L'histoire personnelle de l'auteur du prix Femina "La Cache"

A La vitrine du Libraire, Culture, Judaïsme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

« Le grand reporter Christophe Boltanski et le sympathique collègue » souligne ses camarades du nouvel observateur a décroché mercredi le prix Femina, pour son premier roman « la cache »,  un des plus prestigieux prix littéraires français.

L’auteur nous plonge dans son histoire personnelle, forte et douloureuse, qui ne nous met cependant pas, dans le pathos. Une biographie qui retrace le parcours d'une famille française, juive et catholique, vivant sous l’occupation, dont l'auteur est le descendant.

Une drôle de tribu qui habite rue de grenelle, nichée dans un hôtel particulier parisien vivant dans la crainte permanente des nazis. La cache, c'est l’entre-deux, un minuscule endroit qui a servi de refuge durant la seconde guerre mondiale au grand-père médecin.

Il y a l'évocation de l'antisémitisme, de la guerre, le trouble d'une époque maudite. Un témoignage de plus sur l'inimaginable.

Juif, il se convertit au catholicisme dans une volonté d'assimilation. Pendant la seconde guerre mondiale il simule sa fuite et reste caché 20 mois dans "l'entre-deux" de la maison, dans une minuscule cachette où il est contraint d'adopter une position agenouillée ou couché en chien de fusil; d'où le titre du roman qui évoque cet épisode.

Raconter plus, serait déflorer le plaisir de pénétrer "La cache" décrite par Christophe Bolstanski petit-fils, neveu, fils, frère d'une tribu particulière. De ce roman, il en ressort une formidable saga familiale.

Le prix Femina du roman étranger a été attribué à la romancière écossaise peu connue Kerry Hudson pour La Couleur de l'eau (Philippe Rey), tandis que le Femina Essai a récompensé Emmanuelle Loyer pour sa biographie de Claude Lévi-Strauss (Flammarion).

« C'est extraordinaire, c'est vertigineux », a confié Christophe Boltanski, « extrêmement ému ». « Je pense aux miens, car mon livre parle de ma famille, je pense aussi à ma grand-mère qui était romancière. J'ai voulu raconter l'histoire d'un enfermement, celui d'une famille qui vit soudée dans un appartement, cimentée par la peur et qui tente de recréer un monde de liberté et de joie », a-t-il ajouté.

Pour Stock, dont les espoirs (justifiés) de décrocher le Goncourt avec Tobie Nathan ont été froidement douchés mardi, la revanche est belle. « Ce prix Femina est une formidable récompense », a confié son directeur général, Manuel Carcassonne.

L'an dernier, le prix Femina avait été décerné à l'Haïtienne Yanick Lahens pour Bain de lune (Sabine Wespieser) et le Femina étranger à l'Israélienne Zeruya Shalev, pour Ce qui reste de nos vies (Gallimard).

Sources :http://www.lepoint.fr/  Nathalie ZADOK

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi