Socièté" Agrexco": la fin d’une légende israélienne

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Agrexco-Carmel_logo.jpgArticle paru dans "Israel 7"

L’un des fleurons de l’économie israélienne va disparaître de la scène : la société « Agrexco », qui depuis 56 ans, symbolisait les exportations agricoles d’Israël à destination du monde (presque) entier a été mise en liquidiation judiciaire, en vertu d’une décision du tribunal de Tel-Aviv.

Créée en 1955, « Agrexco » exportait près de 400.000 tonnes de fruits, légumes et fleurs, produits par le miracle de la renaissance de la terre d’Israël, principalement sous les appellations « Jaffa » et « Carmel ». La société était présente sur le marché international avec des bureaux à Copenhague, Rotterdam, Zürich, Cologne, Frankfurt, Londres, Milan, Paris et New York, et en France. Jusqu’en 1993, « Agrexco » jouissait du quasi monopole sur les exportations israéliennes en fruits et légumes en vertu d’une loi qui obligeait tous les producteurs de commercialiser leurs produits par le biais de cette société. A partir de 2002, le ministre des Finances de l’époque, Binyamin Netanyahou décidait que la société devrait être partiellement privatisée, et jusqu’à 2008, le processus fut achevé, l’Etat devenant actionnaire minoritaire, aux côtés de la compagnie « Tnuva », et l’Office de Production et de Distribution.
En 2010, « Agrexco » essuyait d’énormes pertes et se trouvait criblée de dettes pour un montant de plusieurs dizaines de millions d’euros. Incapable de rembourser ces dettes, « Agrexco » dut accepter un processus de mise en liquidation judiciaire. En parallèle, le curateur de la société tentait de trouver un arrangement avec les divers créanciers ainsi qu’un investisseur susceptible de racheter la société, mais en vain. L’Etat ayant lui-même refusé de s’engager à injecter immédiatement 75 millions de shekels, un Tribunal de Tel-Aviv a prononcé dimanche la mise en liquidation judiciaire de cette entreprise mythique.
Shaoul Tsivoni, président du Comité d’entreprise a fait part de sa tristesse et sa surprise : « Comment une compagnie au passé aussi prestigieux peut-elle ainsi en arriver à disparaître et comment l’Etat d’Israël laisse-t-il faire une telle chose? »
Hormis le licenciement prévisible des employés de la société et la fermeture de ses agences dans le monde, la faillite d’ «Agrexco » est une très mauvaise nouvelle pour le port de Sète en France, car elle voulait en faire son port principal, avec à la clé la création de 200 emplois.
« Agrexco » était également devenue la cible emblématique de tous les antisémites déguisés en antisionistes et qui organisent le boycott des produits israéliens dans le monde.

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