Tracts antisémites dans les boîtes à lettres

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Article paru dans Ouest-France par Olivier PAULY

Anonymes, ils ont été distribués en fin de semaine dernière. Ils incitent à la discrimination en raison des origines raciales.
Il y a quelques jours, plusieurs Brestois du centre-ville ont découvert dans leurs boîtes à lettres un tract anonyme titré « Ce que veulent les Juifs ». « Il a été déposé chez moi dans l'après-midi de vendredi dernier, témoigne un riverain du quartier Saint-Louis. Personne n'a vu qui que ce soit, mais il semblerait que, dans mon immeuble, tout le monde l'ait reçu... »

Sur une double page, le ou les auteurs s'acharnent à vouloir démontrer la sempiternelle théorie selon laquelle les juifs voudraient dominer les autres peuples. À l'appui de cette prétendue « démonstration », le tract cite les ouvrages d'Hervé Ryssen, un auteur nationaliste, qui a notamment publié Le fanatisme juif et dont les blogs ont été interdits à plusieurs reprises. Plus de 25 personnalités (dont Nicolas Sarkozy, Jack Lang, Jean Daniel, Daniel Cohn-Bendit) sont également citées : leurs propos, sortis de leur contexte, seraient, là encore, censés accréditer la thèse du complot...

En France, ce n'est pas la première fois que ce document circule. En mars, plusieurs habitants d'Arras, dans le Pas-de-Calais, l'avaient reçu dans leurs boîtes aux lettres. Même chose à Rennes, cette semaine. À Brest, le tractage semble avoir été partiel.

Outre Saint-Louis, les abords du cours Dajot ont eux aussi été « servis ». « Mais j'ai appelé des amis de Saint-Pierre, de la gare, personne n'a reçu le tract », précise l'habitant de Saint-Louis.

Un an d'emprisonnement

Dès samedi matin, il s'est rendu au commissariat pour signaler l'existence et la distribution de ce document. « La personne que j'ai vue m'a dit qu'ils allaient enquêter. » Mais évidemment, remonter la piste d'un document anonyme et photocopié n'a rien d'évident.

Ce genre d'actes est prévu et réprimé par la loi de 1881 sur la liberté de la presse. La provocation à la discrimination en raison des origines raciales est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende.

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