HyperCasher: les victimes seront probablement enterrées en Israël

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rassemblement à Tel-Aviv pour les victimes des attentats en France

 

Ce matin, un responsable du ministère israélien des Affaires étrangères à déclaré à I24 "Les quatre personnes tuées dans la prise d'otage de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes vendredi seront certainement enterrées en Israël".

"Les victimes seront enterrées dans le cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem", a souligné Robert Ejnes, directeur exécutif du CRIF à Ynet.

Voici le portrait des quatre victimes de l'attentat de l'HyperCasher:

Yoav Hattab, 21 ans, était le fils du grand rabbin de Tunis et directeur de l’école juive, Benyamin Hattab. Originaire de La Goulette, il était venu étudier en France et travaillait comme responsable commercial d’une petite entreprise. "C’était quelqu’un d’extraordinaire, c’est une perte énorme", déplore la présidente de l’association tunisienne de soutien aux minorités au journal Libération.

Yohav venait tout juste de rentrer d'un voyage organisé en Israël par Taglit, une organisation à but non lucratif qui prend en charge gratuitement de jeunes Juifs de 18 à 26 ans pendant 10 jours pour leur faire découvrir Ie pays.

Yohan Cohen, 22 ans. Sa petite amie Sharon témoigne:  "Il (Amedy Coulibaly, ndlr) a pris une partie de moi, je n'ai plus de mots pour décrire ma tristesse (...) je suis détruite pour le reste de ma vie, tous nos plans pour l'avenir, tout ce que nous nous étions promis (...) Comment vais-je faire sans toi?". Yohan travaillait depuis l'année dernière pour payer son mariage.

"La police a raconté à la famille que le terroriste a menacé de tuer un enfant de 3 ans et que Yohan a tenté de l'en empêcher, raconte un cousin à Ynet. "Yohan a réussi à se saisir de l'arme du terroriste mais avant qu'il n'ait pu le neutraliser, le terroriste l'a tué".

Philippe Braham, 45 ans, laisse derrière lui quatre enfants. Il était ingénieur en informatique et travaillait près du supermarché. Comme tous les vendredis matin, il allait faire les courses pour préparer le Shabbat. Sa famille est pratiquante, son frère est rabbin de la synagogue de Pantin. Philippe était lui-même un membre actif de la communauté de Montrouge.

"Il était sioniste et rêvait de faire son aliyah (...) mais ça n'arrivera plus jamais", raconte un proche. "Philippe aimait profondément Israël. Chaque fois, il me disait: Si Dieu veut, nous partirons bientôt".

Philippe était un homme doux et attentif, il ne disait jamais de mal de personne, témoignent encore des proches. Refaël, son fils de 14 ans était en Israël quand il a appris la nouvelle.

Francois-Michel Saada, 64 ans. Il était gestionnaire de fonds de pension. Il laisse derrière lui deux enfants qui vivent en Israël. "Il ne vivait que pour faire le bonheur de sa famille, il était un père et un mari exemplaire", a affirmé un de ses proche à Ynet.

Caroline Haïat

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