Rapt, avec Yvan Attal

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Rapt2.jpgLe 18 novembre sortira sur nos écrans le tout nouveau film de Lucas Belvaux (connu pour sa fameuse trilogie, Un Couple Epatant- Cavale- Apres la Vie) Rapt. Inspiré indirectement de l'enlèvement de l'homme d'affaire belge Edouard J. Empain lors de l'année 1978; le Baron laisse la place à Stanislas Graff, toujours homme de pouvoir, qui est enlevé juste devant son appartement de l'avenue Foch. Cet homme qui a tout au premier abord, va connaitre un calvaire proche de l'insoutenable et ce pendant plusieurs semaines.

A l'extérieur de sa geôle, l'opinion découvre au fur et à mesure la vraie personnalité de cet homme: son jardin secret ne le sera plus aux yeux de ses proches collaborateurs, de la presse et surtout de sa femme! Lucas Belvaux a fait appel pour jouer le rôle principal à Yvan Attal; un Yvan Attal comme on ne la jamais vu! Un "rôle à la de Niro", pourrait on dire, puisque pour les besoins du film, le comédien a dû perdre plus de 18kilos!

Résultat, on le retrouve amaigri, fatigué, les joues creusées, les pommettes saillantes. "Le régime était inévitable, c'était impossible de tricher, d'autant plus qu'il y avait une scène où l'orapt1.jpgn me voit torse nu en train de me laver. Dans ce genre de régime, vous franchissez des paliers où vous vous sentez seul. J'étais souvent très fatigué. Je me regardais maigrir. Naturellement, ça m'a mis dans un rythme dont je n'avais pas forcement conscience…" Le réalisateur maintient la chronologie des faits, mais ne les décrit pas de manière académiques.

Deux décors centraux se différencient: les caves lugubres et sordides, où Stanislas y croupit en silence et  l"exterieur", où se mêlent les négociations  complexes de ses collègues et l'appartement parisien trop lumineux et trop meublé, où sa petite famille patiente devant une télévision constamment présente et sursaute au moindre coup de téléphone.   

Avec Rapt, Lucas Belvaux signe un film très sombre à la manière d'un thriller des années 60/70, presque dérangeant, où Yvan Attal est plus que remarquable. Un rôle à César? Il n'y a pas de doute. En tout cas, l'année 2009 restera l'année Attal avec ses précédents films Partir (C.Corsini) et les regrets (C.Kahn).

Laurent Bartoleschi

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