Gaza City : Israel Katz menace de tout raser et évacué si le Hamas enlève un seul Israélien

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Gaza City : Israel Katz menace de tout raser et évacué si le Hamas enlève un seul Israélien

 

Enlèvement : Israel Katz promet la destruction de Gaza City et refuse tout retrait de Tsahal. Le ministre de la Défense Israel Katz menace de détruire Gaza City et d'évacuer un million de Gazaouis si le Hamas enlève un Israélien. Aucun retrait avant désarmement.

Israel Katz a tracé une ligne rouge sans ambiguïté. Le ministre israélien de la Défense a averti mardi 22 septembre 2026 que l'enlèvement d'un seul Israélien par le Hamas entraînerait la destruction de ce qui reste de Gaza City et l'évacuation forcée de près d'un million de Palestiniens.

Une menace adressée à Téhéran et à Ankara

Le message ne vise pas seulement le Hamas. Selon le Jerusalem Post, Israel Katz a présenté sa déclaration comme une réponse à la dégradation du tableau sécuritaire, marqué par la multiplication des signaux d'actions hostiles venant de l'Iran, de la Turquie et de leurs relais régionaux, au premier rang desquels le mouvement islamiste qui contrôle encore une partie de l'enclave.

Le scénario redouté par l'appareil sécuritaire israélien est clair : un enlèvement commandité ou encouragé par Téhéran ou Ankara, destiné à rouvrir le front de Gaza et à replacer Israël dans la spirale des otages. Pour le ministre, seule une menace d'une ampleur maximale peut dissuader des ennemis jihadistes de passer à l'acte. Il fixe donc le prix à l'avance, et ce prix est la disparition de ce qui subsiste de la principale ville de la bande de Gaza.

Le traumatisme du 7 octobre au cœur de la doctrine

Cette fermeté s'inscrit dans la mémoire directe du 7 octobre 2023, lorsque le Hamas avait enlevé 251 personnes lors de son attaque contre le sud d'Israël. Pendant deux ans, le sort des otages a dicté le rythme de la guerre, des négociations et de la vie politique israélienne. L'État hébreu a payé chaque libération au prix fort, notamment par l'élargissement de centaines de terroristes condamnés.

En annonçant publiquement la sanction d'un nouvel enlèvement, Israel Katz cherche à retourner cette équation. Le message adressé au Hamas est simple : un otage israélien ne sera plus jamais une monnaie d'échange, mais la cause d'une destruction immédiate.

Tsahal ne quittera pas les 63 % de Gaza qu'elle contrôle

Le ministre de la Défense a également exclu tout retrait, même partiel, des zones tenues par l'armée israélienne. Tsahal contrôle aujourd'hui 63 % de la bande de Gaza. Israel Katz refuse tout repli vers les seuils successifs évoqués dans les discussions diplomatiques, qu'il s'agisse de 53 %, d'environ 30 % ou d'environ 15 % du territoire, tant que le Hamas n'aura pas été entièrement désarmé.

La position est cohérente avec la ligne défendue par le gouvernement depuis le début du conflit : aucune concession territoriale sans démantèlement complet de la capacité militaire du mouvement terroriste. Un retrait sans désarmement reviendrait, aux yeux de Jérusalem, à rendre le terrain à l'organisation responsable du massacre du 7 octobre.

Washington attend l'après 3 novembre

Cette fermeté a toutefois une échéance politique. Selon le Jerusalem Post, la position israélienne devrait tenir au moins jusqu'aux élections de mi-mandat américaines du 3 novembre. Au-delà, la donne pourrait changer.

Jared Kushner, émissaire de l'administration Trump pour les affaires étrangères, a multiplié les allusions publiques à une relance de la pression américaine. Washington envisagerait de pousser Israël à des retraits partiels de Gaza en échange de gestes de désarmement partiels de la part du Hamas. Une logique d'échange progressif que le ministre israélien de la Défense rejette par avance.

Une déclaration exploitable à La Haye

Populaire en Israël, l'avertissement d'Israel Katz pourrait néanmoins compliquer la tâche des avocats de l'État hébreu devant les juridictions internationales de La Haye, où Israël fait face à des accusations de génocide et de crimes de guerre. Le Jerusalem Post relève que ce type de déclaration rend plus difficile la démonstration que les dirigeants israéliens respectent le principe de proportionnalité du droit international.

Le quotidien souligne aussi le risque sur le terrain de la communication. Les détracteurs d'Israël pourraient s'emparer de ces propos pour appuyer les accusations diffusées récemment par le documentaire NAZA, un film qui, selon plusieurs observateurs, avance pourtant très peu de faits précis et vérifiables.

Dissuader plutôt que subir

Le dilemme est connu. Une menace crédible protège des vies israéliennes, mais une menace formulée publiquement nourrit l'arsenal juridique et médiatique des adversaires d'Israël. Israel Katz a choisi son camp : la priorité reste d'empêcher tout nouvel enlèvement, quitte à fournir des arguments à ceux qui, à La Haye comme dans les médias, cherchent depuis deux ans à faire le procès de l'État juif.

Source : The Jerusalem Post, Yonah Jeremy Bob, 22 septembre 2026

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