Israël : Prières interdites à Tel Aviv, une décision sous le feu des critiques

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Prières interdites à Tel Aviv : une décision sous le feu des critiques

Interdiction des prières dans les lieux publics à Tel Aviv en Israël.

La municipalité de Tel Aviv a récemment annoncé qu'elle n'autorisera pas la tenue de prières dans les espaces publics pendant les fêtes de Tishri, une décision qui a suscité une vive controverse.

Le ministre de l'Énergie, Eli Cohen, a qualifié cette décision de « source de division » et a demandé son annulation.

La ministre Mai Golan a réagi encore plus fermement, dénonçant une décision « méprisable » de la municipalité, qu'elle accuse de vouloir « piétiner les coutumes des traditionalistes. »

Cette interdiction fait suite à des affrontements survenus lors des prières de Yom Kippour à Tel Aviv.

Dans une lettre adressée aux organisateurs de ces événements, Robi Zaloff, directeur général adjoint de la municipalité, a précisé que cette décision faisait suite à plusieurs demandes de la part de diverses communautés pour organiser des prières dans les espaces publics, tels que les places et les jardins de la ville.

Zaloff a souligné que la pratique d'aménager des espaces publics pour les prières de Yom Kippour avait été introduite pendant la pandémie de COVID-19 pour permettre la distanciation sociale.

Cependant, il estime qu'il est désormais temps de revenir à la situation antérieure, où les prières se tiennent exclusivement dans les synagogues.

Dans sa lettre, Zaloff a expliqué que la municipalité de Tel Aviv ne soutient plus l'utilisation intensive des places et des jardins publics pour des événements religieux privés, soulignant l'importance de maintenir ces espaces libres pour d'autres usages publics.

Par conséquent, toutes les demandes d'organiser des prières dans ces lieux ont été rejetées.

L'annonce a provoqué une vague de colère, non seulement parmi les citoyens, mais aussi au sein du gouvernement.

Eli Cohen a déclaré : « Alors que l'État d'Israël est en guerre et que nos soldats se battent côte à côte, nous devrions tous œuvrer pour l'unité nationale. Cette décision est déroutante, source de division, et doit être annulée. »

La ministre Golan a exprimé son indignation en affirmant que la décision de la municipalité reflète une volonté de « causer intentionnellement de la douleur » aux traditionalistes.

Le député Matan Kahana a également critiqué la décision, en la qualifiant de contraire aux valeurs libérales et en déplorant l'interdiction des prières de Tishri dans les rues de Tel Aviv.

L'organisation Hutam a également dénoncé ce qu'elle perçoit comme un traitement discriminatoire, soulignant que la municipalité avait permis des prières musulmanes dans les mêmes espaces publics.

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