On ne veut pas de GAFA israéliennes, on veut de l’innovation, de l’anti-conformisme.

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sur-représentation de l’unité 8200.

En cette période de crise aiguë aussi bien sanitaire que sociale et économique, il est au moins un secteur qui en Israël, non seulement n’est pas touché mais prospère de façon spectaculaire : la high-tech.

Une étude réalisée par l’association Start-Up Nation Central pointe une augmentation de 25% des investissements réalisés en 2020 dans les start-ups israéliennes, pour un montant global qui devrait dépasser les 10 milliards de dollars.

Selon l’analyse de SNC, cette augmentation découle d’une augmentation des levées de fonds dites secondaires, de sociétés « adultes » au détriment de levées de fonds primaires de startups qui viennent de se créer.

Une startup est définie comme israélienne si elle possède un centre de R&D en Israël et qu’au moins un de ses fondateurs/trices est israélien/enne.

Les analystes de SNC expliquent que  cette augmentation très forte des investissements, essentiellement issus de fonds étrangers, est impressionnante y compris en comparaison avec ce qui s’est passé ailleurs dans le monde. Les investissements dans les startup  ont progressé de 5% aux États-Unis, de 1% en Europe et ont plongé de 15% en Asie, par rapport à 2019.

Le professeur Eugène Kendel, ancien conseiller économique du Premier ministre et directeur de SNC, affirme que la confiance mondiale exprimée par les investisseurs envers la startup nation reflète son accession à l’âge adulte, et d’une certaine façon son institutionnalisation. Toutefois c’est la troisième année de suite que le nombre de créations de start-ups est en baisse, ainsi que que le nombre de levées de fonds primaires, ce qui doit interpeller l’Etat.

Que nous disent ces données si l’on veut les relier à la vie réelle et à mon post d’avant-hier ? D’abord, que la high tech est devenue une composante essentielle, solide, de l’économie israélienne, capable d’attirer des capitaux du monde entier. Que certaines sociétés se sont maintenues au-delà de la phase autrefois obligatoire de l’exit, et sont devenues des acteurs majeurs leaders dans certains domaines. Que la qualité du capital humain est en très grande partie responsable de cette réussite éclatante.

Et là, je veux relier à ce que j’ai écrit il y a deux jours et qui a largement fait polémique.

Car bien évidemment une écrasante majorité des entrepreneurs/ses en série qui sont à l’origine de cette success story mondiale sont issus des unités d’élite technologiques de l’armée, avec une très grosse sur-représentation de l’unité 8200. Et déjà aujourd’hui la high tech a du mal a recruter.

Et donc on en arrive à cette impérieuse nécessité de former encore de futurs salariés et qui sait entrepreneurs, et donc de favoriser l’accession de toutes les couches de la société à ces unités.

Enfin on distingue déjà, et ça peut être un sujet d’inquiétude, une concentration des capitaux chez les plus grosses sociétés et donc ce mal qui ronge l’économie israélienne et qui n’est pas encore enraciné dans cette branche relativement nouvelle, la concentration et le manque de concurrence. On ne veut pas de GAFA israéliennes, on veut de l’innovation, du dynamisme, de l’anti-conformisme. Et pour ça il faut du sang neuf et de l’ambition de réussir et de s’en sortir. CQFD.

L'auteur souhaite garder l'anonymat

 

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