Israël: Un chef pour le parti travailliste

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partitrva.jpegArticle paru dans 'journalmetro.com'

JÉRUSALEM - Le Parti travailliste israélien désignait lundi son nouveau chef lors d'un scrutin ouvert à quelque 66 000 adhérents. La députée et ex-journaliste Shelly Yachimovich semblait la mieux placée pour l'emporter.

Mme Yachimovich fait face à trois rivaux au profil plus traditionnel: Amir Peretz, ex-syndicaliste et ancien ministre de la Défense; Amram Mitzna, général à la réputation de «colombe» qui avait quitté la politique après un revers électoral en 2003; et Isaac Herzog, un ancien ministre.

Si aucun candidat n'obtient au moins 40 pour cent des voix, le seuil nécessaire pour l'emporter dès le premier tour, un second tour sera organisé le 20 septembre entre les deux prétendants arrivés en tête.

Selon les sondages, la vague de contestation sociale qui a balayé le pays ces dernières semaines devrait renforcer les chances de Mme Yachimovich, ancienne journaliste de la radio et de la télévision entrée en politique il y a cinq ans, qui entend remédier à de nombreux «maux» dénoncés par les manifestants israéliens: coûts du logement exorbitants, hausse des prix de l'essence et des produits alimentaires, et écart de revenus abyssal entre riches et pauvres.

Aucun des candidats n'a le charisme d'un David Ben Gourion, père fondateur d'Israël, ou d'un Yitzhak Rabin, qui a conduit Israël à deux accords de paix avant d'être assassiné par un juif ultranationaliste en 1995. Mais les deux principaux postulants, Mme Yachimovich et M. Peretz, sont connus pour leur «fibre» sociale et leur intérêt pour les questions économiques.

Mme Yachimovich a promis de relancer le parti en mettant l'accent sur des thèmes chers aux travaillistes, comme la négociation de la paix avec les Palestiniens et l'adoption de réformes sociales et économiques. Elle a déclaré à la chaîne israélienne Channel 2 TV que pour revenir au pouvoir, le Parti travailliste devait revenir à ses «racines social-démocrates».

Le vainqueur du scrutin devra sans doute batailler pour préserver l'unité du parti, déjà mise à mal par la défection de quatre députés et de son leader, le ministre de la Défense Ehoud Barak, qui ont créé en janvier un nouveau parti.

À deux ans des élections législatives de novembre 2013, il est difficile de savoir si la grogne sociale profitera aux travaillistes. Depuis que les manifestations ont commencé en juillet, le parti a enregistré l'adhésion de dizaines de milliers de nouveaux membres. Mais il peine depuis des années à séduire les électeurs, notamment dans les milieux populaires, bien qu'il se présente en pointe sur la défense de la justice sociale.

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