Arletty "Mon coeur est français, mais mon cul est international "

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mercredi soir sur France2 Arletty et sa passion coupable pendant la seconde guerre mondiale

Mercredi 11 mars à 20h sur France 2
Arletty la passion coupable

Voir aussi pour se donner une idée de Chantons sous l'occupation - le film courageux d'André Halimi - cliquez-ici article  (les vidéos du film ont malheureusement disparues)

 

Paris vit sous le joug de l'Occupation allemande. En plein tournage des «Enfants du paradis», Arletty, actrice anticonformiste, continue de vivre au gré de ses envies. Alors qu'elle entretient une relation amoureuse controversée avec Antoinette, membre de la Résistance, elle tombe sous le charme d'un jeune officier allemand, Hans Jürgen Soehring. La liaison fait bruire le Tout-Paris, aussi bien dans les milieux collaborationnistes que résistants. Mais rien ne déstabilise la comédienne qui, portée par cet amour intense et ravageur, refuse de se ranger dans un camp au nom de sa liberté de femme...

En mars 1941, Arletty s'éprend de l'officier allemand Hans Jürgen Soehring. Dans le Paris de l'Occupation, la liaison de la comédienne française la plus populaire du moment avec un « boche » passe mal. Malgré l'entregent de sa maîtresse Antoinette, une aristocrate qui finance la France libre, la vedette d'Hôtel du Nord est bientôt placée sur une liste noire par les résistants...

Laetitia Casta, l'ex-top-modèle chic, dans le rôle d'Arletty, la titi gouailleuse ? C'est peu dire que l'annonce par France 2 du tournage du téléfilm d'Arnaud Sélignac en juin dernier nous avait laissés dubitatifs.

Dans cette fiction qui ne quitte jamais le point de vue de son héroïne (au risque d'une représentation trop simpliste et peu flatteuse de la Résistance), le mannequin devenue actrice réussit pourtant une composition étonnante, et constamment crédible.

Elle a eu l'intelligence de ne pas chercher à imiter Arletty à tout prix, pour mieux incarner, avec une grande sensibilité, les tourments d'une femme libre et indépendante soudain aveuglée par la passion. Son interprétation donne une belle intensité romanesque à ce mélodrame soigné — décors et, surtout, costumes sont somptueux. Avec, plaisir supplémentaire, une reconstitution très émouvante du tournage des Enfants du paradis... — Samuel Douhaire

 

Contre

La fesse ferme, le menton volontaire : Dieu qu'il est beau, l'amant allemand de Léonie, dite Arletty. Et qu'elle est belle, la môme de Courbevoie, sous les courbes et les traits de Laetitia Casta, qui donne vie au personnage en dépassant l'imitation. Mais qu'elle est fade, leur relation dans cette oeuvre décorative, qui échoue à saisir la passion qui souda ces deux-là à tel point qu'Arletty ne se remit jamais de leur séparation.

Réduite à une série d'étreintes et de situations comme échappées d'un roman à deux sous, l'histoire d'amour franco-allemande ne pèse rien face à l'Histoire qui se joua autour d'eux. Incapable de problématiser le caractère « coupable » de leur amour, Arnaud Sélignac sabote évidemment la scène dans laquelle Arletty comparaît devant la Résistance. « Mon coeur est français, mais mon cul est international », avance-t-elle crânement pour sa défense. A n'opposer à sa désinvolture que la sottise de ses contempteurs, le téléfilm fait preuve d'un apolitisme « arlettyen » qui confine à l'indifférence. — François Ekchajzer

Samuel Douhaire;François Ekchajzer
Arletty, une passion coupable d’Arnaud Sélignac

Laetitia Casta incarne l'une des actrices mythiques du cinéma français, frondeuse et passionnée, dans le téléfilm Arletty, une passion coupable, d'Arnaud Selignac, qui sera diffusé en mars sur France 2. Un film qui porte sur une page précise de son histoire, sa relation amoureuse pendant la Seconde guerre mondiale avec l'officier allemand Hans Jürgen Soehring. L'occasion d'inviter Laetitia Casta Rue du Premier-Film pour évoquer avec elle la figure d'Arletty, ainsi que son propre parcours de comédienne. Un cycle de films phares d'Arletty sera également programmé pour compléter cet hommage à celle qui incarna parmi les plus beaux personnages de femme libre dans le cinéma français.

Paris sous l’Occupation, tournage des Enfants du Paradis. Arletty entretient une relation amoureuse avec Antoinette, membre de la Résistance, et tombe sous le charme d’un officier allemand...

Sources télérama, et allo-ciné

 


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