Artiste juif : Samson Pollen, Femmes Sans Influences

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Artiste juif : Samson Pollen, Femmes Sans Influences

Femmes sans influences : Samson Pollen

Samson Pollen, "Action", Daniel Cooney; New York, hiver 2020-2021

Le peintre Samson Pollen fut connut dès les années 50.

Après la guerre de Corée où il devint il devint l'illustrateur de l'officiel "Coast Guard magazine" de l'armée américaine, la new yorkais crée des illustrations extraordinaires pour les "Men’s Action Magazines (MAM)" du groupe créé par Martin Goodman et sa pléthore de titres. Tous visaient entre autres les 16 millions de vétérans de retour chez eux. Ils contenaient des récits d'aventures et une noria de pin-up. C'était alors l'âge d'or de tels magazines. Et les kiosques à journaux étaient remplis de tels "bonbons pour les yeux"

Les oeuvres de Pollen était bien au-dessu de la concurrence. Créant certains des visions accrocheuses voire racoleuses il apportait de la vie aux histoires écrites par des écrivains tels que Norman Mailer, Richard Wright, Ed McBain, Mario Puzo, etc.. Sans pouvoir bénéficier de lire l’histoire en premier et en n'ayant pour tout viatique quelques lignes de leur script, Pollen a néanmoins tissé des récit visuel envoûtant pour des histoires avec des titres comme "Nights of a Nympho Nurse". C'était là un challenge que peu d'artistes réussirent à tenir. Pollen le fit à merveille.

Visualisant les scènes en son imaginaire, il les vivait comme acteur à la fois éveillé et rêveur. Il créa son propre style qui s'imposa comme un courant majeur de la narration plastique populaire. Hommes virils, femmes fatales sont au service d'une sexualite particuière. Les secondes sont dangereuses et puissantes, sexuellement agressives et ne sont jamais été des victimes impuissantes du désir masculin. Une telle œuvre luxuriante et picturale était certes conçue pour attirer l’attention, intriguer, provoquer et attiser le désir nécessaire pour inciter à la vente du magazine. Mais ce tart commercial renié par l'intelligenzia américaine l'époque donnait déjà la part belle aux femmes. Et l'oeuvre est désormais reconnue pour son langage inventif.

JPGP

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