à l'Université de Virginie.

"Cela prend du temps. Ce n'est vraiment que dans les années 1960 qu'on a pu discuter de Pearl Harbor de manière rationnelle sans qualifier les Japonais de tous les noms."

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