Archéologie : l'histoire d'Israël sous nos pieds

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Archéologie : l'histoire d'Israël sous nos pieds

Archéologie

- Les archéologues maritimes de l'Autorité israélienne des antiquités (AIA) ont trouvé dans le port antique de Césarée plusieurs objets, une pierre précieuse sur laquelle est gravée une lyre, des cloches en bronze, un anneau d'or chrétien portant le symbole du "bon berger" et 560 pièces d'argent provenant de deux épaves datant l’une du 15ème s. et l’autre du 3ème siècle, gisant à 4 mètres au fond de l’eau.

Bague en or chrétienne avec pierre verte gravée

Bague en or chrétienne avec pierre verte gravée

Épaisse et en forme d'octogone, la bague porte une pierre verte sur laquelle est gravé un jeune berger enveloppé dans une tunique. Le "bon berger" est l'une des premières expressions faisant référence à Jésus, utilisée à de multiples reprises dans les évangiles.

- La bière était utilisée dans l'Antiquité à des fins cérémonielles et religieuses.

Des archéologues de l'Université de Haïfa ont découvert la première indication d'une consommation sociale de bière au Levant, avant l'apparition généralisée de l'alcool à l'âge du bronze, 3300 avant notre ère.

Ils ont trouvé des résidus d'amidon de grains de blé et d'orge dans des poteries anciennes à Tel Tsaf, dans la vallée centrale du Jourdain, ville datant d'environ 5000 avant notre ère. L'amidon présentait des signes de fermentation, ce qui indique qu'il était utilisé pour la production d'alcool.

Pr Danny Rosenberg : « Les preuves de la production de bière rejoignent celles que nous avions de la prospérité de Tel Tsaf, exprimée par son accumulation de produits agricoles, et en particulier de céréales, en grandes quantités... Nous pouvons imaginer que la communauté en développement de Tel Tsaf organisait des événements à grande échelle au cours desquels de grandes quantités de nourriture et de bière étaient consommées dans un contexte social - et pas seulement dans un contexte cérémoniel »

- Saisis à Jérusalem, des objets anciens ont été dérobés dans une cachette de rebelles contre des soldats romains, datant de la révolte de Bar Kokhba, selon l’AIA. Les objets n’appartenaient pas aux rebelles, car ils sont de culte typiquement romain, décorés de figures et de symboles païens.

des objets anciens ont été dérobés dans une cachette de rebelles contre des soldats romain

des objets anciens ont été dérobés dans une cachette de rebelles contre des soldats romain

Parmi les pièces saisies, on trouve deux encensoirs en bronze, vieux de 2000 ans, qui servaient à brûler l'encens rituel, une cruche en bronze destinée à servir du vin, avec la représentation d'une scène de banquet romain montrant un personnage allongé tenant une cruche de vin ; un bol trépied en pierre orné, des lampes romaines en argile et des centaines de pièces de monnaie datant des 2ème/3ème s.

Le directeur de l’AIA, Eli Eskozido : « L’AIA travaille jour et nuit pour lutter contre les fouilles illicites sur les sites d'antiquités dans tout le pays, en coopération avec la police et d'autres organismes chargés de faire respecter la loi »

Au 1er s. de notre ère, Migdal ou Magdala était la base principale de Yosef ben Matityahu (Flavius Josèphe), commandant de la rébellion contre les Romains en Galilée, avant de se rendre à eux et d'obtenir la citoyenneté romaine.

La 1ère synagogue a été découverte à Migdal en 2009, lorsque des fouilles menées par l’AIA ont mis au jour des bains rituels juifs (mikvaot), des rues, un marché et des installations industrielles. Un artefact unique se trouvait au milieu de la salle principale de la synagogue : une grande pierre représentant le 2ème Temple de Jérusalem, avec une ménorah à sept branches sculptée sur l'un de ses côtés. Il s'agit d'une découverte cruciale, car la représentation a été gravée dans la pierre, alors que le Temple était encore debout.

ménorah à sept branches sculptée s

Ménorah à sept branches sculptée s

Dina Avshalom-Gorni, l'un des directeurs des fouilles : « La découverte d'une 2ème synagogue à Migdal jette un éclairage sur la vie sociale et religieuse des Juifs de la région à cette époque, et reflète le besoin d'un bâtiment dédié à la lecture et à l'étude de la Torah et aux réunions sociales… Nous pouvons imaginer que Marie-Madeleine et sa famille venaient à la synagogue ici, avec d'autres résidents de Migdal, pour participer à des événements religieux et communautaires »

