RAM'ALLAH ? NON, BETHLEEM !

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RAM'ALLAH ? NON, BETHLEEM !

 

Ils ont d'abord pensé à Ram'Allah mais, bastion trop marqué de l'islamisme radical, ils se sont rabattus sur Bethléem, ville plus consensuelle puisque prétendument chrétienne.
En omettant prudemment de dire que le passage de cette ville sous administration palestinienne l'a quasiment vidée de sa population chrétienne ; celle-ci craignant pour sa sécurité au regard du triste sort quotidien des 15 millions d'arabes chrétiens vivant dans les pays musulmans.
Comment interpréter la subite ingérence de la municipalité ajaccienne sur la scène politique internationale ? Car il ne s'agit pas moins que de cela.
Il y a plusieurs niveaux de lecture.
D'abord la mainmise des communistes sur la municipalité ;
Faute d'apprécier le drapeau à tête de maure, jugé trop raciste, ceux-ci rêvent de voir Ajaccio pavoiser aux couleurs palestiniennes.
Ensuite, l'entrisme d'associations minoritaires fortement médiatisées prétendant défendre certains droits de l'homme et une liberté, très surveillée, de la pensée ; associations manifestant souvent en public avec les nationalistes qu'elles détestent en privé. Curieux attelage.
Enfin, en période électorale, il n'est pas inintéressant de flatter certains votes communautaires.
Vu la configuration dogmatique des porteurs du projet de jumelage, on peut penser aussi qu'Ajaccio a vocation à devenir la tète de pont de l'ouverture de la Corse vers les pays arabo-musulmans.
Mais qu'en pense l'ajaccien ?
S'il s'agissait d'un jumelage avec Andorre ou San Marin, on aurait pu penser qu'il exista un consensus tacite avec la population ajaccienne. Mais on impose tout simplement une démarche politique lourde de conséquence, sans consultation et sans assentiment des premiers intéressés.
On ne pourra donc pas en vouloir aux ajacciens de trouver la précipitation suspecte et minée d'arrières pensées, lesquelles, comme toute bonne mine, risquent de leur exploser à la figure.
Les ajacciens, paisibles et pacifiques, préfèreront toujours voir défiler Les Grognards sur le cours Napoléon plutôt que le Hezbollah ou la Djihad islamique.
Enfin, ces mêmes ajacciens aspirent-ils vraiment à ce genre d'offensive diplomatique internationale ?
Ils pensaient, naïvement peut être, qu'au vu de l'état de la commune, la municipalité s'occuperait d'abord et avant tout de politique ajaccienne.
Mais reste-t-il encore un ajaccien à la mairie d'Ajaccio ? »


Francis Nadizi

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