Olmert exige des Palestiniens l'application des conditions du Quartette

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
    Olmert exige des Palestiniens l'application des conditions du Quartette

j.jpgJERUSALEM, le 12/02/07,Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a exigé dimanche des Palestiniens l'application "totale" des conditions posées par le Quartette (Etats-Unis, ONU, Russie, Union européenne), après l'accord entre le Hamas et le Fatah sur un gouvernement d'union nationale.

Le Quartette exige la reconnaissance d'Israël et des accord conclus dans le passé entre l'Etat hébreu et l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP), regroupant les mouvements nationalistes, ainsi qu'une renonciation à la violence.

M. Olmert s'est toutefois donné du temps avant de se prononcer définitivement sur l'accord conclujj.jpg jeudi à La Mecque. "Israël ne rejette pas et n'accepte pas cet accord. A ce stade, tout comme la communauté internationale, nous l'étudions en détails", a-t-il affirmé, selon des propos rapportés par la radio militaire.

Il a toutefois prévenu qu'Israël romprait tout contact avec le président Mahmoud Abbas, chef du Fatah et partisan d'un règlement négocié du conflit, si le prochain gouvernement palestinien n'acceptait pas l'application des conditions du Quartette, selon la même source.

La porte-parole du gouvernement s'est cependant montrée très prudente. Lors de la réunion, "tout le monde a dit +Attendons de voir+. Nous en sommes toujours au stade de l'étude de la situation", a affirmé Miri Eisin.

jjj.jpg"Il n'y a même pas encore les grandes lignes de bases du gouvernement. Nous ne savons pas de quoi il retournera. (M. Olmert) n'est pas allé plus loin que cela", a-t-elle ajouté. MM. Olmert et Abbas doivent se rencontrer, sous l'égide de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, le 19 février dans un lieu encore non précisé, deux jours avant une réunion du Quartette à Berlin. Le Hamas a réaffirmé de son côté que l'accord signé le 8 février à La Mecque après plusieurs mois de négociations infructueuses, ne valait pas une reconnaissance de l'Etat hébreu. L'accord est intervenu après des affrontements meurtriers qui avaient fait au moins 67 morts depuis le 25 janvier alors que les Territoires palestiniens sont aux prises avec une crise politico-financière sans précédent. Le texte ne mentionne pas explicitement Israël, mais évoque le respect des accords passés entre Israël et l'OLP. M. Abbas a annoncé au Caire que l'actuel Premier ministre issu du mouvement islamiste, Ismaïl Haniyeh, serait chargé officiellement le 15 février de former ce gouvernement. "L'accord de La Mecque ne comprend rien qui fasse référence à la reconnaissance d'Israël mais est un accord pour normaliser les relations interpalestiniennes", a indiqué le conseiller de M. Haniyeh, Ahmed Youssef. "Nous respecterons les accords qui ont été signés avec Israël, qui ne les applique de son côté pas beaucoup", a-t-il ajouté. Des commentateurs israéliens ont souligné que le cabinet israélien, en n'adoptant pas une position tranchée, espérait se donner une marge de manoeuvre pour convaincre les Européens de ne pas lever le boycottage économique. Ceux-ci ont salué l'accord entre les mouvements rivaux tout en restant prudents tandis que les Etats-Unis ont demandé du "temps" pour l'étudier. Par ailleurs, une manifestation contre les travaux controversés près de l'esplanade des Mosquées, qui ont repris dans la matinée, a été dispersée.

Quatre personnes ont été interpellées. Vendredi, 20 Palestiniens et 15 policiers israéliens avaient été blessés dans des heurts sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam, bâti sur le site du Temple juif détruit par les Romains en l'an 70. L'ultime vestige est le Mur occidental (des Lamentations), haut lieu du judaïsme. Israël a commencé mardi des fouilles archéologiques avant la pose de poutres de soutènement pour une rampe, actuellement endommagée, menant à la porte des Maghrébins qui donne accès à l'esplanade. Mais selon l'Office des biens religieux musulmans, ces travaux menacent les fondations de l'esplanade.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi