Israël. L'alya d'aujourd'hui. Ces nouveaux sionistes. La famille Bedok, William et Corine à Natanya

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Corinne_William_Bedock.jpgToujours à la rencontre et à la découverte de ces familles, de ces couples qui ont décidé un matin ou presque ,de faire leurs valises et de venir vivre en Israël.

(Précédemment un entretien exclusif avec Yaël Elkyess avocate à Natanya

A Natanya, également, nous avons rencontré la famille Bedok William et Corine et leurs deux petites filles installés depuis 4 ans en Israël à Natanya.

Originaire de Lyon où William exerçait son métier de coiffeur dans son propre salon pendant 7 ans, où ils ont également, fait construire leur maison à Villeurbanne dans la banlieue lyonnaise; une vie plutôt aisée et tranquille, mais leur esprit aventurier les entraîne, tout d'abord, en Martinique pour rejoindre le frère de William où ils y restent 20 mois.

Corine est stérile, elle ne peut avoir des enfants qu’avec des fécondation in vitro, c’est ainsi qu’elle a eu sa première fille.

Ils souhaitent ardemment un second enfant.
Elle fait donc des allers-retours, entre la Martinique et la métropole, pour mettre en route cette seconde grossesse.
 En vain.
Entre temps, en France, la loi pour les fécondations in vitro, change, elles sont limitées à trois ou quatre maximum pour être remboursées. Possibilités épuisées.

C’est alors que sur un coup de fil de sa mère elle apprend que les fécondations in vitro,en Israël, sont illimitées et remboursées.

L’aventure de la Martinique touche à sa fin, une décision s'imposait.
Le moment était venu de rentrer à la maison. Mais c'était où la maison ? En métropole, à Lyon, en Israël ou ailleurs ?
Couple aventurier, la tentation est forte, d'aller n'importe où, tentait une nouvelle expérience. Pourtant cette fois la question devenait cruciale.

Puis, comme dans chaque histoire, intervient la Providence, le hasard, le destin, Dieu, ou les anges...Un événement, à première vue, insignifiant devient le propulseur vers votre nouvelle vie, et vous place dans votre direction.

Sur le conseil d’un chauffeur de taxi...  ils vont voir le Rav Mimoun à Marseille, afin de recevoir une bénédiction pour un second bébé et des conseils pour leur prochaine destination.
William envisageait même de partir aux USA,à cette époque,  le rêve américain,Corine, elle, dans son désir d'enfant, penchait plutôt vers Israël.

La réponse de Rav Mimoun de Marseille ,se fit sans hésitation " Tu vas directement en Israël, tu fonces" « Il  ne nous donna pas de bénédiction pour les enfants, nous avons été un peu déçu. »
Raconte William,
Partir en Israël de la part d'un rabbin semblait un peu simple.
"Cependant - poursuit William -  je dois absolument ajouter, qu'au moment où l'on prit congé de lui, il courra après moi en me regardant bien dans les yeux, me dit :
" Tu réussiras , mais par contre tu ne critiqueras jamais la terre d'Israël ni ceux qui y vivent, et tu réussiras".
Il ajouta : "Tu te lèveras demain matin et tu voudras faire l'alya". Je n'étais vraiment pas chaud. Je dois dire que nous sommes repartis un peu déçus de cet entretien. ça n'allait pas dans le sens que j'espérai. Pas même une bénédiction pour les enfants.. »

William, malgré le fait de cette prédiction, n'est pas du tout tenté par l'aventure de l'alya.

Le souvenir de son premier séjour en Israël en 2006 ne lui avait pas laissé un souvenir mémorable, pas de déclic particulier entre lui et cette terre.
Il n'y pense donc plus et ils rentrent à Lyon.

Pourtant, le lendemain, la rencontre « fortuite » avec Shalom Gurewitz  chez les parents de Corine, à Villeurbanne ,un très bon ami de son père, lui fait changer d'avis.
Shalom qui a convaincu William qu’il aurait du travail en Israël, en citant l' exemple de la réussite d'un coiffeur. 
William se décide donc de faire l'alya.

Retour en Martinique pour faire leurs valises puis à Lyon pour tout vendre, le salon, leur maison ,avec une belle plus value, ce qui alerte le fisc et leur coûte un contrôle fiscal.
Ferment leurs comptes bancaires et partent en Israël.

Et ce qui devait arriver, arriva.
Lorsque l'on prend une décision, d'une telle ampleur, les portes de l'univers s'ouvrent, dit-on.
Ce qui semblait impossible devient alors un champ de tous les possibles.

Très rapidement l'acquisition d'une maison à Natanya, l'ouverture d'un salon branché, et en douze mois et après trois nouvelles tentatives de fécondation in vitro, un nouveau bébé, une petite fille.

« Cette seconde naissance, nous l’avons espérée à trois » raconte Corine.
« Ma fille aînée ,Sheli, priait tous les jours pour l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. Lorsque je lui ai annoncé la nouvelle, elle remercia Dieu avec une telle gratitude malgré son jeune âge, que j’ai été bouleversée. 

