Les drones du Hezbollah : Cette menace que Tsahal peine à maîtriser

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Les drones du Hezbollah : Cette menace que Tsahal peine à maîtriser

Les drones du Hezbollah : la menace que Tsahal peine à maîtriser

Un entrepreneur civil tué par un drone guidé à fibre optique

Le 28 avril 2026, dans le village de Kfar Eitrun au sud du Liban, un drone chargé d'explosifs a frappé avec une précision meurtrière un engin de génie civil en pleine opération de démantèlement d'infrastructures terroristes.
L'homme tué sur le coup s'appelait Aamer Houjirat, 44 ans, originaire de Shfaram.
Sous-traitant civil, il manœuvrait une pelleteuse aux côtés des forces israéliennes.
Son fils de 19 ans, qui travaillait à ses côtés ce jour-là, a été blessé dans l'attaque et évacué pour recevoir des soins.

Selon des sources militaires israéliennes, le Hezbollah avait repéré les véhicules de génie militaire à l'œuvre pour détruire des bâtiments dans le village, et avait délibérément guidé son drone vers eux.
L'engin utilisé était de type à fibre optique une technologie relativement avancée qui rend la détection et la neutralisation par guerre électronique particulièrement difficile.

Une série noire qui révèle une faille structurelle

L'incident de Kfar Eitrun est survenu moins de vingt-quatre heures après la mort du sergent Idan Fox, tué par un drone près de son char.
Ce même jour, cinq autres soldats avaient été grièvement blessés, le matériel sérieusement endommagé, et un autre drone avait failli toucher l'hélicoptère militaire dépêché pour évacuer les blessés. Une séquence qui illustre avec brutalité l'ampleur de la menace.

Ces épisodes ne sont pas isolés. Ils s'inscrivent dans une série d'incidents qui révèlent une réalité que Tsahal peine à masquer : l'armée israélienne est prise de court par le maillage de drones déployé par le Hezbollah.

Ce qui aggrave le tableau, c'est que la menace était connue.
Des sources au sein de l'état-major confirment que le renseignement militaire israélien avait identifié dès 2020 le développement d'une capacité drone avancée par le Hezbollah.
Des alertes avaient été régulièrement diffusées au fil des années, et une doctrine de combat spécifique avait même été élaborée pour faire face à cette menace.

Ce que l'armée de terre a ignoré

Malgré ces avertissements répétés, les forces au sol ne se sont pas préparées en conséquence. Des officiers avaient tiré la sonnette d'alarme ces dernières années sur les lacunes opérationnelles dans ce domaine.
Ces mises en garde sont restées largement sans suite.
Ce que plusieurs sources militaires décrivent aujourd'hui, sans détour, comme une "ignorance délibérée" de la branche terrestre face à une menace que tout le monde connaissait.

Face à la répétition des incidents, les critiques se multiplient au sein de l'appareil de défense, tant sur le volet défensif  la protection des soldats et du matériel exposés que sur le volet offensif, c'est-à-dire la capacité à détruire les infrastructures de drones de l'ennemi avant qu'elles ne frappent.

L'armée accélère, mais la course contre la montre est engagée

Un haut responsable de Tsahal a pris la parole mercredi pour reconnaître l'étendue du problème et annoncer une réponse.
L'armée, a-t-il déclaré, "accélère de manière significative l'effort de renseignement et l'effort offensif contre le dispositif de drones du Hezbollah." Il a qualifié la situation d'"un défi opérationnel complexe qui s'intensifie", et assuré que des mesures pour améliorer la riposte sur le terrain seraient mises en place "dans les plus brefs délais".

Ces déclarations interviennent alors que la pression publique et politique monte.
La mort d'Aamer Houjirat, simple ouvrier civil tombé dans une zone de guerre aux côtés des soldats, est venue rappeler que le risque ne pèse pas uniquement sur les combattants mais aussi sur les civils engagés dans des missions de soutien logistique aux unités manœuvrantes. Leur mobilité réduite travailler sur un engin stationnaire comme une pelleteuse  facilite précisément le travail de la guérilla du Hezbollah.

Un bilan qui s'alourdit

Le conflit entre Israël et le Hezbollah, qui a repris le 2 mars 2026 après l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei lors des frappes conjointes israélo-américaines contre l'Iran, a déjà coûté la vie à au moins une dizaine de soldats israéliens depuis le début des hostilités.

Au 31 mars, dix militaires de Tsahal avaient été tués dans les combats contre le Hezbollah depuis la reprise de la guerre le 2 mars.
Ce bilan n'inclut pas les pertes survenues depuis lors, dont celles des derniers jours d'avril. Sur l'ensemble du conflit israélo-Hezbollah depuis octobre 2023, 49 soldats et 47 civils israéliens avaient été tués lors de la phase 2023-2024.

Tsahal poursuit l'analyse des circonstances des derniers incidents et dit travailler à en tirer les leçons "pour prévenir de nouvelles pertes dans un avenir proche". Des mots qui sonnent encore creux pour les familles des victimes  et notamment pour les proches d'Aamer Houjirat, père de famille tué à 44 ans sur un chantier de guerre qu'il n'aurait jamais dû rejoindre sans une protection adéquate.

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