La synagogue construite en basalte et en calcaire a la forme d'un carré. Elle comprend un hall principal et deux autres pièces. Le hall principal est recouvert de plâtre blanc et comporte un banc en pierre le long des murs, également recouvert de plâtre. Pr Adi Erlich, directeur de l'Institut Zinman : « Le fait que nous ayons trouvé 2 synagogues montre que les Juifs de l'époque cherchaient un lieu de rassemblement religieux, et peut-être aussi social… »

- Une pièce rare de 14 grammes d'argent pur portant une inscription qui fait référence au siège du Temple a été trouvée à Jérusalem. La pièce aurait été frappée par un prêtre qui a rejoint les rebelles juifs contre les Romains.

 Pièce en argent avec une coupe et la légende Israël Shekel et les lettres  Shin et Bet

Pièce en argent avec une coupe et la légende Israël Shekel et les lettres Shin et Bet

Sur une face, il y a une coupe et l'inscription shekel israélien  et deuxième année - faisant référence à la 2ème année de la révolte (67-68 CE). Sur l'autre face, l’inscription Sainte Jérusalem  en caractères hébreux anciens est accompagnée d'un autre mot qui fait référence au siège du Grand Prêtre dans le Temple.

Dr Robert Kool, chef du département des pièces de monnaie à l'AIA : « Il s'agit d'une découverte rare, car sur plusieurs milliers de pièces de monnaie découvertes à ce jour lors de fouilles archéologiques, seules une trentaine sont des pièces en argent, de la période de la Grande Révolte… L'inscription sur la pièce exprime clairement les aspirations des rebelles. Le choix d'utiliser l'écriture hébraïque ancienne, qui n'était plus utilisée à l'époque, n'est pas accidentel. L'utilisation de cette écriture est venue exprimer la nostalgie des gens de l'époque pour les jours de David et Salomon et les jours d'un royaume juif uni - des jours où le peuple d'Israël avait une indépendance totale sur la terre »

Des recherches archéologiques réalisées par l’université de Tel Aviv et l’Autorité israélienne des Antiquités (IAA) sur des toilettes vieilles de 2 700 ans qui ont été découvertes à Jérusalem, montrent que leurs propriétaires étaient riches mais souffraient de parasites intestinaux qui ravageaient le tube digestif, entraînant des douleurs abdominales, de diarrhée  et des démangeaisons.

des toilettes vieilles de 2 700 ans qui ont été découvertes à Jérusalem

des toilettes vieilles de 2 700 ans qui ont été découvertes à Jérusalem

Yaakov Billig, qui a dirigé les fouilles dans la villa pour le compte de l’IAA : « En plus des toilettes, les archéologues ont retrouvé des artéfacts en pierre d’un artisanat extraordinaire, notamment des chapiteaux en pierre dans une quantité et d’une qualité jamais observées…
Des études comme celle-ci peuvent nous aider à mieux connaître l’histoire des maladies infectieuses actuelles et nous offrir un aperçu de la vie des populations dans les temps anciens
»

Sceaux en argile d'Hisilyahu, fils d'Immer, qui a servi comme fonctionnaire gérant les Trésors du Temple.

Lors de fouilles près du mont du Temple, dans le parc d’Ophel, des sceaux en argile trouvés révèlent des trésors royaux du Premier Temple. Les empreintes en argile ou « bullae » portent l'empreinte d'un tissu, ce qui indique qu'elles ont été utilisées pour des sacs d'argent et des jarres de produits, dans la gestion d’entrepôts.


Dans l’Antiquité, les morceaux d’argile étaient pressés sur le nœud d’un cordon fixant une poignée de porte ou un récipient, et le gestionnaire d’un trésor imprimait ensuite son sceau, ou celui de son supérieur, sur l’argile pour empêcher les autres de le trafiquer.

Ces bullae constituent des preuves concrètes de l’existence de deux trésors centraux à Jérusalem, qui géraient l’économie du royaume de Juda. Les noms qui apparaissent sur les bullae en écriture paléo-hébreu sont ceux des trésoriers en chef chargés du Trésor du Temple et du Trésor royal du Royaume de Juda.

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