Cinéma : Israel ne veut plus être concurrencée par le Maroc, Malte ou la Grèce

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Jerusalem-300x225.jpgArticle paru dans "La vie Eco"

Les tournages représentent des recettes en devises et un plus pour l'image d'un pays. Plus de 20 productions étrangères chaque année au Maroc.

Les autorités israéliennes en charge du cinéma ont indiqué cette semaine qu’elles offriront plus d’avantages aux entreprises de production choisissant de tourner leurs films sur le territoire israélien et plus particulièrement à Jérusalem. « Israël ne veut plus que Hollywood  film la crucifiassions de Jésus ou les scènes des croisades au Maroc »  a indiqué un responsable israélien à l’agence AP.

Selon l’Associated Press, Tel Aviv s’apprête à offrir aux sociétés de tournage des assurances tous risques notamment contre les attentats, des sommes en espèces pouvant atteindre les 400 000 dollars et des exemptions fiscales aux professionnels du film. Selon le cinéaste Yoram Honig, « il est absurde que des films avec des ambiances du Moyen-Orient et de Jérusalem soit tournés à Malte, au Maroc ou en Grèce ». Chaque année le Maroc accueille entre 20 et 30 tournages (Long métrages et séries)  de productions européennes et américaines selon le Centre cinématographique marocain (CCM) principalement sur les sites de Marrakech et Ouarzazate, mais également à Tanger, Erfoud et dans d’autres régions du pays.  Au cours de ces dernières années, plusieurs films sur les thèmes historiques ou religieux ont été tournés au Maroc comme   Les Gladiateurs  de Ridley Scott ou Alexandre d’Oliver Stone.  Israël attire moins de 10 tournages par an en moyenne dont moins de la moitié à Jérusalem.

Pour les professionnels des tournages cinématographiques, Rabat exempte de TVA les achats sur les biens et services et la Royal Air Maroc offre des rabais sur le transport des personnes et des biens. Un dispositif de dédouanement rapide du matériel professionnel existe également. L’économie d’une ville comme Ouarzazate dépend grandement de l’activité de tournage cinématographique régulièrement affecté par des problèmes liés aux craintes sur la sécurité. La ville dispose de deux grands studios professionnels dont les studios Cinecitta inaugurés en 2005. De son côté,  l’artiste franco-marocain Jamel Debbouze a investi dans des infrastructures cinématographiques à Marrakech, ville qui accueille depuis 10 ans un festival international du cinéma dont l’un des objectifs est d’attirer plus de tournages sur le Maroc.

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