Livni à Rice: la sécurité d'Israël passe avant un Etat palestinien

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
                  Livni à Rice: la sécurité d'Israël passe avant un Etat palestinien

LIVNIRICE.jpgJERUSALEM, le 05/11/07- La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a réaffirmé dimanche à Jérusalem à son homologue américaine, Condoleezza Rice, que la sécurité d'Israël passait avant la création d'un Etat palestinien.

Mme Livni, qui s'exprimait au début d'une rencontre avec Mme Rice, arrivée la veille à Jérusalem pour de nouveaux entretiens destinés à préparer la réunion internationale de paix prévue fin novembre à Annapolis, près de Washington, a effectué une claire distinction entre les dirigeants palestiens "pragmatiques", tel que le président Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad, et les islamistes du Hamas qualifiés de "terroriste".

"Il faut comprendre que même si nous devons trouver un terrain d'entente avec les dirigeants pragmatiques, ils doivent eux-mêmes comprendre que la mise en oeuvre de futurs accords n'interviendra que conformément aux phases de la Feuille de route", un plan de paix international qui n'a jamais été appliqué, a-t-elle ajouté.

"Ce qui signifie: la sécurité pour Israël d'abord et ensuite la création d'un Etat palestinien. Parce que personne ne veut d'un nouvel Etat terroriste dans la région. Ce n'est dans l'intérêt ni d'Israël, ni des Palestiniens pragmatiques", a poursuivi Mme Livni, qui dirige l'équipe de négociateurs israéliens.

"Plus que jamais, la situation est compliquée", a rappelé la responsable israélienne, en référence à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas à la mi-juin.

Mme Rice avait auparavant averit que les négociations entre Israéliens et Palestiniens étaient difficiles. Elle avait prévenu samedi soir, avant son arrivée en Israel, qu'elle ne s'attendait pas à un accord sur le document commun que les deux parties doivent soumettre à l'approbation des participants de la réunion d'Annapolis, supposée lancer des négociations formelles sur la création d'un Etat palestinien.

"Ils y travaillent encore et comme toujours dans ce genre de situation, ils passent par des discussions compliquées. Je pense que ces discussions compliquées vont se poursuivre pendant un moment, mais je vais voir si je peux faire quelque chose pour les aider à avancer", a-t-elle ajouté.

Les difficultés viennent du fait que la réunion d'Annapolis ne représentera que le début du processus, a souligné Mme Livni.

"Annapolis sera un moment, un évènement au cours duquel j'espère que tout le monde se réunira et apportera son soutien au processus, mais ce ne sera pas la fin du processus", a-t-elle souligné.

"Nous devons donc résoudre certaines divergences, bien sûr, mais il est important que nous trouvions un moyen de parvenir à un accord sur le processus lui-même", a ajouté la ministre israélienne.

"Israël va appliquer sa part de la Feuille de route, mais l'idée de base est qu'il faut trouver un accord sur le fait que la création d'un Etat palestinien vient après la mise en oeuvre de la Feuille de route, y compris les besoins d'Israël en matière de sécurité", a-t-elle conclu.

La Feuille de route élaborée en décembre 2002 par le quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) prévoyait la création par étape d'un Etat palestinien en 2005 aux côtés d'Israël. Elle a été adoptée en juin 2003 mais est restée lettre morte.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi