Voyance, astrologie et Torah ou comment intégrer le Ein Mazal pour Israël ?

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Astrologie juive

 

La Torah dit « j’ai mis devant toi la vie ou la mort, choisis la vie »  ce message de Dieu qui explique qu' aller vers ce qui est interdit nous mènera vers l'échec.

‘Hazal « ein mazal léIsraël », il n’y a pas de mazal à Israël, c'est-à-dire ,que bien que chacun de nous ait une destinée et un mazal, il peut cependant par l’application de Torah et mitsvot,s’en dégager et profiter d’une providence spéciale de D. bien au-dessus du mazal.

C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle la Torah interdit d’aller voir une voyante car elle ne voit que d’après le mazal et non d’après la providence de Dieu qui peut complètement changer le mazal.

De plus il faudra revenir en guilgoul (récincarnation), avec la même épreuve, et donc endurer la souffrance actuelle, et sera ajouter dans ce guilgoul des péchés supplémentaires.

La Torah nous interdit d’aller consulter de -vrais- voyants car grâce à nos actions nous pouvons changer notre destin à tout moment.

Pour Maïmonide, la voyance est dénuée de toute valeur et ne correspond a rien, d’où la raison de son interdiction. D’autres décisionnaires pensent que ces pratiques sont bien réelles.

A noter que la Michna, l'opinion et les conclusions des rabbins de l'époque,en parle : « La sorcellerie que punit la Tora, c’est celle qui consiste en un acte ‘réel’, et non celle qui ne procure qu’une illusion » .

Au départ, l'astronomie et astrologie étaient une même science. De nombreux personnages bibliques avaient des connaissances très précises dans ce domaine, qui tire ses sources du judaïsme.

Un exemple, les signes du zodiaque correspondent aux mois hébraïques : le premier mois de l’année est celui du jugement Roch Achana / Yom Kippour, Hochaana rabba et son signe zodiacal est balance.

Mais attention, « la formulation actuelle et profane de l’astrologie a dépouillé cette science de sa résonance éternelle en lui donnant une orientation matérialiste ». 

L’astrologie hébraïque avait pour objectif, entre autres, de guider le peuple et de fixer les mois et les fêtes. «Celui qui entre dans le mois de Adar, augmente sa joie». En aucun cas elle ne sert à dévoiler le futur.

L'interdiction de la voyance dans la Torah est définie par de nombreux commandements. Il est donc interdit d’aller consulter les astrologues, Interdiction de faire des incantations, évocations,interroger les défunts, sortilèges, nécromancie, interdiction du faux prophète. Ces actes étaient majoritairement punissables de mort à l’époque du Temple.

La plupart des décisionnaires estiment que celui qui interroge les astres enfreint également le commandement positif : «Sois entier/intègre vis-à-vis de l’Eternel ton D.ieu» . Si l’on est sûr qu’Il est Celui qui dirige le monde et que tout ce qu’Il fait est pour notre bien, pourquoi aurions-nous besoin de nous « rassurer » ?

Rachi explique sur ce verset : « Marche avec lui entièrement, aie confiance en Lui, n’interroge pas l’avenir, mais accepte tout ce qui t’advient d’un cœur entier, alors tu seras avec Lui, tu seras Son héritage.»

Les paroles d’un voyant transforment une probabilité de la vie en une certitude, et il est d’autant plus difficile de s’en sortir ne serait-ce que psychologiquement. Par ces ‘prédictions’, la personne ,son mazal  et sa destinée s’en trouvent bloqués.

Il faut également savoir qu’il existe un danger sur l’interprétation d’une vision. Il y a plusieurs cas dans la Torah où ont eu lieu de mauvaises interprétations, qui ont souvent menées à des catastrophes humaines.

Selon Rav Yéhouda Ashkénazi, «Cette ‘religion’ de l’astrologie qui a été radicalement refusée par la Torah, c’est elle qu’elle appelle l’idolâtrie. C’est-à-dire, s’adonner à ces déterminismes-là, y consentir, les adorer, en faire sa religion, s’y soumettre, c’est cela le paganisme.» 

