Artiste juive: Annie Cohen et sa Torah

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Annie Cohen et sa Torah

Annie Cohen, "Puisque voici l'aurore"; Editions "des femmes, Antoinette Fouque", Paris, 2020, 125 p., 14 E.

Annie Cohen, après son accident vasculaire cérébral de 1999, Annie Cohen, pense toucher le fond. Le cycle des ses premières oeuvres poétiques - dont les cinq volumes parurent chez le même éditeur que ce Journal - semblent faire partie d'un passé qui se referme sur elle.

Peu à peu pourtant la vie reprend son cours en concommittance avec l'écriture et une activité plastique - en particulier celles des "rouleaux d'écritures" (issus de sa judéïté) qu'elle reprend à sa main d'écrivaine et d'artiste.

L'Amour est pour beaucoup dans cette résurrection. Et c'est un euphémisme. Il va permettre à l'auteure d'écrire sa propreTorah pour chrercher encore et encore l'introuvable selon une formule chère à Edmond Jabès : "L'écrivain choisit d'écrire et le Juif de survivre".

Créer n'est plus opposer ,l’intelligible au sensible mais les réunir. Et pour Annie Cohen, contrairement à Jacques Lanzmann la connaissance ne passe pas que par le premier terme. Le problème est de passer « du système à l’excès » (Bataille), de Hegel à Rimbaud, de Heidegger à Joë Bousquet.

Dès lors, l'artiste et auteure en dépit de ses affres et vicissitudes non seulement "tient" : elle avance car créer ne revient pas simplement à se lamenter et claudiquer au devant d’une puissance qui envahit. En se sens désarroi et espoir n’ont rien à faire là dedans. L’éthique non plus. L’âme est lumière en des situations qu'il convient d'affronter dans l'intime et avec imagination nécessaire pour ne pas couper le premier de son activation.

Jean-Paul Gavard-Perret

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