L’AP interdit l’importation de produits alimentaires de base israéliens

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L’AP interdit l’importation de produits alimentaires de base israéliens

L'Autorité palestinienne (AP) a décidé de «punir» Israël en arrêtant les importations dans l'Autorité palestinienne des produits de cinq grandes entreprises  alimentaires israéliennes, a annoncé hier mardi, l'agence de nouvelles Ma'an.

Dans un communiqué publié après la réunion hebdomadaire du cabinet, le gouvernement de l'AP a déclaré que la décision était une réponse à l’interdiction israélienne d’importer les produits de cinq sociétés palestiniennes plus tôt ce mois-ci.

Selon la déclaration, les entreprises israéliennes dont les produits seront interdits dans les zones contrôlés par l'AP sont Tnouva, Strauss, Tara, Soglowek et Tapuzina, soit des produits de consommations quotidiens.

Le communiqué ajoute que les autorités compétentes ont reçu l'ordre "de mettre la décision en vigueur après avoir donné aux commerçants palestiniens suffisamment de temps pour vendre les produits stockés dans leurs magasins», selon Ma'an.

L’AP interdit l’importation de produits alimentaires de base israéliens

Le mouvement de boycott des entreprises israéliennes vient après que dimanche, le Premier ministre de l’AP, Rami Hamdallah ait qualifié la récente décision israélienne d'interdire les produits alimentaires palestiniens d'entrer à Jérusalem de «raciste» et a affirmé que c’était une des nombreuses tentatives "pour isoler Jérusalem et effacer son identité. "

Hamdallah a décrit la décision israélienne comme étant une décision « politique oppressive" violant tous les accords commerciaux et protocoles régissant les relations économiques palestino- israéliennes, et que c’était un effort pour «effacer notre économie nationale et supprimer son développement", selon Ma'an.

Fadi Abu Hilweh, le directeur du marketing pour la société Hamoda - une des entreprises concernées par la décision israélienne début mars- a déclaré à Ma'an lors d'une manifestation contre l'interdiction, le 13 Mars, qu’environ 50 pour cent de la production de cinq sociétés palestiniennes va aux consommateurs palestiniens à Jérusalem-Est et aux communautés palestiniennes en Israël.

Si l'interdiction se poursuit, a-t-il averti, les entreprises pourraient perdre environ 1,2 milliards de shekels par an.

La décision de "représailles" n’est pas la première prise par l'AP pour boycotter les entreprises israéliennes. En mars de l'année dernière, elle avait déclaré une «guerre économique» contre Israël et avait lancé une campagne appelant à boycotter les produits israéliens.

Un mois plus tôt, un comité national palestinien a annoncé qu'il allait interdire la vente de produits de six grandes entreprises israéliennes dans les zones de Judée et Samarie contrôlées par l'Autorité palestinienne.

Les mesures de 2015 étaient une réponse palestinienne à la décision d'Israël de geler le versement des taxes à l'Autorité palestinienne, ainsi que d'autres «violations israéliennes», qui comprennent «l'appropriation de vastes étendues de terres palestiniennes à des fins de colonisation."

La décision israélienne est venue à la suite des décisions unilatérales de l'AP, qui s’est tournée vers le Conseil de sécurité des Nations Unies pour obtenir le statut d’Etat et s’est jointe à la Cour pénale internationale afin de déposer plainte pour crimes de guerre contre Israël.

Ces nouvelles mesures seront ressenties principalement par la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie qui consomme ces produits tous les jours.

Source : Arutz 7

Copyright: Alliance

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