Le Talmud donne plusieurs définitions du non-Juif. L’une d’elle est ’Oved Kokhavim Oumazaloth’ (7) / adorateurs des astres et des constellations…

Ein mazal le Israel ;  Il n’y a pas de prédestination astrale pour Israël , Avram *dit à l’Eternel : j’ai consulté mon influence astrale et j’ai vu que je n’aurai pas d'enfant.
Dieu lui répond  : « Sors de ton astrologie, car il n’y a pas de prédestination astrale pour Israël. » (9)

*Dieu modifia également le nom Avraam en Avraham père de tous les peuples  d'Avraham tout comme celui de Saraï -ma princesse- en Sarah  qui veut dire princesse.

La Guématria explique que l'ajout de cette lettre le Hé,  était nécessaire, puisqu'elle est celle de la fécondité.

Selon Nahmanide , le Juif, par son libre-arbitre ainsi que par son engagement dans la voie de la Torah et des commandements divins, peut s’élever au dessus de la prédestination astrale.

Ainsi, le monde et ses habitants auraient bien une destinée. Selon la Kabbale, cette prédestination est régie par l’attribut de rigueur (Din) de D.ieu Elokim : Berechit bara Elokim – La nature a été créée par l’attribut de rigueur de D.ieu. Lorsqu’un « vrai » voyant prédit quelque chose, il constate ce que la nature a prévu.

La force de celui qui fait téchouva ,un repentir sincère ou qui intensifie ses bonnes actions fait passer son mazal – sa destinée au niveau de l’attribut de miséricorde de D.ieu ,Achem, qui se situe au-dessus de la nature. A partir de la  il peut briser les mauvais décrets et sortira ainsi de son mazal personnel et se hissera au niveau de la collectivité d’Israël. Il y intègrera le niveau du ‘Ein mazal le Israel’.

C’est pour ces raisons qu’il est écrit : « Israel est au dessus des forces de la nature, elle n’a pas prise sur lui, et il n’est déterminé par aucune étoile, aucune conjonction». 

Bien sûr, il ne suffit pas d’être Juif pour échapper à son destin !

Le Zohar précise (13) que depuis la Révélation au mont Sinaï, Israël n’est plus assujetti à la loi des astres et des étoiles mais que celui qui ne s’engage pas véritablement dans l’univers de la Torah redevient soumis aux influences astrales…

Le Rav Yéhouda Askénazi a même enseigné que d’après le témoignage d’astrologues sérieux, l’astrologie est sans portée pour les Juifs observant la Torah et les mitzvoth !

“Chéein leha ben-horim, ela mi she’osek betalmud Torah” – N’est libre que celui qui étudie la Torah.

Pour le Rav Sitruk, entres autres, cela signifie que le peuple d’Israël, en s’attachant à sa Torah, se libère du déterminisme des nations. Il sort des statistiques et des prévisions possibles.

Effectivement, le pays d’Israel n’existerait plus depuis longtemps si les soldats avaient écouté leur raison. Le peuple d’Israël lui même serait déjà englouti dans les poussiéreux livres d’Histoire. 

Le Talmud enseigne que « Abraham était un grand astrologue , et tous les rois de l’Est et de l’Ouest affluaient devant sa porte ». Il s’installa à Haran où, lorsqu'il fut âgé de soixante-quinze ans, D.ieu lui parla en personne pour la première fois et lui ordonna de quitter sa terre natale pour rejoindre la Terre Sainte voir la paracha Lech Lecha (pars pour toi )

Il était pleinement conscient des utilisations magiques et idolâtres qui pourraient être développées à partir de ces mystères. Le Talmud enseigne à ce propos qu'Avbaham avait un traité sur l’idolâtrie constitué de 400 chapitres.

Ces présents consistaient en des  mystères occultes, qui se répandirent dès lors en Extrême-Orient. Il n’est donc pas étonnant de trouver, dans de nombreuses religions orientales, des similitudes avec la Kabbale.

L’un des exemples les plus simples et les plus frappants de la transmission de la science occulte est le terme employé dans des séances de magicien pour les enfants le fameux  « Abracadabra ».

Cette expression magique n’est autre que l’extension araméenne de l’hébreu abra : je vais créer, k’adabra : lorsque je vais parler, évoquant la science de la création au moyen de lettres et de noms telle que décrite dans le Sefer Yétsira.

Lorsqu’Il se révéla à Abraham, une des premières choses que D.ieu lui dit fut que son destin, de même que celui de ses descendants, transcenderaient l'influence des constellations.

Abraham ne devait plus se soucier des prédictions astrologiques.

 

Nathalie ZADOK

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