Que pense la Maison Blanche du raid israélien en Syrie ?

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                  Que pense la Maison Blanche du raid israélien en Syrie ?

Article paru dans "Aroutz7"

Le 10/10/07, La Maison Blanche n'aurait pas encore pris officiellement position concernant le raid aérien effectué, le 6 septembre dernier, par l'armée de l'air israélienne en Syrie. D'après le New York Times, les avis seraient partagés à Washington sur la question suivante: les renseignements fournis il y a deux mois par Israël aux Américains étaient-ils suffisamment concluants pour justifier l'attaque israélienne et remettre en cause la politique des Etats-Unis vis-à-vis de la Syrie et de la Corée du Nord ?

En fait, la controverse opposerait essentiellement le vice-président Dick Cheney et la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice qui ne semblent pas avoir la même opinion sur l'attitude à adopter face à Pyongyang. Cheney prend visiblement au sérieux les mises en garde des Israéliens qui, dans leurs informations communiquées à la Maison Blanche, ont fait part des activités de la Syrie en précisant qu'elle développait son programme nucléaire avec l'aide de la Corée du Nord. Le vice président estime que cela devrait inciter Washington à réviser sa politique à l'égard de Pyongyang.
De son côté, Rice et ses collaborateurs au sein de l'administration américaine pensent que ces renseignements ne sont pas assez concluants pour que les USA envisagent de remettre en cause leurs relations avec la Corée du Nord.  

Le New York Times précise que la semaine dernière, Rice et son adjoint Christopher Hill, secrétaire d'État adjoint pour l'Asie orientale et le Pacifique chargé notamment des discussions avec les dirigeants nord-coréens, ont présenté au président Bush deux options envisageables pour régler ce contentieux.

Il s'agirait soit de déployer des efforts diplomatiques "en vue de convaincre la Syrie de se défaire de l'arme atomique", soit de revenir à la politique appliquée par l'administration américaine, sous l'impulsion de Cheney, qui selon ses opposants, "aurait incité Pyongyang à accélérer le développement de son programme nucléaire".  

Le vice-président et le conseiller à la Sécurité nationale Stephen Hadley, présents à cette réunion, se seraient alors opposés à la décision prise par Bush et Rice, résolus à ne pas modifier leur accord avec la Corée du Nord. Ils auraient indiqué que les renseignements fournis par Israël prouvaient que Pyongyang n'était pas crédible et qu'il fallait en conséquence envisager la révision de ce traité si les Nord-Coréens ne reconnaissaient pas qu'ils entretenaient des relations suivies avec la Syrie.

Quant à Bruce Riedel, ancien haut responsable de la CIA et du conseil à la Sécurité nationale, il a confié au journal que les services de renseignements américains préféraient ne pas tirer de conclusions hâtives concernant l'attaque israélienne en Syrie. Toutefois, il a fait remarquer que les Israéliens n'auraient certainement pas pris le risque de lancer cette opération s'ils n'étaient pas convaincus que des armes nucléaires sophistiquées et dangereuses étaient produites sur le site visé.  

 

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