Bush quitte Israël après trois jours d'efforts pour relancer la paix

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        Bush quitte Israël après trois jours d'efforts pour relancer la paix

TEL-AVIV,le 11/01/08 - Le président américain George W. Bush a quitté Tel-Aviv vendredi au terme du premier voyage de sa présidence en Israël et en Cisjordanie, au cours duquel il aura prédit un accord de paix avant fin 2008.
M. Bush s'est envolé pour le Koweït après un pèlerinage sur des lieux saints chrétiens en Galilée dans le nord d'Israël et une émouvante visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem, à Jérusalem.

"Merci pour votre hospitalité (...) Cela a été une visite très positive", a déclaré M. Bush, en disant qu'il comptait revenir en Israël, peu avant d'embarquer à bord de l'avion présidentiel à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Durant son séjour de trois jours en Israël et en Cisjordanie, le premier dans la région depuis le début de sa présidence en 2001, il a prédit un accord de paix israélo-palestinien d'ici à la fin 2008, avant la fin de son mandat en janvier 2009.

Après 48 heures consacrées à des discussions avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert à Jérusalem et le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie, le dernier jour de sa visite a pris un caractère plus émotionnel et symbolique.

Au mémorial de la Shoah, passage obligé pour tout dignitaire étranger, M. Bush, les yeux embués par les larmes, a écouté une chorale d'enfants chanter un poème écrit par Hanna Senech, victime des nazis : "Mon Dieu, Mon Dieu, que cette chanson ne finisse jamais..."

La tête couverte d'une kippa, il a ravivé la flamme qui brûle dans le "hall du souvenir" à la mémoire des six millions de juifs exterminés durant la Seconde Guerre mondiale. "C'est un sombre rappel que le mal existe et un appel à lui résister lorsque nous le rencontrons", a-t-il dit après sa visite à Yad Vashem. "C'est une expérience émouvante, c'est un important souvenir vivant".

Il s'est ensuite rendu en Galilée pour visiter en privé l'église des Béatitudes, sur les hauteurs dominant le Lac de Tibériade, où le Christ aurait prononcé le Sermon sur la montagne.

Sur le processus de paix israélo-palestinien, M. Bush a tracé jeudi les grandes lignes d'un accord menant à la création à terme d'un Etat palestinien qui coexisterait en paix avec l'Etat israélien. Utilisant un langage exceptionnellement vigoureux à l'adresse du grand allié israélien, il a dit que l'occupation des territoires palestiniens et la colonisation juive devaient cesser.

Avec la poursuite des tirs de roquettes sur Israël à partir de Gaza et des projets de colonisation à Jérusalem-est, le scepticisme reste largement répandu quant à la faculté de ses interlocuteurs, MM. Olmert et Abbas, à résoudre des litiges profonds et à faire accepter par leurs opinions les "concessions politiques douloureuses" que M. Bush a réclamées.

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a prévenu qu'il ne serait pas engagé par un éventuel accord de paix.

Israéliens et Palestiniens doivent commencer la semaine prochaine les négociations sur les questions essentielles au coeur d'un éventuel règlement, comme le tracé des frontières, le statut de Jérusalem ou le sort des réfugiés, selon la présidence du Conseil israélienne.

Dans le Golfe, le président américain, attendu d'abord au Koweït, puis à Bahreïn, aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite, doit poursuivre son effort pour résoudre un conflit israélo-palestinien vieux de 60 ans en exhortant les pays arabes à soutenir son entreprise.

Mais, dans ces Etats pétroliers qui font face à l'Iran de l'autre côté du Golfe, la montée en puissance de la République islamique dans une région stratégique ainsi que le défi nucléaire qu'elle représente s'annonçaient comme l'autre grande préoccupation, comme ils l'ont été en Israël.

M. Bush entend assurer aux alliés arabes que, malgré un retentissant rapport en décembre du Renseignement américain paraissant minimiser le danger nucléaire iranien, les Etats-Unis demeurent déterminés à assurer la sécurité dans le Golfe et à contenir l'Iran.

Si les pays arabes sont préoccupés par la montée de l'influence d'un Iran profitant de la situation irakienne, ils s'inquiètent aussi des conséquences d'une nouvelle guerre américaine. M. Bush va leur dire que, si "toutes les options restent sur la table", il épuiserait d'abord les moyens diplomatiques.

M. Bush achèvera sa tournée en Egypte le 16 janvier.

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