Edito par Claudine Douillet le 21 septembre 11. Rosh Hachana période du jugement et du pardon

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berechit.gifBonjour à tous et toutes !

Rosh Hachana avance à grands pas  et nous traversons selon notre tradition, les jours terribles , jour du jugement  suivi par Kippour, le jour du Grand Pardon.

C'est une période d'introspection, où nous devons énumérer nos pêchés, afin de commencer une nouvelle année dans la joie , l'allégresse,  libéré du poids conscient et , le plus souvent ,inconscient de nos mauvaises actions.

Les décrets divins sont écrits par le sang ou par la boue.

La notion de pêché étant différente dans le judaïsme, il convient ici-même de la redéfinir.
Dans les textes, nous retrouvons  un soucis permanent du comportement que nous devons avoir vis-à-vis d'autrui, appelé aussi relation horizontale.

En effet, on part du principe que quiconque se comporte avec équité, intégrité vis-à-vis de son prochain est bien supérieur à celui qui prie tous les jours à la synagogue et dont le coeur est sec.
En respectant mon prochain je respecte sa partie divine et inclue Dieu dans ma démarche.

Nous connaissons tous dans notre entourage, des piliers de synagogue parfois même des responsables de communauté qui n'ont aucun état d'âme à tomber dans les pires calomnies, colportant à qui mieux mieux mensonges , rumeurs, et ne font que défigurer la Thora dans son principe fondamental "d'aimer son prochain comme soi-même" et le fameux  "KaMoHa " - qui est comme toi-.

Le Talmud a codifié de façon précise le comportement que nous devons avoir vis-à-vis d'autrui, rappelons que c'est ce même code qui a servi aux fondements de la société.

Ainsi seront jugé, pendant cette période chargée de sens, nos actions vis-à-vis de notre entourage, de nos amis comme de nos ennemis, car eux aussi font partie du projet divin.

Quiconque a fait du mal à autrui, en le dénonçant, en l'accusant à tort, en le diffamant, en portant de faux jugements , en l'humiliant en public, en colportant de vaines paroles, doit lui demander pardon.

Il faut beaucoup d'humilité pour le faire, mais ce n'est qu'à ce prix que nous seront pardonné

Quand ce comportement va jusqu'à faire des procès d'intention, ou tout autre procès d'ailleurs, nous devons savoir ce qu'enseignent nos textes et voici qu'il est dit : Tout juif  ayant porté à la connaissance d'un Tribunal un litige avec un autre juif ,au lieu de le porter au Beth-Din, est considéré comme Kharet,  -  ex-communié, retranché de sa communauté- pour le restant de ses jours.
Il devra se dénoncer au Beth-Din afin d'être jugé.

De telles lois laissent songeur,  pourtant elles sont pleines de bon sens, en effet comment prier Dieu,  être à la tête d'une communauté, quand on est soi-même qu'un sale type prêt à violer les premiers préceptes,  faire le bien et respecter son prochain ?

Vous l'avez compris, la médisance est interdite, répandre des rumeurs aussi, mais attention,  il faut prévenir quelqu'un qu'il court un danger à travailler, ou à fréquenter telle personne, faire profiter de notre expérience, est un acte de justice, c'est le 'Hessed.  Ne rien dire,  se taire, c'est laisser faire le mal.

En cette période de jugement,  pardonnez du fond du coeur, le mal que l'on vous a fait, et demandez pardon pour le mal que vous avez fait,  vous serez pardonné et surtout libéré.
Pardonner est un acte divin. Cultivez la joie en toutes circonstances, regardez la vie devant vous. N'ayez pas peur.

'Hag Sameah et soyez inscrit dans le livre de la Vie
Claudine Douillet

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