Arnaque au terminal de paiement : une touriste israélienne débitée de 9 000 shekels pour dix minutes de taxi à Paris

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Arnaque au terminal de paiement : une touriste israélienne débitée de 9 000 shekels pour dix minutes de taxi à Paris

Une course de taxi à Paris se transforme en cauchemar financier pour une touriste israélienne Débitée de 9 000 shekels pour un trajet de dix minutes, elle traîne aujourd'hui sa banque devant la justice

Une course de taxi de dix minutes à Paris a coûté près de 9 000 shekels à une touriste israélienne, victime d'une escroquerie sophistiquée que sa propre banque refuse aujourd'hui de reconnaître.

Une course anodine qui tourne mal

Mira Bornstein voyageait à Paris avec deux amies lorsqu'elle a pris un taxi pour un trajet de 2,5 kilomètres à peine. Le prix affiché au compteur était de 10,50 euros. Le chauffeur, prétextant l'absence de monnaie, a demandé un règlement par carte bancaire et a sorti un terminal de paiement mobile. Le montant de dix euros s'y est affiché sans ambiguïté. Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là.

Le chauffeur a ensuite affirmé que la transaction avait échoué et a présenté un second terminal, sur lequel Mira Bornstein a de nouveau saisi son code. Aucun reçu ne lui a été remis. Quelques minutes plus tard, Visa l'a contactée pour signaler deux transactions suspectes, chacune de 2 555 euros, soit près de 9 000 shekels au total. Elle a immédiatement contesté les deux opérations.

Un réseau organisé qui sévit depuis deux ans

Une amie de Mira Bornstein, Laniv Raskin, a vécu une mésaventure quasiment identique dans les rues de Paris, confirmant l'existence d'un mode opératoire rodé. Les deux terminaux affichaient un montant crédible, le compteur du taxi correspondait, et rien ne laissait présager la manipulation en cours.

Quand il a débité la carte, avez-vous vu dix euros et demi ?

« Oui, à la fois au compteur et sur le terminal de carte. Les deux appareils semblaient fonctionner correctement. Aujourd'hui, je sais qu'il existe un important réseau d'escrocs qui utilisent une méthode particulière pour commettre cette fraude. »

Quelle leçon tirer de cette histoire ? On dirait que vous n'auriez rien pu faire pour l'empêcher.

« C'est bien là le problème, il n'y a pas d'échappatoire. Selon la société de crédit, ma responsabilité est totale car j'ai fourni la carte et le code. Et ce, même si elle avait des soupçons, m'a envoyé des messages et que j'ai nié la transaction. Aujourd'hui, nous sommes en procédure judiciaire et ils affirment que je suis responsable. De leur point de vue, c'était une transaction sûre. »

Vous avez reçu un message de Visa vous informant d'une anomalie et de l'annulation de la transaction.

« Ils en ont annulé une, et l'approbation de l'autre est incompréhensible. Je les ai contactés à cinq reprises et je ne comprends pas leur démarche. Pourquoi avoir débité une transaction et pas l'autre ? Ils étaient censés approuver les deux. Visa n'a même pas fait le minimum. Il s'agit d'une bande qui sévit à Paris depuis deux ans. À en croire les médias, la transaction qu'ils m'ont facturée est leur plus belle réussite. »

La banque se retranche derrière la procédure

Face à cette double facturation, la société Cal, émettrice de la carte, campe sur sa position. Dans sa réponse officielle, elle explique que les transactions effectuées avec vérification renforcée, notamment via un portefeuille numérique, impliquent une participation active du client dans le processus d'approbation. Elle ajoute que le juge saisi du dossier a lui-même constaté que Cal avait tenté d'obtenir un remboursement pour sa cliente, sans succès, ce qui a scellé le sort de la contestation.

Une affaire désormais entre les mains de la justice

Le dossier de Mira Bornstein illustre la difficulté croissante pour les victimes de fraude à la carte bancaire à l'étranger d'obtenir gain de cause face aux institutions financières, même lorsque l'anomalie a été détectée en temps réel. Tant que la procédure judiciaire suit son cours, la touriste israélienne reste seule face à une dette de plusieurs milliers de shekels, contractée en l'espace de quelques minutes dans un taxi parisien.

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