7 octobre : Paris interdit la manifestation « contre le génocide »

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7 octobre : Paris interdit la manifestation « contre le génocide »

7 octobre : Paris interdit la manifestation « contre le génocide »

 Paris interdit le rassemblement d'Urgence Palestine le jour anniversaire du 7 octobre / Trois ans après le 7 octobre, Paris dit non, Londres encadre

Pas de cortège « contre le génocide » à Paris ce 7 octobre. Le préfet de police Patrice Faure a interdit le rassemblement prévu dans le 18e arrondissement, invoquant la menace terroriste et le niveau record des actes antisémites.

Par Claudine Douillet I 7 octobre

La décision est tombée mardi 6 octobre. Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a signé un arrêté interdisant la manifestation « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu » prévue ce mercredi. Il a agi à la demande du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Un rassemblement jugé à haut risque

Le préfet a motivé sa décision sans détour. Dans un contexte de menace terroriste renforcée, et alors que les actes antisémites restent à un niveau historiquement élevé, un tel rassemblement ce jour-là présente selon lui des risques sérieux de troubles à l'ordre public. « Ma responsabilité est d'assurer la sécurité de tous », a-t-il ajouté, en rappelant que le 7 octobre donne lieu à de nombreuses commémorations.

Le rassemblement était organisé par le collectif Urgence Palestine. Selon l'AFP, reprise par Walla, il devait se tenir de 18 h 30 à 21 h entre Château-Rouge et Jules-Joffrin. La préfecture rappelle qu'un rassemblement du même collectif, le 7 octobre 2025, avait donné lieu à des slogans violemment hostiles à Israël et au sionisme, qui avaient heurté la communauté juive.

Les organisateurs crient à la « censure politique » et annoncent un recours devant le tribunal administratif. La députée Caroline Yadan, élue des Français de l'étranger de la 8e circonscription, qui inclut Israël, a au contraire salué une décision qui prend la mesure d'une haine qu'elle juge indécente.

Londres encadre, Berlin hésite

La capitale britannique a choisi une autre voie. La Metropolitan Police a autorisé une marche étudiante entre King's College et University College, sous conditions strictes : parcours imposé, visages découverts, dispersion à 14 heures. Selon N12, plus de 600 policiers seront déployés. Le commissaire adjoint James Harman explique que la police ne peut pas interdire une manifestation tant que le risque de désordre grave reste gérable. Il a toutefois demandé aux participants de manifester un autre jour.

N12 recense plus de 70 événements prévus en Europe et aux États-Unis sous le mot d'ordre « trois ans de résistance ». La police de Berlin envisage une interdiction. À New York, des affiches pour un rassemblement devant l'hôtel de ville célèbrent la « gloire aux martyrs » à côté de symboles du Hamas. Le Conseil de sécurité nationale israélien appelle les Israéliens à l'étranger à éviter ces lieux.

Rima Hassan au cœur d'un scandale à Strasbourg

La veille, l'eurodéputée LFI Rima Hassan a provoqué un tollé au Parlement européen. Elle a décroché le drapeau israélien d'une exposition consacrée aux victimes du 7 octobre. François-Xavier Bellamy a dénoncé une provocation grave de nature antisémite. L'intéressée assume un geste de protestation et affirme que le drapeau européen est tombé par accident. Aucune sanction n'a encore été décidée.

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