Artiste juif : Michael Bergman entre gravité et légèreté

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Michael Bergman artiste juif

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Michael Bergman entre gravité et légèreté

Evitant tout effet de paroxysme - colère, épouvante - Michael Bergman cherche par ses figurations (portraits, paysages) « la voie des rythmes » (Michaux) qui rameute ce bien provisoirement durable qu'est l'existence.

Montrer le plaisir mais sans ostentation, se laisser pénétrer, ne jamais s’arrêter aux liens qu’on ne fait que louer, s’ennoblir au creux d’une simplicité n’est pas facile. D’autant que cette simplicité ne doit pas être un départ mais un aboutissement.

C'est ce que "apprend" l'artiste israélien. Il ne cherche jamais à commémore mais à montrer ce qui reste du non avenu dans l’événement existentiel dont le créateur tire l’onde qui traverse le cœur des villes comme celui des êtres.

Tout cela tient de la magie optique empreinte d'une lumière étrange et d'une transparence douteuse. Elles se veulent des histoires d’existence ou d'époque. En surgit une « rage de vivre ». L’artiste se contente d’en monter des fragments de vie.

La littéralité devient plus forte que la métaphore en d'infinis adieux dont les personnages des portraits n’ont même pas conscience. L'écart est important entre ce qui est donné à voir et le réel : d'un côté l'emmêlement, de l'autre l'approche de la clarté.

La toile est un piège non seulement pour le regard du voyeur mais pour celle ou celui qui est montré sans comprendre ce que cela engage.

La vue sollicitée se laisse donc conduire par des images dont le sens échappe mais qui luttent contre les abîmes et la destruction parfois avec légèreté, parfois une gravité.

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