Belgique: bouc émissaire car juive, elle quitte son lycée

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Le journal belge Le Vif relate qu' une adolescente de 15 ans, a été contrainte de quitter son lycée à Laeken car elle était la cible constante de remarques antisémites. Etonnement, c'était la dernière élève juive de l'établissement scolaire. 

L' adolescente a quitté le lycée Emile Bockstael au moment de la rentrée des classes en septembre dernier.

Elle était le bouc émissaire de ses camarades, qui n'hésitaient pas à la harceler et à tenir des propos antisémites à son égard. La mère de la jeune fille témoigne:

"Moi-même, j'ai fait mes études à Bockstael. On était davantage de juifs, il n'y avait pas de problème. Aujourd'hui, j'en arrive à me culpabiliser de l'avoir laissée dans cette fosse aux lions."

Le climat antisémite qui règne depuis quelques temps, n'a fait que conforter le choix de la jeune fille de quitter le lycée. Après la minute de silence observée par sa classe après la tuerie du musée juif de Bruxelles, un jeune homme avait posté sur son mur Facebook : "Si j'avais été là, j'en aurais tué plus." Il a été renvoyé sur-le-champ.

L'adolescente etait régulièrement menacée et insultée, elle a reçu pas moins de 288 messages d'insultes de la part d'autres élèves mais aussi de personnes qu'elle ne connaissait pas. 

"La jeune fille a subi une double peine", soupire Joël Rubinfeld, le président de la Ligue belge contre l'antisémitisme.

"Elle a dû quitter l'école et elle est réduite au silence. C'est un drame humain pour elle comme pour ses parents. Sur le plan collectif, c'est aussi un symbole: l'athénée Emile Bockstael est désormais judenfrei, il n'y a plus d'élèves juifs."

Les faits sont là, mais on peut se demander pourquoi l'affaire éclate quatre mois après? Pour quelles raisons la presse belge révèle t'elle les faits 10 jours après la tuerie de l'HyperCasher et après le démantèlement d'une cellule djihadiste à Bruxelles?

Depuis les attentats de Paris, les annonces d'actes antisémites ou d'attaques déjouées ne cessent de se multiplier.

Les attentats ont-ils joué un rôle moteur dans la révélation d'actes qui, auparavant, étaient passés sous silence, ou au contraire participent-ils à créér une paranoia collective?

Comme le rappelait le directeur du collège juif du Raincy, l'antisémitisme est bien là mais il faut être prudent et ne pas tomber dans la psychose.

Le Figaro relatait ce matin, qu'un attentat antisémite avait été déjoué à Lyon à la mi septembre.

Caroline Haïat

Vos réactions

  1. gilles.1telemedia@gmail.com'Coque

    4 mois apres je ne cooprends pas pourquoi caché ces informations, en attendant, les eleves de l’ecole devraient etre collé ou vours sur la citoyennete

    Répondre

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