Pour réussir, mange pas ton marshmallow tout de suite!

Insolites - le - par .
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can.jpgArticle paru dans "LePost"

 Les Américains n'ont pas fini de nous étonner. Ils sortent toujours des trucs de derrière les fagots. Que nous, même pas on n'y aurait pensé.

Tout mon propos vient d'une vidéo, hélas en anglais. Par ailleurs ça me rappelle des cours en fac, auxquels j'avais assisté par curiosité, à propos de l'auto-frustration. Mais là, la présentation est rigolote. Attention, il y a au milieu un passage avec des piti nenfants cromeugnons.

L'intervenant se nomme Jochim de Posada. Il raconte l'exprérience suivante : on a trouvé le plus important facteur du succès. Il s'agit d'une expérience réalisée à Stanford. On a pris, des enfants de 5 ans et on les a mis dans une pièce tous seuls. Le prof leur donne un marshmallow à chacun et leur dit : je vous donne un marshmallow, vous allez attendre 15 minutes et si quand je reviens, le marshmallow est toujours là, vous en aurez un autre. Donc, au final,  vous en aurez deux.

Et que se passe-t-il au départ du prof?

Dès que le prof est parti, les enfants se jettent presque tous sur le marshmallow... Mais certains résistent. Un tiers se battent avec eux-mêmes (ce sont des enfants de 5 ans, ils se lèvent, tournent autour du marshmallow, tripotent leurs vêtements...) mais n'y touchent pas.

Qu'est-ce que cela prouve?

Ces enfants ont trouvé, ou ils ont en eux même, je ne sais pas, la clef de la réussite : la capacité à retarder la gratification. (Oui, on est aux Etats-Unis, quand même, hein, on cherche le succès et pas l'épanouissement intérieur).

Tous les enfants qui n'ont pas mangé le marshmallow réussissent, en tout : amis, études, tout, c'est le bonheur total.

Question : est-ce que les enfants espagnols réagissent comme les enfants américains? Et là, nous avons le passage avec les pitis nenfants cromeugnons. Bon, là, la voix off parle espagnol, mais on comprend bien l'idée. Quand il dit : "Otros, en cambio, resistieron a l'impulso" (3'30), ça veut dire qu'ils me mangent pas le marshmallow, ils réssistent à l'appel de la gourmandise.

Que se passe-t-il en Colombie : un tiers résiste... pareil. Et ce tiers-là s'en sort mieux que les autres.

Alors? Qu'en pensez-vous? On apprend aux enfants à ne pas manger les bonbons tout de suite? On le met au programme des écoles : Touche pas à ton marshmallow? On soumet l'idée à Sarko (je suis sûre que ça lui plairait, je sais pas pourquoi...)?

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