La Russie ne livrerait pas les S-300 à l'Iran

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Si l'information se confirme, il s'agit d'un tournant stratégique majeur.

Selon un haut responsable européen qui suit ces affaires de près, la Russie serait sur le point d'annoncer qu'elle renonce - au moins temporairement- à livrer les batteries de missiles sol-air S-300 que l'Iran lui a commandées il y a plusieurs années et que Moscou n'a toujours pas livrées.

Ces batteries très sophistiquées sont capables de suivre en vol simultanément une centaine de cibles (avions de chasse, missiles...) et d'en détruire jusqu'à douze à 200 kilomètres de distance et 27 kilomètres d'altitude.

On suppose que l'Iran voulaient les installer autour de ses sites nucléaires afin d'empêcher l'aviation israélienne de les bombarder.

Le dossier S-300 envenimait donc passablement les relations entre Moscou et les Occidentaux, qui arguaient que, dès que la Russie déciderait de les livrer, Tsahal attaquerait les installations atomiques iraniennes, avant que celles-ce ne soient protégées.

Le Kremlin aurait décidé de faire ce geste -très important- envers Washington (et Jérusalem) juste avant la rencontre Obama-Medvedev de Londres le 2 avril et cela afin de montrer concrètement sa bonne volonté dans son dialogue renoué avec l'Amérique.
 
Qu'a-t-il obtenu en échange?


Le gel du déploiement du bouclier antimissile en Europe?

En tous cas, si elle se confirme, cette nouvelle représenterait pour l'Iran un revers diplomatique considérable, puisqu'elle signifierait au monde que Moscou lâche Téhéran - pour un temps, au moins. 

Pour Obama, en revanche, elle serait le premier succès tangible de sa politique de main tendue vers Moscou et un premier pas vers la résolution du dossier nucléaire iranien.

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