Pourtant ce miracle a failli virer au cauchemar.
Alors que j’étais enceinte de trois mois, un coup de fil de mon médecin traitant, m’annonça que le résultat des derniers examens de sang, indiquait le risque d’une trisomie 21 ou 18.
Résultat qu’il fallait confirmer par la pratique d’une amniocentèse et avorter.
J’ai accepté la terrible nouvelle mais bien décidée d’accepter aussi la venue de cet enfant tel qu’il viendrait. Je refusais donc l’ amniocentèse qui était un facteur à risque de fausse-couche.
Je décidais ainsi de vivre pleinement ma grossesse.
La naissance fût une vraie délivrance, celle d’une superbe petite fille, éclatante de santé et de vigueur. « (ndrl :je confirme …) 
 filles-Bedock.jpg

« Ainsi - poursuit Corine -  les miracles se sont succédés, au fil des rencontres, chaque refus ou contrariétés à nos attentes, était un tremplin vers une nouvelle opportunité.
Par exemple le refus d’un prêt bancaire fût l’opportunité d’acquérir notre salon de coiffure et la maison dans de meilleures conditions »


La clé de leur réussite ?
Il y en a plusieurs.
Selon Corine et William;  l'application de la règle d'or exprimée par le Rav Mimoun " Ne jamais critiquer la terre d'Israël et ceux qui y vivent" ainsi que « Pense bien et ça va venir bien » leur ont permis de réaliser un idéal de vie.


L’état d’esprit est la clé ,sans l’ombre d’un doute, de la réussite ou de l’échec, partout et particulièrement ici en Israël.

En Israël, 

cette règle nous oblige à intégrer la culture israélienne, à penser autrement, de comprendre qu’Israël fonctionne encore sur un mode oriental, à ne plus penser à « la française », d'accepter les aléas de la vie et d'accueillir les épreuves, sans « râler », abandonner définitivement cette « spécialité française » au profit d’un nouveau regard sur les difficultés de la vie.
Développer cette philosophie, oblige notre patience, force notre volonté, et au final nous aide à exploiter des qualités encore insoupçonnées.
L'ouverture d'esprit est essentielle, être positif quels que soient les événements de la vie en Israël, force le destin en notre faveur.

« Nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont fait confiance, nous ont donné des coups de pouce afin de nous faciliter notre installation en Israël.
Par exemple,l’achat de la voiture, voiture d’occasion, où j’ai refusé de payer un supplément pour une garantie de 6 mois, persuadé que si il y avait une  garantie c’est que la voiture n’avait pas de problème particulier.
Le lendemain matin, la voiture tombe en panne, grosse panne.
Je retourne donc voir le gérant du  garage qui me l'a vendue et dont j’ai refusé de prendre la garantie, et contre toute attente, ne me laisse pas tomber.
Il m’accompagne au garage, et paye la réparation. » Raconte avec émotion William.

"Même attitude de la part de mon fournisseur des produits pour mon salon de coiffure.
Je  n’avais pas de quoi le payer, ayant beaucoup dépensé pour les travaux du salon .
« Quand tu commenceras à travailler tu me payeras » me dit-il
Je lui devait 65000 NIS soit plus de 10000 euros et pourtant aucune pression de sa part ,aujourd’hui je travaille et je rembourse."

Corine, conclut en ces termes
« C’est pour cela que je dis qu'à toute chose malheur est bon.
Si je n’avais  pas été stérile je ne serais pas venue en Israël, nous sommes venus avec le cœur blanc, avec de bonnes intentions, celles de faire un bébé. »
William poursuit « Dans mes clients français beaucoup quittent Israël, problèmes dans le couple, problème de « parnassa » - revenus-.
J’ai observé que ceux qui critiquaient Israël, Israël leur rendait bien, c’est d’une certaine façon la "loi du retour", leur vie devenait plus difficile.
Sans un esprit ouvert il est impossible de vivre en Israël.
Le changement est total. 
Impossible de faire un copier-coller de son ancienne vie.
Ce n’est pas nous qui choisissons Israël c’est Israël qui nous choisit. »



Aujourd'hui à l'ombre,dans le jardin, de leur villa à Natanya ,William, Corinne et leurs deux filles n'envisagent pas de quitter Israël, au contraire, ils ont plein de projets : vendre leur maison, pour une maison plus grande avec une piscine, prévoit dés à présent l'avenir de leurs enfants en Israël, et pourquoi pas un petit garçon pour l'année prochaine ?

Pourtant la réalité du quotidien, ici, se fait par la force du poignet, William ne cache pas qu'il travaille beaucoup plus pour gagner moins. Il ne compte pas les heures passées dans son salon.
La vie facile et tranquille en France est loin.

Ont-ils des regrets ? à votre avis… 😉

Claudine Douillet

Si vous habitez à Natanya ou êtes de passage, n'hésitez pas d'aller voir William dans son salon de coiffure et d'esthétique avec cabine d'esthétique

William Manino 
6/8 rue NITSA à Natanya

Tel : 09.882 45 81
Accueil VIP assuré.

Vos réactions

  1. charlybedok@hotmail.com'bedok

    je vous remercie concernant votre article sur l alya de mon fils dont je suis fier de mes enfants et j espere les rejoindre tres vite amen

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