Photographe juif : Jerry Schatzberg , performance

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Photographe juif : Jerry Schatzberg , performance

Jerry Schatzberg : performance

Jerry Schatzberg dans leur série Photo Spotlight, Holden Luntz Gallery , PalmBeach, 2026

L'ascension de Schatzberg commença à New York, où il a débuteé comme assistant du photographe Bill Helburn avant d’ouvrir son propre studio sur Park Avenue South au milieu des années 1950.

Ses photographies ornent bientôt les pages de Vogue, Esquire, Glamour et McCall’s. Cette période coïncide avec un moment où l’image américaine devient plus libre, plus rapide, et plus à l’écoute de la rue. Ses photographies contribuent à libérer la mode d’une pose statuaire prévisible. 

Le photographe a la capacité à mettre les gens à l’aise. Il aimait prendre le temps de parler, de plaisanter, et d’attendre qu’une atmosphère se dégage avant de commencer à photographier. Pour Schatzberg, ce temps consacré à instaurer la confiance, autant que le lien, était essentiel à la réalisation de l’image. On le ressent nettement dans ses portraits de musiciens. Bob Dylan, que Schatzberg a photographié à plusieurs reprises au milieu des années 1960,

Jerry Schatzberg appartient au groupe restreint de photographes qui ont compris que la performance ne commence pas sur scène et ne s’achève pas à la tombée du rideau. Dans ses photographies, les mondes de la musique, de la mode, de la danse et de la célébrité ne se réduisent jamais à la publicité ou à la pose. Ils se révèlent au contraire à travers le geste, le rythme, l’atmosphère et la présence. S

Avec lui la photographie paraît intime plutôt que posée. Sa sensibilité se retrouve dans l’ensemble de ses portraits de musiciens. Il n’avait pas besoin de la scène pour transmettre une présence musicale. Il la trouvait dans une posture, un trait d’esprit, la fatigue, l’aisance, l’immobilité. Même au repos, l’artiste demeure pleinement présent. Ses images ne cherchent pas à forcer l’accès, car cet accès lui est déjà acquis. Ce qui l’intéresse, c’est l’énergie alerte, amusée. Schatzberg voit une chorégraphie là où d’autres ne verraient qu’un travail. C’est pourquoi son œuvre demeure si actuelle.

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