Israel : Mon Dieu protège moi de mes amis je me charge de mesennemis

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Comme semble le démontrer l'analyse ci-dessous , il est à craindre que les accords de paix avec l'Egypte ne soient plus qu'un mirage et qu'Israël se doit de toute urgence considéré l'Egypte non pas comme un ennemi mais comme un faux ami. C'est le pire.Comme le dit l'adage " Mon Dieu protège moi de mes amis je me charge de mes ennemis".
Claudine Douillet

 30 août 2011 Analyse dans son intégralité en cliquant ici

L’opération d’Eilat, qui a fait huit morts côté israélien le 19 août dernier, suivi de la mort de cinq policiers égyptiens tués par des tirs israéliens à la frontière, marque sans doute un tournant dans les relations égypto-israéliennes.

Désormais, l’Etat hébreu va devoir composer avec une Egypte post-Moubarak et des frontières moins sures avec le Sinaï, susceptibles de se transformer en poudrière à n’importe quel moment.
Le cabinet israélien a renoncé à lancer une offensive terrestre à Gaza, par crainte de déclencher des manifestations de masse en Egypte, qui pourraient déstabiliser le régime en place au Caire.

D’ailleurs, dès que la nouvelle de la mort de cinq policiers égyptiens a été connue, des milliers d’Egyptiens se sont rassemblés dans les rues du Caire. D’autres ont brûlé le drapeau de l’Etat hébreu et demandé l’expulsion de l’ambassadeur.

Du côté du nouveau pouvoir égyptien, les réactions sont tombées plus fermes que lors de l’ère Moubarak. Le Premier ministre Issam Charaf a affirmé que «le sang de l’égyptien est trop cher pour être versé sans réponse». «Notre glorieuse révolution a eu lieu pour que l’Egyptien puisse regagner sa dignité à l’intérieur, comme à l’extérieur et ce qui était accepté dans l’Egypte d’avant la révolution, ne le sera plus dans l’Egypte d’après la révolution» a-t-il encore martelé.

Le ton de l’Egypte post-Moubarak s’avère donc plus ferme qu’auparavant. De même, alors que des responsables israéliens, ainsi que la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, pointaient du doigt l’incapacité de l’Egypte à contrôler efficacement ses frontières, la réponse ne s’est pas fait attendre. «La sécurité de la frontière égypto-israélienne est la responsabilité commune des deux parties et non de la seule Egypte», a répondu le gouvernement.

Cette première crise diplomatique dans l’Egypte post-Moubarak, met en lumière la nouvelle donne face à laquelle se trouve Israël. Pour Ouzi Rabi, directeur du centre de recherches au département des Etudes orientales à l’université de Tel-Aviv, l’occasion est toute trouvée pour les Egyptiens.

L’Egypte ne manquera pas l’occasion de rééduquer Israël. C’est également une façon de montrer en Egypte et au Moyen-Orient plus généralement, dans la rue arabe, dans la rue musulmane, que le leadership égyptien sait durcir le ton quand il s’agit de politique régionale, et en particulier relative à Israël.

L’Egypte ne reviendra pas à ce qu’elle était sous l’ère Moubarak. C’est la leçon qu’Israël doit tirer de cet incident. Le Moyen-Orient va irrémédiablement prendre un autre visage.
 
N.D.R.L :

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