Le Hamas est très riche, financé en partie par Daesch

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Le Hamas est très riche

L'intensité de la réponse militaire israélienne dans la bande de Gaza dimanche soir après qu’une roquette ait été tirée sur Sderot, a surpris le Hamas, mais ses dirigeants de l'aile militaire, qui dictent la politique, ont tendance à relativiser l'incident. La raison est stratégique et non financière.

Le Hamas est très riche

Les fréquentes nouvelles de tests tir de missiles en mer et de l'effondrement des tunnels lors des travaux de creusement témoignent des efforts fébriles pour préparer le prochain conflit. Bien qu’il y ait le blocus israélo-égyptien de Gaza, et que l'Autorité palestinienne interdise le financement du Hamas (les banques de Cisjordanie n’ont pas le droit de transférer des fonds aux banques de Gaza), le Hamas a trouvé mille et une façons d'obtenir de l'argent et des ressources, en particulier pour son aile militaire - de l'Iran et de l’EI (Daesch).

Premièrement, il est clair que le flux des fonds dans la bande de Gaza n'a pas complètement cessé, malgré l'isolement du Hamas ces jours-ci.

Au début de ce mois-ci l'ONU a versé au Hamas de 31 millions $ en espèces, offert par le Qatar pour payer les salaires de juillet de milliers de fonctionnaires du Hamas. Bien que le Qatar se soit engagé publiquement à ce que l'argent transféré ne serve qu’au paiement des salaires, l'expérience a montré que l'aile militaire du Hamas parvient à mettre ses mains sur des dons de l'étranger.

Les dons du Qatar ne sont pas la seule source de financement sur qui compte le Hamas. Par exemple, les médias ont rapporté il y a plusieurs mois que l'organisation qui gère les hôpitaux de Gaza a traité des blessés de Daech du Sinaï contre de l'argent et la fourniture d'armes.

De plus, l'organisation a augmenté ses impôts sur la population de Gaza. Plus tôt cette année, le Hamas a imposé une taxe unique pour la première fois, aux propriétaires de puits d'eau dans la bande de Gaza, et ils sont tenus de payer 4.000 NIS pour chaque puits en leur possession. Des taxes sont également prélevées sur les agences de presse étrangères et les organismes internationaux qui travaillent dans la bande de Gaza.

Ironie du sort, le contrôle des points de passage par Israël permettant l’entrée de centaines de camions de marchandises par jour à Gaza, enrichit les caisses du Hamas – c’est l'une des raisons pour lesquelles le Hamas n’est pas d'accord pour abandonner le contrôle des passages, qui est une condition du Fatah pour qu’il fasse parti du gouvernement d'unité, le Hamas taxe les marchandises entrant dans la bande de Gaza et en plus d'autres taxes recueillies auprès des résidents de la bande de Gaza, l'organisation recueille ainsi entre 8 et 10 millions de dollars par mois selon des estimations prudentes

Le Hamas utilise aussi cette politique impitoyable envers les résidents de Gaza, où le chômage atteint 60%, et plus de 55% d'entre eux ont besoin d'aide d'organismes internationaux. Les habitants et les commerçants sont ceux qui paient le plus d’impôts.

Cette politique fiscale a conduit les commerçants à manifester lors du Ramadan après la forte hausse des prix.

Les manifestants affirment que le Hamas a suffisant d'argent pour payer les salaires des fonctionnaires, mais à la place, il préfère utiliser les fonds à d'autres fins, en dénaturant les difficultés financières, ce qui l'oblige à se tourner vers des dons du Qatar et la Turquie,  la tactique marche.

Enfin les relations entre le Hamas et l'Iran connaissent des hauts et des bas au cours des dernières années, principalement en raison de la guerre en Syrie, après que le Hamas se soit prononcé ouvertement contre le régime d'Assad. Cependant, la relation entre l'aile militaire du Hamas et l'Iran est stable.

Au niveau politique, il y a de sérieuses divergences d'opinion au sein du Hamas, au sujet de la coopération avec l'Iran. Bien que le leadership dirigé par Mahmoud Zahar à Gaza, soutienne avec enthousiasme l’Iran, la direction à l'étranger adopte une approche plus prudente. Récemment s’est exprimé Alaarori Saleh, un haut responsable du Hamas en Turquie, il craint que la relation entre la branche armée du Hamas et l'Iran finisse par conduire à l'inclusion du Hamas dans la liste terroriste des pays arabes, chose qui est arrivé au Hezbollah. Cela souligne encore plus la profondeur de l'aide iranienne au Hamas pour reconstruire sa force.

Source : calcalist.co.il

 

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