7 octobre : Israël alerte sur un risque accru d'attentats contre les Israéliens et les Juifs à l'étranger

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7 octobre : Israël alerte sur un risque accru d'attentats contre les Israéliens et les Juifs à l'étranger

Le Conseil national de sécurité israélien relève l'alerte. À la veille du troisième anniversaire du 7 octobre, il met en garde contre un risque accru de tentatives d'attentats visant les Israéliens et les Juifs dans le monde, ainsi que contre des manifestations violentes. L'Iran, le Hamas et le djihad mondial voient dans cette date un symbole à exploiter.

Par Claudine Douillet I Le 6 octobre

Une date symbolique pour les terroristes

Le message a été diffusé mardi 6 octobre par le Conseil national de sécurité (CNS), l'organe chargé des alertes aux voyageurs. À l'approche du 7 octobre, la menace de tentatives d'attentats contre des Israéliens et des Juifs à l'étranger augmente, tout comme le risque de manifestations et de violences de rue.

Le CNS désigne clairement les responsables potentiels. L'Iran et ses relais, le Hamas et les mouvances du djihad mondial considèrent cet anniversaire comme une étape marquante pour passer à l'action. Les Israéliens présents à l'étranger, ou sur le point de partir, sont appelés à une vigilance renforcée.

25 morts depuis le début de la guerre

Ce rappel n'arrive pas par hasard. Dans son évaluation de la menace publiée début septembre, le CNS relève une forte hausse des attaques menées par des individus isolés, et chiffre à 25 le nombre d'Israéliens et de Juifs assassinés dans des attentats à l'étranger depuis le déclenchement de la guerre.

Le souvenir de Sydney reste dans toutes les mémoires. En décembre 2025, une fusillade visant une célébration de Hanouka sur la plage de Bondi avait fait 15 morts et des dizaines de blessés.

Le Hamas s'implante en Europe

L'évaluation du CNS désigne plusieurs menaces précises. Le Hamas et d'autres groupes palestiniens investissent massivement pour bâtir des infrastructures terroristes sur le sol européen, afin de mener des attaques de vengeance ou spectaculaires contre des Juifs et des Israéliens.

Les organisations du djihad mondial, comme Daech et Al-Qaïda, continuent d'appeler directement à frapper les Juifs, avec la volonté de passer à l'acte dans des villes européennes et aux États-Unis par le biais d'assaillants isolés. Le CNS souligne que la montée de l'incitation sur les réseaux sociaux nourrit cette motivation.

Quatre destinations interdites

Le CNS demande de ne pas se rendre dans les pays placés au niveau 4 d'alerte, le plus élevé de son échelle : la Jordanie, le Qatar, le Somaliland et l'Égypte, y compris la péninsule du Sinaï. La Jordanie a été ajoutée cette année à cette liste, avec la recommandation d'éviter même une simple escale.

Le Somaliland s'explique par une menace venue du Yémen. Les Houthis ont appelé à frapper Israël et les Israéliens se rendant au Somaliland et ailleurs en Afrique, où ils considèrent la présence israélienne comme une menace. Les voyages en Arabie saoudite restent par ailleurs interdits par la loi.

Discrétion dans les lieux publics

Dans les pays classés au niveau 3, le CNS recommande de limiter autant que possible l'usage de l'hébreu dans les lieux très fréquentés. Partout, il conseille de se tenir à l'écart des manifestations et des grands rassemblements. Il appelle aussi à ne pas afficher de signes israéliens ou juifs.

Les réseaux sociaux, une porte d'entrée pour les terroristes

Le CNS insiste sur un point souvent négligé. Il ne faut pas publier à l'avance ses déplacements ou sa localisation sur les réseaux sociaux. Il demande aussi de ne diffuser aucun contenu révélant un service dans l'armée ou les forces de sécurité. Une photo en uniforme ou une annonce de voyage peuvent suffire à faire de quelqu'un une cible.

Que faire en cas d'urgence

En cas d'incident, il faut d'abord contacter les forces de sécurité du pays où l'on se trouve. Le CNS recommande de garder à portée de main les numéros d'urgence locaux. Ensuite seulement, il met à disposition sa ligne d'alerte voyageurs, ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, réservée aux questions liées au terrorisme : +972 2 666 7444. i

Et en France ?

Ces consignes s'adressent en priorité aux Israéliens, mais la menace décrite vise aussi les Juifs de la diaspora. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait déjà demandé, début septembre, un renforcement de la sécurité autour des lieux de culte pour les fêtes juives. Washington a de son côté demandé à ses ambassades d'inciter les gouvernements à déployer si nécessaire policiers, unités antiterroristes ou militaires autour des synagogues et des lieux accueillant des événements communautaires.

Le ministère israélien de la Diaspora recense par ailleurs dix événements anti-israéliens en France autour du 7 octobre, et Paris figure parmi les points sensibles identifiés. Le pic de mobilisation étant attendu le week-end suivant, la vigilance s'impose bien au-delà de mercredi

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