Israël est en crise : Dan Proper sonde l'économie israélienne

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Israël est en crise : Dan Proper sonde l'économie israélienne

Dan Proper, Ancien Président d'Esem : « Israël Est dans une Situation Critique »

Dan Proper, ancien président d'Esem et figure de proue de l'industrie israélienne, tire la sonnette d'alarme concernant la situation économique et politique d'Israël.

Âgé de 83 ans, Proper, désormais homme d'affaires privé après s'être retiré de la vie publique il y a deux ans, ne mâche pas ses mots : « Israël est au fond du gouffre. Sans changement politique, rien ne changera. Nous sommes dans une situation extrêmement difficile sur les plans politique, diplomatique, sécuritaire et économique. »

Proper, qui a été président de l'Association des fabricants d'Israël et a reçu le prix de l'industrie, exprime son inquiétude face à l'affaiblissement du secteur de la haute technologie israélienne, illustré par une diminution des investissements et le départ de nombreux talents à l'étranger.

Il appelle à une prise de conscience urgente : « Si cette situation perdure, nous pourrions nous détériorer encore davantage. J'espère sincèrement que l'économie et le pays pourront se redresser. »

Il critique sévèrement le gouvernement pour sa gestion de l'économie, soulignant l'absence d'un budget adéquat et le manque d'attention accordée aux enjeux économiques.

Cela, selon lui, décourage les investisseurs étrangers : « L'économie ne peut pas prospérer sans solutions politiques ou sécuritaires claires. »

Interrogé sur la responsabilité de l'industrie alimentaire et du secteur privé dans la hausse du coût de la vie, Proper pointe du doigt le gouvernement, qu'il accuse d'être le principal responsable : « Le gouvernement est en grande partie à l'origine de l'augmentation des prix, avec la hausse des taxes sur la propriété, l'électricité, l'eau, etc. Contrairement à l'Europe, où les agriculteurs sont subventionnés pour réduire les coûts des produits, Israël ne leur accorde aucun soutien. »

Il souligne également l'impact de la TVA élevée en Israël, qui atteint 17 %, contre une moyenne de 7 à 8 % en Europe sur les produits alimentaires.

Cette situation, dit-il, pèse lourdement sur les consommateurs israéliens, en particulier sur les produits de première nécessité : « Pourquoi un citoyen israélien devrait-il payer 17 % de TVA sur le pain, la nourriture pour bébé et l'eau qu'il boit ? C'est un scandale. »

En conclusion, Dan Proper appelle à une réforme significative et suggère de comparer la TVA sur les produits alimentaires de base en Israël à celle pratiquée en Europe.

Il considère que la réduction de la TVA serait une mesure cruciale pour alléger le fardeau économique des Israéliens.

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